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Publié par Edouard Boulogne

Union "sacrée", ou PCS : Politique de Compromissions Sales?

Marine Le Pen peut-elle rompre avec une mentalité « bushiste » ?

 

De la même façon qu'à la Martinique, ou en Guadeloupe, mais pour des raisons qui ne sont pas exactement les mêmes, on est entré en métropole dans une période politique d'alliances, de mésalliances, de compromis et de compromissions « droite »-gauche, pour résoudre le problème du chômage ( sur lequel, hier encore, les deux camps s'étripaient rageusement ) et surtout pour faire barrage au Front National, que l'on a bien évidemment le droit de récuser politiquement, mais qui a déjà réussi à rallier à son panache 30% de l'électorat. ( Sur les raisons de cet ostracisme voir l'article suivant : http://www.lescrutateur.com/2015/12/raffarin-futur-ministre-de-hollande-les-dernieres-rafarinades.html , en particulier le texte intitulé Une analyse spectrale de la crise économique, sociale, identitaire de la France ).

Mise hors jeu assez étonnante de la part de gens qui ne jurent que par la « démocratie », mais qui récusent une part si importante du peuple français!
Imaginons ce qui se serait passé si le parti socialiste avait aux régionales réalisé le score du FN, et si la droite avait, pour sauver ses meubles, procédé à l'égard d'un FN arrivé en troisième position, selon les mêmes tactiques que Bertrand, dans le Nord, ou Christian Estrosi en PACA, c'est à dire l'union « sacrée ».

Tout le petit monde la gauche, et de l'effacement français, à Paris, à Bruxelles, à Berlin, etc, serait entré en transes épileptiques au nom des droits de l'homme menacés, de la « vague brune » sensée monter pour tout submerger.

Vous savez ce qu'il en a été.

Aujourd'hui, comme dit ici même, hier, par Raffarin il s'amorce une démarche de rapprochement entre les pseudos adversaires de droite et de gauche. La raffarinade d'hier semble confirmée aujourd'hui par les bruits élyséens, qui prouvent que Hollande à défaut d'être un chef de guerre, un grand diplomate, bref un bon président est, en revanche un manoeuvrier hors pair, puisqu'il semble être, en arrière plan, le maître de ces manigances amorales ( et même immorales pour les gens honnêtes, de gauche comme de droite ).

 

Logiquement, à droite, là où du moins les valeurs attachées à cette appellation ont encore un sens, devrait se poser la question d'une politique analogue. Libre à Juppé, Raffarin, et autres ectoplasmes de rallier la bannière hollandiste, mais libre « à nous » de tenter le rapprochement avec des leaders de la droite ostracisée, le FN, Debout la France, etc ) et de recréer une coalition capable d'écarter du pouvoir l'alliance de ceux qui veulent le garder à tout prix pour profiter des oripeaux du pouvoir ( financiers, mais pas seulement ) sans égard pour la nation, et de tenter le redressement sur des bases nouvelles, pour relever l'économie ( mais pas seulement ).

Les hommes étant ce qu'ils sont, à droite aussi ( ah ce culte du MOI, qui a du mal à envisager que le salut du pays puisse passer par un autre que MOI! Fi! ), il faut entreprendre ce travail de recomposition d'une vraie droite.

L'article suivant tiré du journal Minute, m'a paru honnête et équilibré.

 

Je vous le livre en pâture.

 

Le Scrutateur.

 

Lu dans Minute :

"Pour en finir avec le « plafond de verre » actuel, c’est-à-dire pour que l’électorat de droite lui apporte les suffrages qui lui font défaut, il faut au Front national intégrer la dimension civilisationnelle du combat politique, qui est, que cela plaise ou non à Philippot, un des déterminants du vote droitier, et réviser son approche économique, qui lui vaut, dans son état actuel, la défiance des « forces vives de la nation », sans parler de l’électorat le plus âgé qui a particulièrement fait défaut à Marion Maréchal en Paca.
La question de l’accession au pouvoir sans alliés est aussi posée. Si le Front national y parvenait, ce serait une première dans l’histoire de la Ve République, dont les institutions sont faites pour favoriser les alliances. Philippot y a apporté un début de réponse au lendemain du scrutin, en déclarant qu’il y a « des patriotes en dehors du Front national » et qu’il voudrait « travailler » avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Si on se demande ce qui empêche effectivement Dupont-Aignan de se rapprocher de Marine Le Pen – hormis un ego surdimentionné –, la démarche est insuffisante. D’abord parce que le Front national de Marine Le Pen, plus encore que celui de Jean-Marie Le Pen, s’est solidifié sur la certitude de pouvoir parvenir au pouvoir seul et ne tolère d’« allié » que dans la soumission, au travers d’un Rassemblement Bleu Marine qui n’est que l’autre nom du Front national. Ensuite parce qu’il ne suffit pas de tendre la main à un parti qui est effectivement sur la même ligne politique. La recherche d’alliés, à supposer qu’elle soit sincère, suppose l’acceptation de désaccords, et même de divergences profondes sur certains points, qui doivent pouvoir s’exprimer. La gauche a toujours fonctionné ainsi et cela lui a plutôt réussi, que ce soit dans la conquête puis dans l’exercice du pouvoir par François Mitterrand ou sous les différentes formes ultérieures de « gauche plurielle ». Pour Marine Le Pen, cela implique de rompre avec une mentalité « bushiste » qui peut s’exprimer ainsi : qui n’est pas à 100 % avec moi est contre moi.
Il existe, dans le paysage politique française, des formations entre Les Républicains et le Front national. Elles sont certes petites mais guère plus que les radicaux de gauche. Elles ont le mérite, aussi, de couvrir des pans du combat politique auquel la direction du Front national reste hermétique. La bonne nouvelle est que, dans la recomposition probable de la droite française, cette stratégie d’alliances pourrait devenir inévitable. À moins d’être persuadé qu’il faut laisser filer vers d’autres horizons tout le champ conservateur et libéral."

 

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Louis O'Zagay 17/12/2015 15:53

Visiblement, en analysant soigneusement les données, telles que vous les exposez, on dirait qu'il y a, dans ce mariage pour tous, un con et un promis... Maintenant, dans le mariage pour tous, cela fait mauvais genre de chercher à savoir qui est quoi. aussi, restons-en là.