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Publié par Edouard Boulogne

Début de la guerre civile en Corse?

Il n'y a pas 15 jours, le premier ministre Manuel Valls, vociférant comme d'habitude, parlait de la possibilité d'une guerre civile en France, et en attribuait la cause au programme du ….. Front National, à son « extrémisme », à son « racisme », à sa « xénophobie », etc, etc, etc.

Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Tel est le cas de la classe dirigeante en France, la gauche, bien entendu, mais aussi une partie non négligeable de la pseudo droite, celle qui avec un Raffarin, un Bertrand s'apprête à collaborer avec le parti socialiste pour... pour quoi au fait? Pour barrer la route au Front National ( fauteur de guerre civile annoncée ) mais qui vient de recueillir l'aval du tiers, au moins de l'électorat français. Etrange démocratie que la la démocratie française.

 

Il y moins de 48 heures, en Corse, des sapeurs pompiers, appelés pour réduire un incendie à Ajaccio, sont accueillis par des bandes de « djeuns », à coups de cocktails Molotov, et certains en sont blessés, ainsi que des membres du service d'ordre qui sont intervenus dans la foulée. Ces jeunes ne sont pas des membres du FN ( je ne dirai rien sur leur identité, peu soucieux d'être cité en justice pour « xénophobie » ou « islamophobie ).

Mais ces évènements se produisent en Corse où l'on a le sang chaud.

Des Corses « de souche » se révoltent. Ils s'en prennent au quartier des « djeuns », mettent à mal une mosquée.

Monsieur Valls déplore cette réaction de colère qu'il qualifie de « xénophobe ». Il met sur le même plan ceux qui caillassent et mettent quotidiennement à mal le pacte social, à Ajaccio, mais aussi dans tous les « quartiers » des villes de France, ( et dont je ne dirai aucune des spécificités, religieuses ou autres, pour les raisons que l'on sait ), et ceux qui sont victimes des excès ci-dessus évoqués ).

Mais pour la premières fois des vrais « indigènes de la Républiques » ont réagi contre les éléments destructeurs de l'ordre public. Et tout indique que cette réaction saine dans le fond, - mais non sans risques évidemment - est appelée à durer, probablement même à déborder sur le continent, où les mêmes problèmes se posent avec même plus d'acuité, sans que les responsables politiques fassent le moindre effort pour en saisir les causes, et lutter contre leurs effets. .

 

Le meilleur moyen d'empêcher des débordements et des excès dans les réactions populaires est pour les autorités politiques d'analyser clairement les données du problème, c'est-à-dire le rappel à tous qu'en France on est en France, comme dirait de Gaulle, c'est-à-dire dans une nation millénaire où, si l'on veut vivre il faut s'en assimiler la culture historique, et en accepter les lois.

Il faut en finir avec l'illusion d'un multiculturalisme qui n'est pas viable ( http://www.lescrutateur.com/page-7639405.html ), et faire respecter l'ordre français, après l'avoir enseigné, et d'abord dès l'école.

 

A l'arrière plan de tout cela il faut aussi prendre conscience du péril que peuvent représenter en France des populations non assimilées à un moment où l'islam, sous sa forme radicale, est en pleine effervescence conquérante.

Le texte que je vous incite à méditer après cette brève introduction est de Philippe de Villiers, un homme politique d'envergure exceptionnelle, et à la culture profonde.

Ce texte est extrait de son récent ouvrage que tous ceux qui s'intéressent à la politique, et à l'avenir de notre nation doivent lire, en son entier et attentivement.

Ces quelques pages sont les premières du chapitre 32 du livre : Le moment est venu de dire ce que j'ai vu.

 

Le Scrutateur.

 

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« II a une silhouette archétypale de l'ancienne Egypte. Raffiné, élégant, un peu ahuri, une sorte de hiéroglyphe échoué sur la rive. Il parle peu, il a le regard intérieur du scribe, la moue du Sphinx. Souvent, il se retourne, pour s'assurer que son escorte est bien là. Quatre carabiniers veillent sur lui, même dans l'enceinte du Parlement européen. Ils ne le lâchent pas. Car cet homme est menacé. Une fatwa de condamnation à mort pèse sur lui. Converti de l'islam au catholicisme, Magdi Allam a reçu le baptême le 22 mars 2008, lors d'une veillée pascale, des mains du pape Benoît XVI dont il est proche. Il s'appelait Magdi, il se prénomme Christiano. Même s'il vit ainsi, jour et nuit, sous haute surveillance, rien ne l'impressionne. Rien ne le fera taire. Dans un français parfait, orné d'un accent italien succulent, il me répète souvent :

- J'espère que mon baptême servira d'exemple aux rares musulmans convertis au christianisme, obligés de cacher leur nouvelle foi de peur d'être assassinés par les terroristes islamistes alors que des milliers de convertis à l'islam vivent sereinement leur croyance sans aucune menace.

À Bruxelles, on garde ses distances avec lui. Les députés l'observent de loin comme une bête curieuse. Beaucoup d'entre eux le perçoivent comme un provocateur et un hurluberlu. S'il est si peu entouré, c'est qu'on a peur qu'il porte la poisse. Il ne faut pas être vu à ses côtés. Sa compagnie peut défaire les réputations. Car on le dit « islamophobe ». Avec sérénité, il vit cette quarantaine, dépouillé de toutes les vanités. Il offre sa solitude comme un acte de courage oblatif ( l'oblation est l'acte d'offrir quelque chose, éventuellement sa propre vie, à Dieu. Note du Scrutateur ) pour le « rachat des lâchetés occidentales » afin d'épargner, sur leurs chemins tranquilles, tous ceux qui ne veulent pas voir les malheurs à venir.

Il regarde l'Europe comme un fruit mûr qui va tomber dans l'escarcelle de l'islam. Souvent, il me répète :

- Il n'y aura pas de choc de civilisations. Car la vôtre va se coucher.

Je lui raconte l'histoire de mon livre Les Mosquées de Roissy1. L'exaspération des Services secrets devant l'inertie de nos gouvernants les a conduits à me confier plusieurs rapports confidentiels sur l'islamisation rampante de la France. En comptant sur ma hardiesse afin qu'ils soient publiés « pour faire bouger les lignes ».

Ainsi suis-je en mesure de révéler dès 2006 que, sous le tarmac de l'aéroport de Roissy, pénétré comme un gruyère par les islamistes, il y a au moins vingt-sept salles de prière. Je fais découvrir, à travers mon enquête, preuves à l'appui, que des islamistes sont parvenus à infiltrer les services de sécurité des grands aéroports et à prendre le contrôle de zones entières où transitent bagages et passagers.

Ce noyautage discret inquiète les Services de renseignement qui écrivent en conclusion de leurs notes d'alerte adressées au sommet de l'État : « L'islamisation avance sans bruit mais avec un indéniable esprit de conquête. » Le scénario n'est pas difficile à prévoir : « La confrontation est devant nous, à l'extérieur et à l'intérieur. »

À la sortie de mon livre, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, tente de désamorcer la polémique par des gesticulations rassurantes. Il se rend lui-même à Roissy. On étouffe le débat. La réaction du milieu politique sera finalement... le déni, « 1l n'y a aucun risque d'une épreuve de force. Il y ajuste quelques tensions. »

On livre au public inquiet un impeccable syllogisme. Certes, l'islam radical existe. Mais l'islam modéré ne demande qu'à le vaincre. Il faut donc encourager l'islam modéré. L'islam radical est plutôt dans les caves. L'islam modéré est plutôt dans les mosquées. Il faut donc sortir des caves et construire des mosquées. En développant ainsi l'islam, on fera reculer le terrorisme, « dont les musulmans sont les premières victimes ». C'est déjà la même antienne.

Aujourd'hui, on constate que c'est le plus souvent dans les mosquées, au contact de certains prêches de feu extrémistes que se forme la nébuleuse des terroristes, ainsi endoctrinés au jour le jour.

Dix ans après cet avertissement, la guerre est bel et bien là, à nos portes. Soixante-dix ans après la paix de 1945, l'armée française se déploie sur notre territoire, afin de protéger nos concitoyens menacés par les combattants de l'ombre de l'islamisme. Bientôt, en juin 2015, on égorgera sur le territoire national, du jamais-vu depuis la Révolution française. ( Ces pages ont été écrites avant les évènements du 13 novembre. Note du Scrutateur ).

Au même moment, nos soldats se projettent sur les théâtres extérieurs contre les djihadistes qui égorgent ou crucifient des Coptes ou des Chaldéens refusant de prononcer la profession de foi musulmane.

Deux cents millions de chrétiens d'Orient et d'Afrique sont menacés de mort. Partout dans le monde, « les adorateurs de la Croix doivent payer, se convertir ou mourir ». L'État islamique fait apposer sur leurs maisons la lettre « N », signifiant Nazaréen, s'inscrivant ainsi dans la tradition des signes distinctifs de sinistre mémoire.

Pourtant, ces chrétiens sont là-bas chez eux, à perpétuelle demeure, depuis deux mille ans. Ils y sont nés et y ont pris racine bien avant l'islam, bien avant la croisade. C'est donc de leur terre ancestrale qu'ils vont être chassés. Cette guerre est mondiale. Chez nous, c'est une guerre d'intimidation. En Orient, c'est une guerre d'élimination.

Au loin, les chrétiens sont persécutés, chez nous, l'enjeu est d'abord sémantique et pénal : la christianophobie est une opinion, l'islamophobie est un délit.

Nous sommes en voie d:' houelkbecquïsation. Les aiguilles ont tourné. Avec la peur. Et la soumission. C'est un implacable mouvement d'horlogerie. « Tout se passe comme si l'islam radical voulait effacer toute trace des deux monothéismes qui l'ont précédé1. »

Cette guerre, j'ai bien peur qu'elle ne soit perdue d'avance. Les islamistes ont l'argent du pétrole, ils ont le nombre : « L'enfantement est le djihad des femmes », résume Annie Laurent ; la submersion démographique est en marche. Ils ont la force du caractère - haute pression spirituelle contre basse pression spirituelle. Et puis, celui qui dispose de sa vie dispose de celle des autres.

Et nous, nous avons des élites consentantes, incapables d'appeler les choses par leur nom. De dire que c'est une guerre qui nous est faite. Et de désigner l'ennemi.

Face à face, il y a des âmes pleines et des âmes vides.

D'un côté, il y a cette proclamation édifiante2, reprise en 1998 par Recep Tayyip Erdogan, alors maire d'Istanbul :

« Les minarets seront nos baïonnettes,

Les coupoles nos casques.

Les mosquées seront nos casernes,

Et les croyants nos soldats. »

De l'autre, toute une branchitude avachie, qui ne se sent plus capable de porter son histoire, qui rêve de sortir de soi et de s'abolir dans une histoire nouvelle, de se donner à une civilisation extérieure virile.

Faillite spirituelle.

Sourdement, les âmes veules cherchent un nouveau maître. Au XXe siècle, ce fut Berlin, Moscou puis Washington. Maintenant, le nouvel absolu, le nouvel exotisme, c'est l'islam ».

 

Philippe de Villiers.

( Le moment est venu de dire ce que j'ai vu. Chez Albin Michel. Pages 305-308 ).

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L
"2016 et 2017 nous promettent bien des heures difficiles" je ne pense pas. Les eaux de la mare ont un effet miroir tant elles sont calmes. les syndicats ne vont pas se risquer à un affrontement "en temps de guerre" .le tremblotin du gouvernement vient de rappeler que nous sommes en guerre et le RPS a les présidentielles en ligne de mire! donc çà baigne dans la marre aux c......
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X
Oui, Mon Cher Edouard, ceux qui veulent donner un qualificatif juste à ces comportements sont vite envoyés devant des juges qui ne demandent qu'une chose casser les esprits capables de faire évoluer leurs compatriotes. Mais que l'on ne prenne garde à ces demandes farfelues de syndicalistes engagés dans des guerres de personnes c'est déjà leur donner raison et les encourager à vouloir recommencer ce slogan "cé tan nou, ce pa tayo" . 2016 et 2017 nous promettent bien des heures difficiles.
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C
Bonjour Mr boulogne,
Ce bon bout d'an ainsi désigné en Provence promet une animation gratuite alimentée par nos énervés étatiques du bulbe.
Cet épisode Corse, avec son deux poids deux mesures ne donne pas envie de faire perdurer cette République et ces valeurs dévoyées et perverses, Le FN lui, va gravir quelques échelons supplémentaires et semble donc profiter de la volonté de l'Etat de lui servir la soupe pour 2017.
Finalement, la Monarchie Constitutionnelle représente une solution et les courants anarchistes finissent par montrer le chemin pour y parvenir.
Drôle d'époque !
Bon dimanche, cordialement CJJ
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