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Publié par Edouard Boulogne

Régionales : Un message du pays réel que le "pays-Charlie" n'a toujours pas compris, par André Derviche.

Un lecteur nous envoie son analyse du premier tour des élections régionales, en métropole. LS.

 

Aux élections régionales du 6 décembre 2015, le Front national est en tête dans six régions sur 13 - disons sur 12, car la Corse, comme l'Outre-mer se caractérise par un formatage spécifique. Comme il fallait s'y attendre, c'est un feu d'artifice de commentaires dans une rivalité de lieux communs où se sont donnés rendez-vous le ridicule, le pathétique voire le pathologique, la cécité et la mauvaise foi.

Il n'y a donc rien à ajouter. Le spectacle suffit : il a la grandeur majestueuse et envoûtante des déserts. Et le fossé ne peut que se creuser entre les Français et ceux qui font profession de les représenter. Or, plus le fossé se creuse, plus l'incompréhension monte des deux côtés des urnes. Cependant, c'est du côté de l'électeur que se prend la décision d'élire. Plus l'électeur se sent incompris plus il s'exprime clairement et plus les porte-voix du pays-Charlie montrent qu'ils ne comprennent rien et qu'ils sont disposés à ne rien comprendre.

La situation est inextricable, car ceux qui prétendent que la souveraineté appartient au peuple sont ceux qui la leur contestent chaque fois que le peuple en question désobéit à ceux qui se prennent pour son maître après avoir professé qu'ils en étaient les très humbles, très fidèles et très obéissants serviteurs. Autrement dit, tant que les leviers de la puissance publique sont entre les mains d'imposteurs et de tricheurs patentés il n'y a aucune perspective de concilier l'administration du pays et le bien commun, la seule liberté restant au citoyen impuissant étant de se moquer des arroseurs quand ils s'arrosent eux-mêmes devant tout le monde, tout en donnant des leçons d'arrosage.

Et comme les commentateurs ne comprennent généralement rien aux évènements sur lesquels ils se prononcent doctement, aucun de nos Diafoirus ne paraît avoir compris que la confusion qui résulte dans les esprits du score du Front national vient de poser la première pierre de la réélection de François Hollande en 2016, en tête de gondole d'une gauche laminée et d'un RPR qui n'a toujours pas compris que de changer régulièrement de nom sans acquérir de conviction idéologique répondant aux attentes du pays réel ne pouvait que confirmer son déclin.


André Derviche

 

 

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