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Publié par Edouard Boulogne

Corse : ce qui demeure d'honorabilité au sein d'un parti socialiste qui fut français s'insurge.

Le Figaro rappelle qu'en 2003, un referendum vit les Corses refuser la voie indépendantiste à une large majorité.

Mais un referendum, ça ne compte guère devant les préjugés idéologiques de la caste en voie de dégénérescence rapide de la classe politique nationale ( hormis ceux qu'elle classe parmi les « extrémistes » -sic- ).

Aujourd'hui, dans cette « île de beauté » gangrenée par diverses mafias ( la Sicile n'est pas loin ) de vieilles traditions claniques, et les affinités de terroir place un Simeoni au pouvoir dans la région corse.

Le Simeoni feint de voir dans dans ce vote l'approbation de sa politique mafieuse. Valls se dit oubert au « dialogue ».

Mais ce qui demeure digne, en France, et même à gauche, se rebiffe devant cette décomposition sidaïque de la nation. Ainsi Jean-Pierre Chevènement.

 

Le Scrutateur.

 

http://premium.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/12/18/25002-20151218ARTFIG00201-les-discours-en-corse-des-independantistes-herissent-les-politiques-du-continent.php

 

LE SCAN POLITIQUE - Jeudi, Jean-Guy Talamoni est devenu président de l'Assemblée de Corse tandis que Gilles Simeoni a pris ses fonctions de président du conseil exécutif de Corse. Tous deux se sont exprimés en langue corse dans l'hémicycle.

C'est une victoire inédite en Corse. Les nationalistes ont pris le pouvoir sur l'île de beauté. Les deux leaders de ce mouvement ont pris leurs fonctions avec fracas jeudi. Jean-Guy Talamoni est devenu président de l'Assemblée de Corse. Aussitôt, il a prononcé son discours d'intronisation en langue corse dans lequel il a lancé qu'en «votant pour les nationalistes, le peuple corse a dit que la Corse n'était pas un morceau d'un autre pays mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d'être au monde». Gilles Simeoni, nouveau président du conseil exécutif, s'est lui exprimé dans les deux langues mais a demandé des comptes à l'État.

«C'est inadmissible», a tonné Jean-Pierre Chevènement (ex-MRC) vendredi sur Europe 1. En 2000, alors ministre de l'Intérieur, il avait démissionné pour protester contre la reconnaissance par Lionel Jospin des mouvements nationalistes corses alors que ces derniers n'avaient pas encore renoncé à la violence. Dans un communiqué, l'ex-ministre se désole de l'issue du scrutin insulaire: «Voilà le beau résultat d'une politique de complaisance à l'égard d'un nationalisme corse (plus de cinquante victimes) dont les Corses, consultés par référendum en 2003, ne voulaient pas». Il s'inquiète de l'éventuelle reconnaissance officielle de la langue corse qui conduirait, selon lui, à «un éclatement de l'espace national».

«La langue française, notre trésor»

De nombreux responsables politiques de tous bords ont dénoncé l'attitude de Jean-Guy Talamoni et de Gilles Simeoni. «J'aime la Corse, j'aime les Corses mais je ne suis pas partisan de l'indépendance», a lâché Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) sur BFM-TV/RMC. «Dans les institutions de la République, il faut plus encore qu'ailleurs défendre et promouvoir la langue française, notre trésor», a indiqué Florian Philippot (FN). «Même s'il est permis de douter de sa viabilité, cette nouvelle majorité bénéficie de la légitimité de l'élection. Mais cela ne l'autorise en aucun cas à s'exonérer du respect de la loi et à proférer vis-à-vis de la France des invectives dignes de l'agitation clandestine que l'on croyait révolue», a écrit l'ancien premier ministre François Fillon dans un communiqué.

Sur Europe 1, le secrétaire d'Etat chargé du Parlement, Jean-Marie Le Guen a déclaré que «la République n'a pas l'intention de baisser les bras et (que) la loi sera la même pour tous, y compris en Corse». «Tous les Français aiment beaucoup la Corse et les Corses, mais ils n'ont pas l'intention de renoncer à l'État de droit en Corse pour faire plaisir à certains», a ajouté le socialiste.

Vendredi matin, Manuel Valls a téléphoné à Gilles Simeoni. Selon l'entourage du premier ministre, celui-ci a promis un «dialogue serein, constructif et apaisé» avec les nouveaux dirigeants insulaires. Et Matignon de préciser que le chef du gouvernement «a réaffirmé son attachement à la place de la Corse dans la Nation et dans la République française et sa reconnaissance de la spécificité de l'île».

 

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