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Publié par Edouard Boulogne

Le religieux en procès  par Gérard Leclerc  et Le Scrutateur

Ces jours sont difficiles. Le monde, tel que nous le montre le théâtre d'ombres médiatiques, est menacé de chaos. Ici l'on meurt de faim, là on meurt d'une absence apparente de sens, de cette signification qui pourrait justifier que l'on donne sa vie, s'il le faut, à quelqu'un, à quelque chose, à Dieu, pourquoi pas?

Mais la culture contemporaine est volontiers nihiliste. Le nihilisme c'est la prédication du « rien » ( en latin « nihil » = rien ), du néant.

Quoi! dit-elle à l'adolescent qui va à la messe, tu crois encore à ces bêtises »! Le summum de « l'intelligence » semble d'être au-dessus de « tout çà ».

Au-dessus? Mais comme disait Nietzsche, au bord de la folie dans laquelle il allait bientôt sombrer, s'il n'y a plus Dieu, et sa garantie d'un sens, il n'y a même plus d'en haut, d'en bas, même plus de chaos. Car ces mots n'ont de sens que par rapport à un modèle, un cadre ordonné. En haut? En bas? Mais par rapport à quoi?

Face à ce néant l'être jeune, ou moins jeune, mais surtout jeune, est désemparé. La société médiatique lui recommande de « s'éclater ». Ceux qui ont suivi ce conseil sombrent rapidement, soit dans les drogues de la société de consommation, soit « s'éclatent » au sens littéral, effarés par le vide sidéral, bombes vivantes au service d'un quelconque Daesh.

Ici, le fascinateur médiatique me prend au mot. L'islam, cette religion, nous capte pour nous conduire au suicide et/ou à la « trucidation », au massacre d'autrui.

Et comme on peut lire quotidiennement sur les « réseaux sociaux », toutes les religions ne sont que des inventions pour exploiter autrui. Ou dans le langage si commun et « raffiné » desdits réseaux, "la religion c'est de la merde".

Ceux qui tiennent le crachoir dans les allées du pouvoir, dans les studios de radio/TV, n'ont, en définitive, à proposer que l'idéal de la « consommation » à tous crins, où, du moins en France que la nouvelle religion dite « laïcité » mais qui n'est, en fait, qu'un laïcisme, c'est à dire une idéologie de combat, aussi vide que dangereuse.

Elle incite à la « tolérance » présentée comme le seul absolu qui vaille, mais qui n'aboutit logiquement qu'à l'émiettement de toutes croyance, de toute foi, et débouche sur le chaos. S'il faut tout tolérer, car tout se vaut, pourquoi dénoncer Daesh, où « l'esclavagisation » de l'homme par le grand Capital mondialisé. Et dès lors, le laïcisme, en contradiction avec lui même, éclate, "s'éclate", s'ébat dans son néant.

Certains « esprits frondeurs », mal tolérés, et que je ne saurais, lecteur, vous critiquer de vouloir rejoindre, si tel est votre sentiment, prétendront que le « laïcisme »ne fut jamais qu'une machine de guerre, en France, pour éradiquer la religion chrétienne, selon le voeu du ministre Vincent Peillon qui eut, à la télévision, la franchise ( il faut la lui reconnaître ) de le proclamer haut et fort.

Peillon, d'ailleurs ne faisait, que formuler de façon moins « poétique » le discours d'un ministre du travail, René Viviani, en plein combat contre l'Eglise catholique, le 8 novembre 1906 à la tribune du Palais Bourbon : « ….Ensemble, et d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières que l'on ne rallumera plus. Voici notre oeuvre, notre oeuvre révolutionnaire. Est-ce que vous croyez que l'oeuvre est terminée? Elle commence, au contraire ».

Plus d'un siècle après elle continue, dirai-je.

Et, notre ami, Gérard Leclerc ( voir ci-dessous ) nous incite à la vigilance pour discerner la vieille, l'éternelle tactique du constant Adversaire, qui mélange tout,  confond tout, érige la confusion en méthode de « gouvernement » pour l'avènement du monde d'esclaves si bien prophétisé jadis par Aldous Huxley, le "Brave New World".

 

Le Scrutateur.

 

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Le religieux en procès.


 

http://www.france-catholique.fr/Le-religieux-en-proces.html


 

Au terme d’une année qui fut marquée en France par deux événements d’une rare cruauté, il n’est pas étonnant que l’on revienne, ici ou là, sur les rapports « de la violence et du sacré », pour reprendre l’expression de René Girard. Je serais vraiment le dernier à m’en étonner ou scandaliser, pour en avoir repris la thématique à diverses reprises dans mes chroniques. Par contre, je constate que la façon dont les médias abordent le sujet n’est pas toujours dépourvue de présupposés et d’arrière-pensées. Il est plus qu’abusif de mettre aujourd’hui tous les phénomènes religieux à l’intérieur d’une même catégorie, afin de dresser une sorte de réquisitoire univoque. Je sais bien que la plupart du temps il s’agit de protéger l’islam de ce qu’on appelle les amalgames. Il est donc plus commode d’incriminer les religions dans leur ensemble et ainsi de se prémunir du reproche infamant d’islamophobe.

Mais ce n’est pas très honnête. La violence qui parcourt le monde en ce moment n’a rien à voir avec le christianisme. Cela fait longtemps que les papes incarnent, pour ne donner que ce seul exemple, la voix du dialogue et de la résolution pacifique des conflits. Depuis Benoît XV voulant mettre fin à la tragédie de la Première Guerre mondiale jusqu’à François, il y a une continuité sans failles. Bien sûr, il y a nécessité impérieuse de dissocier les musulmans pacifiques et révoltés contre les cruautés islamistes, des organisations terroristes. Mais cela ne peut se faire au prix de subterfuges et de mensonges, qui pour le coup ressemblent beaucoup à des amalgames.

J’ai déjà exprimé l’idée que c’était en particulier aux autorités spirituelles de l’islam d’entreprendre un travail de discernement à travers leurs propres traditions, pour se garder des pièges du fondamentalisme et d’une sorte de sacré archaïque. La pensée de René Girard peut les y aider, d’autant qu’il a montré la direction aux héritiers de la tradition judéo-chrétienne. L’auteur Des choses cachées depuis le commencement s’est adressé, en effet, à ses propres frères dans la foi, pour leur recommander la lecture critique de leurs Écritures, afin de se libérer définitivement de la fascination d’un divin violent.


 

Gérard Leclerc.


 

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 29 décembre 2015.


 

Explication de la photo d'illustration de cet article, par Le Scrutateur. :

 

Le harcèlement antichrétien est constant, quotidien, hargneux, et souvent prétentieux ( à prétention artistique ou philosophique ).

En lisant l'article auquel renvoie ce lien, vous aurez l'explication par un commentateur autorisé, et en définitive bien clément pour la médiocrité.

 

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2014/08/28/03015-20140828ARTFIG00346--piss-christ-a-ajaccio-quand-l-art-en-croix-fait-scandale.php

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André Derviche 31/12/2015 17:48

Comment vous souhaiter une bonne année 2016 autrement qu'en appelant l'intelligence au secours pour tenter d'atténuer les maux qui affectent tant "d'intelligences" aujourd'hui (en venir à bout serait un objectif bien trop ambitieux pour être réalisable)...

Ch Etzol 31/12/2015 09:32

Dans la provocation et le blasphème, les infâmes savent très bien ne pas faire d'amalgame : Cet "artiste" ne plongerait certainement pas un Coran dans de la pisse, ni ne représenterait Mahomet couché par terre, écrasé par une météorite ressemblant étrangement à une grosse merde.(comme ce fut le cas pour le pape Jean-Paul II)... Car là il ne serait question ni d'amour ni de don ni de pardon, mais de fatwa !
Le Sacré ou la peur, la lâcheté, l'hypocrisie.. et la haine du Christ, seul pourtant auquel le mot religion prend son vrai sens, plein et entier, seul dans lequel et par lequel tout s'accomplit, jusqu'à l'éternité.
L' unique, de la crêche au calvaire, de Noël à Pâques, pour notre salut.