Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Management de la terreur ? ( Les machinations en coulisses ).
Management de la terreur ? ( Les machinations en coulisses ).

Le blog/Site du Scrutateur s'efforce de commenter l'actualité. Ce commentaire, du moins je m'efforce de faire qu'il en soit ainsi, n'est pas « orienté » (avec la connotation justement péjorative que comporte cet adjectif impliquant manoeuvre insidieuse à l'égard du lecteur pour le conduire, à son insu, au moyen d'une technique éprouvée de la manipulation, là où, de son plein gré, il n'eut jamais voulu aller ).

En revanche, Le Scrutateur est engagé. Je ne cherche nullement à cacher ce que je pense des êtres et des évènements. Mon engagement est celui d'un homme de formation philosophique, de sensibilité chrétienne ( catholique ) qui jette un regard critique sur l'actualité, et tente de faire partager ses convictions de façon argumentée, sans toujours pouvoir éviter des maladresses et des partis pris.

Mon but est de participer à l'élaboration d'une opinion publique, qui ne soit pas livrée au seules influences des passions individuelles et de leur manipulation par des groupes d'influences ( souvent occultes ), dont les plus dangereux sont précisément ceux que l'on ne connait pas, et dont la seule visée est la manipulation sans frein de foules livrées à elles-mêmes.

Je me suis posé la question de sa crédibilité avant de publier le lien video que je livre à votre réflexion un peu plus loin. ( il a été fait cependant, en Allemagne, sur une chaine connue de télévision, et par un connaisseur en matière de communication, ayant exercé des responsabilités importantes ).

Relève-t-il de l'information ou de la volonté manipulatrice?

Ce qu'il nous dit, en tout cas, des évènements terroristes dont la gravité nous obsède depuis trois jours est très préoccupant.

Dans mes commentaires de ces faits, et même avant qu'ils ne se soient produits, j'ai tenté, ces dernières semaines d'apporter des éléments de mise à distance des citoyens par rapport aux clameurs du forum, et d'apporter des éléments de réflexion permettant une meilleure maîtrise de l'actualité historique.

Je me résous finalement à le publier pour ces raisons mêmes. L'un de mes soucis constants est de ne pas contribuer, par la publication de documents « à sensation » ( comme sait le faire si bien une « presse à sensation », qui ne cherche qu'à faire du fric avec les lecteurs/auditeurs considérés comme la matière première de leur « pouvoir » ) de ne pas contribuer, donc, à la peur qui occasionne le phénomène de « panique muette », qui à son tour engendre les fameuses « majorités silencieuses », où 95 % d'une population, dont chaque membre pris à part dans la vie individuelle de la modernité, persuadé qu'il est seul à juger ce qu'il croit être bien, - contrairement à ce que laisse penser une presse officielle, -  se réfugie dans le silence et le repli sur soi, abandonnent le cours des évènements aux 5% de la minorité agissante et se ruent dans l'esclavage.

Dès lors, je publie.

L'écoute de cette video m'a rappelé la lecture ancienne ( 1960 ) d'une biographie de Joseph Fouché, ancien ministre de la police de Napoléon 1er, et de Louis XVIII, par l'écrivain autrichien Stephan ZWEIG.

En voici l'extrait le plus significatif, qui montre que la nature humaine ne change guère au cours des siècles : « Je sais que cette biographie d'un être absolu­ment amoral et d'une individualité aussi particu­lière et aussi importante que celle de Joseph Fouché ne répond pas aux désirs évidents de notre époque. Notre époque veut et aime aujourd'hui des vies héroïques, car dans la pénurie où elle est de chefs politiques créateurs, elle cherche dans le passé des exemples plus hauts. Je ne méconnais nulle­ment le pouvoir qu'ont les biographies héroïques d'élargir l'âme, d'accroître l'énergie et d'élever l'es­prit. Depuis Plutarque elles sont nécessaires à toute génération qui monte et à chaque jeunesse nou­velle. Mais précisément, en matière politique, elles risquent de falsifier l'histoire, en laissant croire que jadis et toujours les véritables natures de chef ont dirigé effectivement le destin de l'univers. Il est incontestable que, par sa seule présence, une na­ture héroïque domine encore pendant des dizaines et des centaines d'années la vie spirituelle, mais seulement cette vie-là. Dans la vie pratique réelle, dans la sphère du pouvoir gouvernemental, l'action décisive appartient rarement (et c'est ce qu'il faut souligner, pour mettre en garde contre toute crédulité politique) aux figures supérieures, aux hommes des idées pures, mais bien à une caté­gorie d'êtres de beaucoup moins de valeur, quoique plus adroits, je veux dire ceux qui travaillent dans la coulisse. En 1914 et en 1918, nous avons vu com­ment les décisions historiques de la guerre et de la paix étaient prises, non pas selon la raison et par les responsables, mais par des individus cachés dans l'ombre, du caractère le plus douteux et d'une intel­ligence bien limitée. Chaque jour nous constatons encore que, dans le jeu ambigu et souvent criminel de la politique, auquel les peuples confient toujours avec crédulité leurs enfants et leur avenir, ce ne sont pas des hommes aux idées larges et morales, aux convictions inébranlables qui l'emportent, mais ces joueurs professionnels que nous appelons diplo­mates, —- ces artistes aux mains prestes, aux mots vides, et aux nerfs glacés. Si donc, réellement, comme le disait déjà Napoléon il y a cent ans, la politique est devenue « la fatalité moderne », nous voudrions essayer, pour nous défendre, de découvrir les hommes qu'on trouve derrière cette puissance et ainsi le redoutable secret de leur pouvoir. Je pré­sente donc l'histoire de Joseph Fouché comme une utile et très actuelle contribution à la psychologie de l'homme politique.

Salzbourg, automne 1929. »

Ecoutons donc, avec prudence, avec circonspection, mais avec attention.

 

Le Scrutateur.

 

https://www.youtube.com/watch?v=hZhbwvDyaLo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article