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Publié par Edouard Boulogne

La Voix des lecteurs : « Les Républicains de Guadeloupe : vraie résurrection ou énième illusion ? », par HECTOR Louis-Maximilien.

( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 

 

Ce n'est pas le Scrutateur qui écrit cet article, mais HECTOR Louis-Maximilien, qui s'est déjà exprimé à plusieurs reprises dans le cadre de cette tribune libre : La voix des lecteurs. Il a toujours respecté les règles de la chronique, liberté de parole, et respect d'autrui, qui en sont l'esprit, sans exclure la polémique quand elle lui paraît nécessaire.

LS.

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« Les Républicains de Guadeloupe : vraie résurrection ou énième illusion ? »

 

Ce samedi 30 janvier 2016, la Fédération départementale du parti « Les Républicains » se donne rendez-vous afin de parachever l’installation de ses instances locales.

 

Ses adhérents sont en effet convoqués afin d’élire le Président départemental du parti, ses délégués de circonscription et membres délégués au Conseil national.

 

Depuis 2007, c’est une première pour cette fédération départementale. Après le sulfureux départ de Gabrielle LOUIS-CARABIN, Député-Maire du Moule, le parti sarkozien n’avait jamais appelé ses adhérents locaux à désigner un nouveau Président. 

 

D’où pendant près de dix ans, cette situation ubuesque d’un parti local sans tête, sans incarnation et pratiquement sans adhérents.

 

Les solutions alternatives visant à relancer cette fédération ont toutes lamentablement échouées.

 

Le fameux triumvirat (1), ce machin inefficace, mise en place en février 2010, sous l’autorité active et imposante de Jean-François COPÉ, alors secrétaire général du parti sarkozien, sombra rapidement dans une paralysie mortelle qui précipita son inéluctable disparition.

 

En réalité, cette désespérante tentative de relance se fracassa sur le mur des inimitiés morbides qui animaient alors les trois dirigeants (2) pourtant chargés d’en faire un succès éclatant.

 

Dès lors, du fait de cet échec monumental, la fédération départementale du parti sarkozien se retrouva dans une situation politique des plus lamentables.

 

Pendant cinq ans, de 2010 à 2015, un secrétaire départemental aussi invisible qu’inaudible, monsieur Laurent BERNIER, Maire et Conseiller départemental de Saint-François, se contenta d’expédier les affaires courantes et de gratifier Paris de sa présence aux différentes manifestations nationales organisées par le parti sarkozien.

 

Il fallut attendre la perspective des élections régionales de 2015 et surtout la mobilisation de certaines personnalités de la droite locale, parmi lesquelles Sully TACITE (Parti Chrétien Démocrate), Patrick GOB (Nouveau centre) et Harry OLIVIER (Union des Démocrates et Indépendants), tous favorables à la présence d’une liste de droite à ces élections, pour voir enfin le secrétaire départemental du parti sarkozien, Laurent Bernier, sortir de sa torpeur pour envisager puis conduire une liste aux dernières régionales de décembre 2015.

 

Mais ce qui, pour la droite locale, devait être une réussite et une espérance, devint rapidement un cauchemar. Et ce pour trois raisons fondamentales.

 

D’abord parce que la composition de la liste s’avéra loin d’être l’incarnation annoncée d’une véritable union des forces politiques de la droite locale. D’où, entre autres, l’absence sur cette liste des responsables politiques du Parti Chrétien Démocrate et du Nouveau centre.

 

Ensuite parce que le résultat médiocre de cette liste fut en très deça des espérances des militants et sympathisants.

 

Enfin parce que l’engagement pris envers les militants et sympathisants que, au second tour, leur candidat n’appellerait à voter pour personne, a été purement et simplement renié sans aucune justification politique. Beaucoup d’adhérents du parti sarkozien vécurent et vivent toujours ce reniement comme une trahison.

 

Force est de constater que l’appel de Laurent Bernier à voter Ary CHALUS, au second tour des régionales, a non seulement troublé les esprits, mais surtout provoqué une certaine démobilisation chez les militants et sympathisants.

 

Le plus inquiétant, c’est que cet appel a placé la fédération départementale du parti sarkozien dans le double rôle d’allié objectif et de soutien potentiel de la nouvelle majorité de gauche du Conseil régional de Guadeloupe incarnée par Ary CHALUS.

 

D’où aujourd’hui cette atmosphère de doute qui travaille actuellement la fédération départementale du parti sarkozien. Une fédération qui assume mal sa cuisante défaite et ne peut expliquer son positionnement politique bancal.

 

Et les adhérents, militants et sympathisants ont beau attendre, aucun debriefing sérieux de cette déroute électorale ne leur a été proposé. D’où une forte incompréhension qui nourrit une immense amertume.

 

Depuis, Laurent BERNIER a été reconduit par les instances nationales secrétaire départemental de la fédération de Guadeloupe.

 

Et ce samedi, celle-ci élira son Président. Deux candidates s’affrontent. D’un côté, Sonia PÉTRO, adjointe au maire de la ville de Basse-Terre, connue pour des résultats très décevants (3) dans sa ville lors des dernières élections régionales de décembre 2015. De l’autre, Claudia BOUCHER, qui cherchera à contrecarrer les plans ourdis par le secrétaire départemental et son clan pour contrôler la fédération.

 

Si la première est la candidate quasi officielle du clan Bernier, la seconde est présentée comme soutenue par le maire de Basse-Terre.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la préparation de ces élections internes s’est déroulée dans un climat d’extrême défiance. Pour preuve, la manière cavalière dont la candidature de Christian CARVIGAN fut écartée par le secrétaire départemental et son entourage.

 

Samedi 30 janvier 2016, une fois encore, la fédération départementale du parti sarkozien va tenter de renaître de ses cendres.  Vraie résurrection ou énième illusion ?

 

HECTOR Louis-Maximilien

 

*****

(1) Un triumvirat est l’association de trois personnes pour exercer un pouvoir.

 

(2) En février 2010, lors de son passage en Guadeloupe, Jean-François COPÉ, alors secrétaire général du parti sarkozien, désigna trois responsables politiques de la droite locale pour gérer la fédération départementale de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Ces trois personnalités furent : Laurent BERNIER (Maire de Saint-François), Aldo BLAISE (Maire de Sainte-Anne) et Joël BEAUGENDRE (Maire de Capesterre-Belle-Eau). Mise en place en février 2010, cette expérience sombra définitivement après les élections régionales de 2010.

 

(3) Lors du premier tour des élections régionales, le 6 décembre 2015, Laurent BERNIER n’obtint que 94 voix à Basse-Terre, ville dont Sonia PÉTRO est adjointe au maire.

 

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XAM CIREDERF 29/01/2016 12:59

Hélas les amis de la droite guadeloupéenne sont des orphelins à qui on voudrait proposer une famille d'accueil qui n'a en aucune occasion les mêmes idées et les mêmes objectifs que la famille naturelle.
Alors loin de nier une nécessité d'avoir un lien avec un parti national, comme Les REPUBLICAINS, la Droite Guadeloupéenne, se doit de créer sa propre "maternité" pour faire éclore de vrais militants et non des "fonctionnaires titulaires" de la politique. Un ou une présidente ne changera pas les exigences d'un parti politique qui doit d'abord avoir DES MILITANTS et des une base qui travaille efficacement sans chercher à se glorifier à titre personnel. Est-ce illusopire de le vouloir? Certainement NON puisque en d'autres temps cela a été possible avec des succès non négligeables, et cela quelque soit le Parti.
Alors LA DROITE GUADELOUPEENNE doit se mettre en ordre de bataille et doit chercher à rassembler et non à diviser.