Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

François Hollande, un bon candidat de droite ?

L'ancien et talentueux magistrat Philippe Bilger est en train de devenir un commentateur très perspicace et fin du ZOO politique parisien.

 

Ce qu'il dit de la politique actuelle du « gouvernement », et du « président » censé agir au nom de la France et dans son intérêt est très bien vu. M. Bilger avec son bon regard, et sa voix généreuse ( LS s'est levé du pied droit ce matin. Il est vrai que c'est rarement du pied gauche qu'il le fait ) émet des hypothèses propres à désespérer maints électeurs de gauche : Hollande n'est-il pas en train de devenir le meilleur candidat de droite à la grande élection?

Evidemment, pour un homme qui connait le sens des mots, cela ne fait pas très sérieux. Mais il y a très longtemps que les mots n'ont plus de sens stable pour un politicien gauchard dont le seul but, même au temps du communisme est de conquérir le pouvoir, puis de le garder, pour jouir des dépouilles au nom du peuple, évidemment, et du BIEN qu'il incarne à ses propres yeux. C'est la raison pour laquelle, en dépit de rapprochements sensibles avec la pseudo droite, sur le plan économique, les gouvernements Ayrault et Valls réussissent à convaincre les parlementaires du groupe socialo de les reconduire, malgré la permanente trahison des proclamations en 2012, de MOI président. Car il s'agit de sauver à tout prix le nanan de la fonction.

 

Lisons attentivement l'analyse de ce magistrat intègre qui n'en va pas moins passer de plus en plus pour un homme d'extrême droite ( et....raciste, of course ), imputation qui est en trains de perdre tout sens, tant les amis médiatiques du pouvoir en ont abusé.

 

Le Scrutateur.

 

________________________________________________________________________

 

 

François Hollande, un bon candidat de droite

 

http://www.bvoltaire.fr/philippebilger/francois-hollande-candidat-de-droite,239877?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=92ab008885-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-92ab008885-22813017&mc_cid=92ab008885&mc_eid=10beefac19

 

Le président de la République veut encore davantage enfoncer un couteau social-libéral dans la plaie de la gauche doctrinaire et régressive.

 

 

Pourquoi les avancées du président de la République sont-elles toutes frappées de suspicion alors qu’elles pourraient être célébrées comme une mue tardive au réalisme, à la lucidité économique et sociale ?

Ainsi pour ce projet de loi sur le travail qui modifie la législation en profondeur au point que la droite n’aurait pas proposé mieux, à supposer qu’elle ait eu le courage de le faire (Le Figaro).

D’abord, précisément, parce que cette évolution survient dans un contexte très défavorable au pouvoir et apparaît moins comme le résultat d’une heureuse maturation – il y a dix ans, il fustigeait le démantèlement du droit du travail – que comme l’expression d’un opportunisme désespéré, le va-tout d’une personnalité politique qui a toujours cru en sa bonne étoile et qui tente un ultime coup de poker.

On pourrait se contenter du fond de ce projet qui, intrinsèquement, constituerait un progrès considérable par rapport aux entraves d’aujourd’hui, mais son surgissement dans le débat parlementaire est si gangrené par une tactique strictement à usage présidentiel – en suite directe du remaniement corrompu à cause de ce même motif – qu’il est presque par avance discrédité.

On a bien saisi comme le président de la République veut encore davantage enfoncer un couteau social-libéral dans la plaie de la gauche doctrinaire et régressive puisque, dans tous les cas, il n’a plus rien à gagner de ce côté dogmatique qui le juge comme un traître à la vraie gauche.

Il est clair que son objectif principal est de jeter un pavé dans la mare de la droite et d’amplifier, en son sein, un désordre qui n’est déjà que trop visible. Il pousse jusqu’au raffinement les débauchages opérés par Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat – des personnalités de gauche accueillies à droite – puisqu’il fait élaborer, à gauche, des dispositions que ne renierait pas la droite pour troubler celle-ci.

Hervé Mariton, plus fin que beaucoup d’autres, a immédiatement senti le piège puisqu’il a déclaré que « ce n’est pas parce que le projet El Khomri en l’état est invotable par une majorité de socialistes que cela en fait un bon texte pour la droite » (Le Figaro).

Le débat parlementaire risque d’être houleux dans le camp de la majorité.

Même si le ministre El Khomri a pris de l’assurance et a menacé d’un 49-3 que le Président a semblé exclure, il est fort probable qu’il n’aura pas, dans la défense difficile de ce texte, la maestria, l’intelligence et l’écoute consensuelles dont Emmanuel Macron avait su faire preuve, au cours d’une joute éprouvante et passionnante, et qui avaient été réduites à rien par l’usage d’un 49-3 inopportun. Mais, pour le Premier ministre, il convient plutôt de perdre avec l’une que de gagner avec l’autre !

C’est une triste illustration de notre atmosphère politique que cette dénaturation de convictions et de principes valables en eux-mêmes au profit de rapports de force, de jeux de pouvoir et d’ambitions et dont l’échéance proche, pour le meilleur ou pour le pire, avive l’intensité et la vulgarité.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article