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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Dilemme in abstracto. 2 ) Dilemme de la droite.
1 ) Dilemme in abstracto. 2 ) Dilemme de la droite.

1 ) Dilemme in abstracto. 2 ) Dilemme de la droite.

( Perspicace et brillante analyse, de notre jeune collaborateur Hector, sur la nécessité pour « la droite » politique de se ressaisir, de se refonder, au service du pluralisme, et de la Guadeloupe. Le Scrutateur ).

 

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"La droite antillaise face à un choix cornélien"

 

 

Les urnes ont parlé. Hier, une bourrasque électorale porta Ary CHALUS à la tête du Conseil régional de la Guadeloupe. Plus qu'une victoire, un véritable plébiscite. C'est dire le vif désir de changement qui travaillait au corps une bonne partie de la population guadeloupéenne. A défaut d'une espérance, d'immenses espoirs sont nés de ces élections.

 

Désormais, avant de pouvoir changer leur avenir, il va falloir répondre rapidement aux préoccupations quotidiennes des guadeloupéennes : l'eau, le transport, le chômage, la formation, l'insécurité....etc. Les attentes sont en effet considérables.

 

C'est une majorité pour le moins hétéroclite qui devra pourtant assumer cette lourde responsabilité.

 

Hormis la volonté farouche de "sortir Victorin LUREL", on peut légitimement s'interroger sur le véritable ciment qui, à l'avenir, va souder les composantes de cette majorité fraîchement sortie des urnes.

 

De ce point de vue, on peut noter l'évolution contrastée de la démocratie réunionnaise d'avec celles des Antilles françaises.

 

Là-bas, la droite sans compromission aucune remporta aisément ces élections régionales face à une liste de fusion UDI (union des démocrates et indépendants) - PS (parti socialiste). Victoire nette, franche, sans combine ni combinaison.

 

Ici, dès lors qu'il s'agit d'une compétition électorale, la distinction droite-gauche semble remise en cause. Dans cette singulière équation antillaise, il apparait clairement que la droite est condamnée à jouer un rôle d'éternel supplétif.

 

En Martinique comme en Guadeloupe, les hommes de gauche ou d'extrême gauche se succèdent au pouvoir aidés en cela par une droite rabougrie, incapable de s'organiser et surtout de défendre et d'incarner ses propres valeurs.

 

C'est un système électoral qui s'il perdure mettra définitivement la droite antillaise en exil du pouvoir. En Martinique, c'est le cas depuis 1998. En Guadeloupe, depuis 2004.

 

Aux Antilles françaises,  une idéologie dominante cherche à faire accroire que la distinction droite-gauche est surannée. Qu'elle ne rendrait plus compte de notre réalité politique par trop complexe. Dès lors, parce qu'ils sont l'expression d'une réalité extra-locale, les partis hexagonaux traditionnels ne serviraient donc plus à rien.

 

Depuis plus d'une dizaine d'années, en pure perte, la droite antillaise a adhéré et donné chair à ce singulier discours. Le résultat en est une dangereuse confusion idéologique et politique. Une personnification à outrance du débat au détriment d'une véritable confrontation d'idées.

 

D'où ce malaise sur le sens à donner au vote émis hier par les électeurs antillais.

 

Est-ce un vote pour, c'est-à-dite une adhésion à un homme : Ary CHALUS (en Guadeloupe), Alfred MARIE-JEANNE (en Martinique) ? Ou au contraire Est-ce un vote contre, c'est-à-dire un rejet viscéral des Présidents sortants : Victorin LUREL (en Guadeloupe), Serge LETCHIMY (en Martinique) ?

 

L'un et l'autre répondront certainement les esprits subtils. L'essentiel c'est que le mot d'ordre du "déchoukage" fit le ravage tant escompté.

 

En tout état de cause, dans un tel système électoral, la gauche succède à la gauche et ce, sans discontinuer.

 

Dès lors, la droite antillaise est aujourd'hui face à un choix cornélien. Soit elle pérennise un système électoral où elle est condamnée  à jouer les porteurs d'eau de la gauche ou l'extrême gauche antillaise.

 

Soit elle se libère de ce carcan électoral en acceptant une traversée du désert, pour revenir à ses fondamentaux, promouvoir de nouveaux leaders et incarner inlassablement une droite de convictions et de valeurs.

 

Aura-t-elle le courage politique de briser cet insupportable carcan qui la tient à distance de toute victoire électorale ? Seul l'avenir nous le dira. Il en va assurément de sa survie en tant que courant d'idées.

 

HECTOR Louis-Maximilien.

 

3 ) Dlemme hollandien. 4 ) Dilemme NKM. 5 ) Dilemme Bobo - variante du précédent. 6 ) Dilemme du blogueur. 7 ) Electeur scrutatorien. 8 Abstentionniste.
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Commenter cet article

Ctout 15/12/2015 12:35

Chalolo ce qu'on voit (convoi) rutilant chargé de residus toxiques arrivera à la gare régionale de Island Gangs le vendredi 18 decembre 2015...Sortez vos masques à gaz hilarant.