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Publié par Edouard Boulogne

Un magnifique dossier sur Sosthène Mortenol, par M. l'ambassadeur Alain Pierret.
Un magnifique dossier sur Sosthène Mortenol, par M. l'ambassadeur Alain Pierret.
Un magnifique dossier sur Sosthène Mortenol, par M. l'ambassadeur Alain Pierret.

Je remercie monsieur l'ambassadeur Pierret, d'avoir choisi Le Scrutateur pour publier ce dossier sur notre éminent compatriote Sosthène Mortenol, injustement maintenu dans l'ombre pour « d'obscures » (? ) raisons auxquelles le dossier fait plusieurs fois allusion.

 

Le Scrutateur.

 

_________________________________________________________________________

Aujourd'hui, la Guadeloupe commémore l'anniversaire de la naissance de Sosthène Mortenol. J'ai découvert son existence lorsque, voici une dizaine d'années , je retranscrivais les carnets de mon grand-père. Le 10 juillet 1915, chef du 3e Bureau-Opérations auprès de Gallieni, il écrit : "Le capitaine de vaisseau Mortenol est arrivé aujourd'hui prendre le commandement de la DCA. C'est un nègre ; on est plutôt surpris de voir ce noir pourvu de cinq galons et officier de la Légion d'honneur ; il paraît qu'il est très intelligent ; c'est un ancien polytechnicien."... J'ai voulu en savoir davantage. Ce que j'ai trouvé aux archives de la Défense a dépassé mes espérances. Vous trouverez ci-joint une infime partie du dossier que j'ai constitué sur lui et dont je vous donne ci-après les grandes lignes :

> 1° - Dès 2008, sollicitation auprès du président de La Poste pour l'émission d'un timbre à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance ; réponse dilatoire, comme il advint pour mes demandes successives, avec le plein soutien de M. Harry Louis. J'ai alors relevé qu'Aimé Césaire n'avait pas attendu un an pour avoir son effigie philatélique.

> 2° - Publication, en février 2010, dans La Cohorte (revue des membres de la Légion d'honneur), d'un article de 14 pages sur Mortenol.

> 3° - Lettre du 11 mai 2015 au président de la République qui s'était incliné sur la tombe de Césaire lors de son périple caribéen, mais inaugurant le Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre, avait "omis" de s'arrêter devant la statue de Mortenol.

> 4° - Voici deux semaines, constatant que l'article demandé par la revue de l'Ecole polytechnique - La Jaune et la Rouge - ne publiait pas l'article sur Mortenol prévu pour octobre, puis novembre, j'ai renouvellé ma protestation. 

> A quelques semaines des élections régionales, pressions politico-maçonnes contre l'officier catholique Mortenol ayant pris part aux guerres colonialistes de la France ?

> Alain Pierret (ancien ambassadeur)


 


 

 

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

18 novembre 2015


 

A


 

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l’Élysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

 

Monsieur le Président

 

Je sais et comprends parfaitement qu’en cette période dramatique, ma lettre ne parviendra pas à votre bureau alors que vous venez de déclarer « la France (est) en guerre », formule qu’en raison de mes origines familiales et de mon passé personnel, je ne peux qu’approuver. Mais comment, naguère, votre entourage a t-il pu vous laisser ignorer un grand Français venu de loin défendre « sa » patrie ?

En juillet, l’Association des anciens élèves de l’École Polytechnique avait souhaité inclure dans sa revue, La Jaune et la Rouge, l’article que je lui avais soumis sur le premier polytechnicien noir, le Guadeloupéen Sosthène Mortenol, mentionné dans les carnets de guerre de mon grand-père. Il n’a pas été publié, ni en octobre, ni ce mois-ci. En cette année du centenaire de sa prise de commandement à la tête de la DCA parisienne qu’il conserva jusqu’à la fin de la Grande Guerre, j’avais cru que cette carrière exceptionnelle devait lui valoir reconnaissance nationale.

Je n’avais pas compris que, pour un officier français de couleur, sa participation  aux guerres de l’Empire (Madagascar, Gabon, Indochine) faisait de lui un paria, notamment pour certains de ses concitoyens.

Je m’en étais déjà ouvert à vous le 11 mai dernier, au lendemain de votre périple dans la Caraïbe. Constatant que votre programme à Pointe-à- Pitre incluait l’inauguration d’un musée de la traite et de l’esclavage, mais ignorait un arrêt devant la statue de Mortenol, je vous avais fait part de ma stupeur.

Je soulignais en particulier que, tant Mme Pau-Langevin, actuelle ministre des outre-mers, que son prédécesseur M. Victorin Lurel, aujourd’hui candidat aux élections régionales, étaient eux aussi originaires de la Guadeloupe.

        Serait-ce à dire que cette « omission » était délibérée, en raison sans doute des sentiments autonomistes, voire indépendantistes, qui prévalent dans certains milieux politiques de la Guadeloupe comme généralement dans la Caraïbe française ? C’est en tout cas ainsi que j’interprète votre dépôt de gerbe en Martinique sur la tombe d’Aimé Césaire, poète reconnu certes, mais dont «le flamboiement du verbe…traduit avec violence…le mépris et la haine du colonisé pour le colonisateur » (Petit Robert des noms propres) ?

Notre compatriote Mortenol ne méritait pas une telle indignité.

 

        Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

 

Alain PIERRET

(ancien ambassadeur)

 

2161, route de Marseille

83470 Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

 

P. J. :         lettre du 11 mai 2015 à Monsieur le Président de la République

statue de Sosthène Mortenol à Pointe-à-Pitre (Photo municipalité)

Poème de Senghor : Prière de paix

 ( Ici, monsieur l'ambassadeur Pierret a disposé la photographie d'une magnifique Prière de paix, dont l'auteur n'est autre que Léopold Sedar Senghor, dans son recueil Hosties noires. Comme elle ne passe pas dans l'ensemble du dossier, je la reproduis parmi les autres photographies d'illustration de cet article. LS ).

Léopold Sédar SENGHOR fut mon professeur

à l'École nationale de la France d’outre-mer

 

Martinique, Guyane, fort bien. Alors, pourquoi vos collaborateurs et les ministres des Outre-mer, l’actuelle et son prédécesseur, tous deux Guadeloupéens, vous ont-ils amené à ignorer le capitaine de vaisseau Sosthène Camille MORTENOL né à Pointe-à-Pitre ? Fils d’esclave affranchi par Schœlcher, premier Noir à entrer à l’École polytechnique dans un très bon rang, capitaine de vaisseau, il fut choisi par Gallieni le 10 juillet 1915, voici un siècle, pour commander la DCA de Paris, fonction qu’il conserva jusqu’à la fin de la guerre.

Monsieur le Président, on vous voit, comme en ces jours, féru de commémorations, d’anniversaires ; quelles raisons ont donc pu conduire votre cabinet à justifier cette « omission » ? Je n’en vois qu’une, l’anti-intégrationnisme qui imprègne la gauche antillaise et jusqu’au gouvernement et à votre entourage. Existeraient ainsi deux catégories de citoyens ultramarins ; au premier rang les indépendantistes ou, à tout le moins, les revendicateurs de réparation ; viendraient ensuite les citoyens de seconde catégorie qui, à l’image d’un Mortenol, ont accepté sans contrainte aucune de servir la France.

Les extraits ci-joints du livre d’Oruno Lara publié par L’Harmattan en 2001 sont à ce titre très éclairants. Vous semblez lui donner raison lorsqu’il écrit que Mortenol vivant ou mort, demeure un officier français qu’on peut pendre à la grande vergue de notre histoire.

Je regrette que le premier représentant de la République venu inaugurer un mémorial de l’esclavage et de la traite se soit laissé entraîner dans ce refus d’honorer l’enfant le plus glorieux de la Guadeloupe.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Alain PIERRET

 

2161, route de Marseille

83470 Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

 

Sosthène MORTENOL (X 1880), fils d'esclave, marin et artilleur

 par Alain Pierret, ancien ambassadeur

 

Fils d’un maître-voilier, esclave affranchi au temps de Schœlcher, et d’une couturière, Sosthène Héliodore Camille MORTENOL naît à Pointe-à-Pitre en 1859. Premier noir[1] entré à l'École polytechnique en 1880, il fait une brillante carrière dans l'artillerie de marine. Sa réussite a une valeur symbolique forte.

Le supérieur des frères de l’Instruction chrétienne de Ploërmel au collège de Pointe-à-Pitre le remarque. Sa famille est poussée à solliciter une bourse pour lui permettre d’aller à Bordeaux terminer ses études. Reçu troisième à Saint-Cyr, Sosthène Mortenol préfère toutefois Polytechnique où il a été admis 19e sur 210. Terminant à la 18e place, il choisit de servir dans la Marine. Appel de la mer qu’il voyait quotidiennement, reconnaissance pour son père qui lui avait accordé son plein soutien ? À sa sortie de l’École, il effectue une croisière d’instruction le long des côtes africaines sur l’Alceste, la Jeanne de l’époque. Avec trois camarades il choisit l’artillerie de marine, obtenant les meilleures notes : selon l’amiral major général de la Marine à Brest, « Mortenol s’est montré bien supérieur à ses camarades sous tous les rapports ».

Embarquements

Dès lors commence pour le jeune officier une longue série d’embarquements, d’abord sur le cuirassé Duperré en Méditerranée, puis à Madagascar sur l’aviso Bisson pendant la campagne menée par Gallieni. Revenu en Méditerranée sur une canonnière, nommé sur les côtes africaines, il retrouve à Libreville l’Alceste qui achève une existence bien remplie comme ponton-hôpital. Fatigué par ce séjour, il revoit la Guadeloupe en congé de convalescence ; ce sera sa dernière visite dans son île natale. Il rejoint ensuite l’école des torpilles hébergée à Toulon sur l’Algésiras, puis Cherbourg où il exerce son premier commandement, le torpilleur Dehorter, Toulon de nouveau, Brest comme officier d’artillerie du Jemmapes.

Mortenol est renvoyé à Madagascar. En 1900, après un nouveau retour en Méditerranée où il commande cette fois un groupe de torpilleurs, on le trouve au Gabon où il dirige la station locale à bord de l’Alcyon. Il recevra les remerciements de l’Espagne et la médaille de la couronne de Prusse pour avoir porté assistance à des navires en difficulté.

Déceptions

Entre-temps, il a épousé une fille de la Guyane, veuve d’un professeur de mathématiques. Le couple n’aura pas d’enfant et sa femme décédera après dix années de mariage. En 1903, il renouvelle sa demande d’admission à l’École supérieure de Marine qui aurait pu lui valoir les étoiles d’amiral. Candidat n° 1 sur 5 du préfet maritime de Brest avec une appréciation particulièrement élogieuse, son nom ne sera cependant pas retenu par son ministère. Couleur de peau, affaire des fiches du général André, ministre de la Guerre ?

Capitaine de frégate, Mortenol rejoint à deux reprises l’escadre d’Indochine, d’abord comme second du cuirassé Redoutable au moment du désastre infligé à Tsushima par les Japonais à la marine russe, ensuite en qualité de commandant d’une flottille de torpilleurs sur les côtes indochinoises.

Retour en France

À son retour en France, il est promu officier de la Légion d’honneur, capitaine de vaisseau. Nommé à la tête des services maritimes de la défense à Brest, il est également chargé du désarmement du cuirassé Carnot. Tâche peu exaltante alors que la Grande Guerre vient de commencer. Il cherche à s’employer de façon vraiment utile à son pays, d’autant que l’approche de la retraite lui interdit désormais de briguer le commandement d’un grand cuirassé.

À la tête de la défense anti-aérienne de Paris

Dirigeant la défense aérienne de la capitale, le capitaine de vaisseau Prère décède de maladie. Mortenol se porte candidat. Son nom n’est pas inconnu de Gallieni, gouverneur militaire de Paris, qui l’a rencontré à Madagascar et donne son accord. En juillet 1915, il prend ses fonctions au lycée Victor Duruy où siège Gallieni. Comme le rapporte ce jour-là dans son agenda le chef du 3bureau-Opérations, « …c’est un nègre. On est plutôt surpris de voir ce Noir pourvu de cinq galons et officier de la Légion d’honneur ; il paraît qu’il est très intelligent ; c’est un ancien polytechnicien. »…

Le 7 mars 1917, Mortenol est atteint par la limite de son grade. À la tête du GMP et très satisfait de ses services, Maunoury (X 1867) demande à le conserver. Ministre de la Guerre et bientôt président du Conseil, Paul Painlevé[2] « approuve cette proposition ».

Renforcer les moyens de défense

Lorsqu’il prend ses fonctions, Paris est soumis à des bombardements aériens répétés des fameux Zeppelin, puis par une aviation allemande – Taube, Aviatik – longtemps supérieure à la nôtre.

Mortenol ne peut que constater de sérieuses lacunes matérielles. Les canons anti-aériens sont des 75 qui ne peuvent se redresser qu’à 45°. Rapidement, il s’emploie à améliorer le fonctionnement de son service, à moderniser et à augmenter les moyens dont il dispose. On a installé un modèle expérimental, capable de se redresser à la verticale ; d’autres suivront. Les postes de recherche aérienne ne disposent alors que d’un seul projecteur, de puissance réduite. Mortenol en obtiendra plusieurs, transférés d’autres secteurs ; plus tard, leur puissance éclairante sera renforcée. De même, les transmissions se verront considérablement améliorées, doublées par des lignes de secours.

À l’armistice, Mortenol commande à 10 000 hommes, dispose de 65 projecteurs de grand diamètre, de près de 200 canons réellement adaptés au combat anti-aérien – contre 10 au début de la guerre.

Mieux qu'un exemple, un modèle

Mis à la retraite, Mortenol est promu commandeur de la Légion d’honneur le 16 octobre 1920. Résidant à Paris, il s’engage dans l’association France-Colonies et s’occupe activement du bien-être de ses compatriotes guadeloupéens, en particulier des marins-pêcheurs. Il décède en décembre 1930.

Si une démarche pour le faire entrer au Panthéon en 1937 est restée sans suite, quelques témoignages demeurent : une rue à Paris inaugurée en 1985 par Jacques Chirac ; une statue à Pointe-à-Pitre dévoilée en 1995 ; à Hendaye, une vedette de la Société nationale de sauvetage en mer porte son nom.

Comme l’a écrit Jean-Claude Degras[3], « la réussite de Mortenol a une portée symbolique incontestable dans l’inconscient collectif. Ses compatriotes l’ont perçu comme le premier à avoir rompu avec le cercle infernal de l’inégalité et du racisme. » Cet auteur rappelle qu’en décembre 1950 le Guyanais Gaston Monnerville, lui-même descendant d’esclave devenu président du Conseil de la République, attestait que « Mortenol (était) un admirable exemple. Mieux, un modèle ».


 

( Ici, monsieur l'ambassadeur Pierret a disposé la photographie de la statue de Sosthène Mortenol, ( voir en section Photographies ) situé en un espace « insignifiant » ( voir plus bas l'article que je reproduis en annexe à ce dossier, et qui a déjà été publié par Le Scrutateur, et très lu comme on le verra en lisant ou relisant l'article. En effet l'article publié en juin 2015, a reçu un accueil trsè favoarble du public, si j'en juge par les 3380 lecteurs qui ont bien voulu assortir leur lecture du signe « j'aime ». Or ces « j'aime » ou « like » dans d'autres systèmes sont très très inférieur au nombre de lecteurs effectifs des articles considérées, ce que je peux vérifier chaque jour en consultant les archives du Scrutateur mises à jour constamment. Grâce à cet article le nom de Mortenol a cessé d'être inconnu pour de très nombreux Guadeloupéens. Nul doute que le dossier communiqué par l'ambassadeur Alain Pierret contribuera à faire reculer l'ignorance et l'obscurantisme.
http://www.lescrutateur.com/2015/06/incroyable-des-guadeloupeens-ne-savent-pas-qui-fut-camille-mortenol.html

 Pointe-à-Pitre – Statue de Sosthène Mortenol


 


[1]. Sur le registre du concours de 1880 figure la mention : « Marques apparentes : noir » (le mot mulâtre a été rayé). Avant lui, un autre Antillais est entré à l'X, Périnon ; X 1832, il joua un rôle majeur dans les épisodes d’abolition de l’esclavage en 1848 aux côtés de Schœlcher que son cadet de 50 ans a également bien connu, l’accompagnant au Père-Lachaise au premier rang de ses familiers.

[2]. Il fut professeur à l'X.

[3]. Camille Mortenol, Le capitaine des vents, 2008.


 

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QUIDAL André 22/12/2015 11:58

J'ai moi-même écrit au ministre Le Drian afin qu'on donne à Titre posthume son grade d'Amiral au Commandant Mortenol. Je n'i point reçu à ce jour de réponse. Pourquoi pas une pétition signer par les Guadeloupéens?

paul Alika 01/12/2015 13:51

Mortenol, refuge tardif des insoumis, des traites et de gens qui mal dans leur peau contestent à cet homme d'être autre chose qu'un esclave. Ils auraient préféré le voir poursuivi par une meute de chiens lancée à ses trousses et tomber face contre terre dans un champ de cannes. Mort inutile de trop nombreux esclaves tués gratuitement par les géreurs de l'habitation au service des esclavagistes. Sorti de l'ombre de l'inhumanité, ce nègre au nez épaté et aux cheveux crépus a fait contrairement à d'autres losers en mal de revanche le choix de la conscience nationale pour mettre son intelligence et ses valeurs guerrières au service de sa patrie, tant en Afrique que contre l'expansionnisme allemand. Si l'histoire est un tout avec ses pertes et ses profits, la voie de la guerre est souvent le passage obligé de la paix, non celle du conformisme intellectuel ambiant qui jusqu'à l'obsession permet au mal de pourrir certains par la tête.

Edouard Boulogne 01/12/2015 14:01

Belle inversion de la pensée. A ce compte on pourra faire de moi, un jour, le chantre du séparatisme guadeloupéen.
Ah ces anonymes ! ( psc ).

Aimé Saint-Plais 30/11/2015 19:50

De même qu'il y a des idiots utiles, il y a des intelligents inutiles dont la "mémoire" refuse de s'encombrer, car ils sont la démonstration flagrante de la fausse route sur laquelle les pasteurs de la haine et du politiquement correct veulent pavloviser les troupeaux qu'ils charment de leurs mensonges, mensonges qu'ils profèrent en souriant (ce qui permet toutefois, quand on a de bons yeux, d'apercevoir leurs dents). Sosthène Mortenol était sans doute quelqu'un de trop bien, de trop éloigné de "Charlie", pour que le Groland jazz band veuille un seul instant s'identifier à lui. Car il importe de choisir son camp : la construction, ou la destruction ? La réponse estt dans l'actualité, dans la téléréalité et dans les tragiques pitreries de nos "représentants" qui ne représentent que ce qu'ils sont, c'est-à-dire l'incarnation plurielle des 7 péchés capitaux.

Claude HOUËL 30/11/2015 16:16

Tout ce qui vient affaiblir la "démonstration" de la culpabilité coloniale de la France et de la "nécessité " ,dès lors, de sa repentance, doit être soigneusement écartée.
Les Supplétifs vietnamiens et Harkis algériens survivants ont dramatiquement payé pour le savoir.
Ne doutons pas que Messieurs Eboué ou Monerville ne les rejoignent à court terme.
Bien entendu il ne faudra pas y voir un quelconque racisme, quoique...