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Publié par Edouard Boulogne

Jérôme Jaffré : ce qui a changé depuis le 13 novembre.

Je choisis ce soir pour commenter l'actualité politicienne ( j'aimerais tant pouvoir dire « politique ». Mais il faut rester lucide ) un commentateur que j'évoque rarement, malgré son incontestable talent, peut-être parce que nos « tempéraments » sont tout de même très différents. (il faut écouter Jérome Jaffré sur LCI, dans l'émission Politique Show, qu'avec le magnifique et si sympathique Alexis Brezet; il sauve du naufrage et du Chabotage ( d'Arlette ) après le « départ » de Michel Field.

Avant de vous libérer pour lire sa prose, je voudrais cependant lui signaler certaines imprudences auxquelles il se livre et qui pourraient lui coûter très cher, en notre temps de politiquement correct ( ou de « sottement politique » pour être plus précis ).

Par exemple Jaffré déclare que Hollande bénéficie présentement de la Constitution qu'a voulue le général de Gaulle pour conforter le chef de l'Etat en période de crise grave. Diable! citer de Gaulle n'est pas sans risques à l'heure de l'idéologie molle, et pourrie du PS et de ses alliés écologistes et de gauche extrême. Renforcer le chef de l'Etat ne serait-ce pas un thème limite « fasciste? ( PSC ! ).

Le cher Jérome va même jusqu'à suggérer que l'Adresse ( au sens, ici, de « message » ) de Françoué au Congrès a été un atout pour leur « président » ( merci, Sarkozy!).

Merci Sarko! Oooooh! Mais le président du Cecop ( Centre d'études et de connaissance sur l'opinion publique ) expose sa crédibilité en ne diabolisant pas l'ex chef de l'Etat, sur lesquels s'acharnent, chaque jour que Dieu fait, avec la hargne arrogante et haineuse des milliers de cervelles racornies, qui s'acharnent contre lui, sur (notamment) facebook.

Oh! Jérome est un analyste subtil, mais je ne donnerais pas cher de sa peau s'il s'aventurait sur les tréteaux de la politicaillerie, où il serait déchiqueté ( moralement, et phy-si-que-ment ) par les « humanistes » que nous savons.

D'autant plus qu'il se livre à d'autres folles « imprudences », allant jusqu'à citer Charles Péguy : « Péguy disait: «Tout commence en mystique et finit en politique.» François Hollande depuis les attentats? Nous sommes dans la mystique. Les élections régionales? Nous sommes dans la politique, et le gain électoral pour le PS risque au final d'être assez maigre ».

Péguy? Tu te rends compte, lecteur justement stupéfait. Péguy ce cavalier français, qui, comme Descartes, partit d'un si bon pas! Péguy qu'aime à citer, pour le louer, l'abominable « fascite » ( comme ils disent, monsieur le commissaire ) Alain Finkielkraut, ce « juif » qui se prend pour un intellectuel ( on aura vraiment tout vu ! ), que voue aux gémonies toute la camarilla des sans culottes Valls, Taubira ( sans culottes au temps de la « grande Révolution » est une expression qui avait une signification autre que celle qu'elle revêt de nos jours. Quoique...! ), Edwy Plenel, et autres purs démocrates ( j'allais oublier le joyeux drille Bernard Cazeneuve, que l'on n'aimerait pas rencontrer au coin d'un bois ).

Il ose même, horresco referens ( je frémis en le disant ) parler de la pire fasciste que l'histoire ait porté jusqu'ici dans ses flancs : Marine Le Pen, ose dire le fou : « le risque, pour elle, serait de se placer en roue libre, tant ses thèmes sont omniprésents ».

Ah! décidément, comme disait le chanteur des années 60 ( l'aube des temps de la liberté !) « le monde et les temps chaaanngent ». ( bis ).

Mais j'ai assez bavardé, je vous livre à l'imprudent ( et « l'impudent » )Jérome Jaffré, qui, soyons honnête, n'est pourtant pas un homme de droite.

Qui est parfait?

 

Le Scrutateur. .

 

 

Jérôme Jaffré : ce qui a changé depuis le 13 novembre

 

http://premium.lefigaro.fr/elections/regionales-2015/2015/11/23/35002-20151123ARTFIG00231-jerome-jaffre-ce-qui-a-change-depuis-le-13-novembre.php?m_i=eMNeID1LMsLLH8F22rMDCUmHgpsxW6nq_VVE5iGsPuV7zw5uTfIp3eHx845UbnLWB2rvKl4YHLc%2B7QeykIdYDggGh%2B1QttBje%2BGBmeeF&a2=20151123225727&a3=763-2244490-883388

 

Par Vincent Tremolet de Villers
Publié le 23/11/2015 à 17h59

INTERVIEW - Le directeur du Centre d'études et de connaissance sur l'opinion publique (Cecop) analyse les effets des attentats sur la vie politique française.

LE FIGARO. - Un sondage Ifop pour le JDD indique que les bonnes opinions vis-à-vis de François Hollande ont grimpé de 7 %…

Jérôme JAFFRÉ.- La force actuelle de François Hollande, c'est qu'il bénéficie à plein de la puissance de la Ve République. Le général de Gaulle avait voulu cette Constitution pour que le chef de l'État incarne bien le pays dans l'épreuve et ait les moyens d'agir. Hollande a tous les outils pour le faire et il ne s'en prive pas. Il a la maîtrise de la politique internationale, la direction des armées, l'état d'urgence et, aussi, l'adresse au Congrès (merci, Sarkozy!). Il est en lien direct avec les Français, au moment où ceux-ci en éprouvent un grand besoin. Ce lien est-il transmissible au Parti socialiste? Péguy disait: «Tout commence en mystique et finit en politique.» François Hollande depuis les attentats? Nous sommes dans la mystique. Les élections régionales? Nous sommes dans la politique, et le gain électoral pour le PS risque au final d'être assez maigre.

«La sanction pourrait bien être tempérée par le climat d'unité nationale.»

L'abstention est une des clés du scrutin…

Jusqu'aux attentats, le scrutin se caractérisait de trois façons: indifférence, sanction du pouvoir socialiste et part des enjeux locaux. Ces trois dimensions se trouvent radicalement modifiées. L'indifférence laisse place à une plus grande mobilisation sur le thème «Votons pour dire notre opposition aux terroristes». La sanction pourrait bien être tempérée par le climat d'unité nationale. Enfin, la dimension nationale balaie désormais la dimension locale. Les points de comparaison que nous devons avoir sont les élections régionales de 2010, où il y avait eu plus de 53 % d'abstention, et les départementales de mars 2015, où l'abstention était de 50 %. La plus forte mobilisation se mesurera par rapport à ces deux chiffres. Qui en profiterait? Le PS, mais aussi les Républicains, si les classes moyennes et supérieures se déplacent davantage aux urnes. Mais aussi le FN, si l'abstention diminue dans les catégories populaires.

EELV, le PC et le Front de gauche peuvent-ils profiter du virage sécuritaire de François Hollande?

Ce n'est pas évident. On peut plutôt s'attendre à une focalisation sur les grands partis. Et d'ailleurs, tous les électorats, y compris à gauche du PS, ont pris le tournant sécuritaire, et le président a jeté aux orties le pacte de stabilité, vieille demande d'une partie importante de la gauche. Le risque pour le PS devient même que les listes partenaires, notamment écologistes, n'atteignent pas les 5 %. Dans ce cas, elles ne pourront pas fusionner, et le rassemblement de la gauche au second tour s'en trouvera affecté.

«Aujourd'hui, la politique retrouve un rang plus noble et son utilité devient plus évidente.»

Le Front national progresse…

Les thèmes majeurs que les attentats ont imposés sont en résonance avec le discours du Front national. En revanche, le parti de Marine Le Pen pourrait moins bénéficier d'un de ses moteurs les plus puissants, qui était l'hostilité violente à la classe politique. Cette idée selon laquelle les politiques sont impuissants à résoudre les problèmes et ne sont bons qu'à augmenter les impôts… Aujourd'hui, la politique retrouve un rang plus noble et son utilité devient plus évidente. En revanche, pour les régionales, un meilleur résultat des listes PS rendrait le retrait de leurs listes moins évident là où le FN peut espérer gagner, ce qui, triangulaire aidant, rendrait paradoxalement plus facile l'élection de présidents de région FN.

Les Républicains sont-ils toujours les grands favoris de l'élection? 

Comme aux départementales de mars, les Républicains espéraient jouer de leur position centrale caractérisée ainsi: «rejet de la gauche et refus du FN». Ces critères, aujourd'hui, sont moins puissants. Ils devraient cependant emporter la majorité des 13 régions (hors outre-mer), alors qu'aujourd'hui ils n'en détiennent qu'une sur 22. Reste à savoir gérer cette fin de campagne: doivent-ils faire le procès du temps perdu par le pouvoir socialiste face au terrorisme? Ce n'est pas sûr, car, dans les drames, l'opinion demande de l'action et ne se penche pas sur le passé. Par ailleurs, n'oublions pas qu'avant les attentats les deux motivations de vote mises en avant par les Français pour ces élections étaient le chômage et les impôts. Plutôt que de parler exclusivement de sécurité, les Républicains pourraient tenter de les remettre dans le jeu.

Les cartes sont rebattues pour la présidentielle…

«La courbe du chômage n'est plus le critère majeur.»

La situation a changé, mais inégalement, pour les grands leaders. Beaucoup, à l'évidence, pour François Hollande. La courbe du chômage n'est plus le critère majeur. Désormais, les questions seront: «A-t-il été un bon commandant en chef pour le pays? A-t-il réussi à protéger les Français?» Assez, pour Alain Juppé, qui veut porter l'unité nationale comme pendant de droite de François Hollande. Mais son image est fondée sur deux piliers: un rôle de sage et l'identité heureuse. Or, les Français veulent aujourd'hui un guerrier plutôt qu'un sage, et, dans les temps du malheur, l'identité heureuse est plus difficile à promouvoir. Un peu, pour Marine Le Pen. Le risque, pour elle, serait de se placer en roue libre, tant ses thèmes sont omniprésents. Mais comme l'hypothèse d'affronter Hollande au second tour reprend des couleurs, elle pourrait se rapprocher des attentes des électeurs de la droite classique. Reste Nicolas Sarkozy, qui est un peu en suspension et pourrait méditer le titre des mémoires d'Edgar Faure: «Avoir raison trop tôt est un grand tort». Son jeu est donc d'assumer pleinement la fonction de chef de l'opposition et de prendre date en espérant que le climat politique, dans un an, au moment de la primaire, sera différent, d'autant qu'à moyen terme un tel drame pourrait bien favoriser encore plus la droitisation de la société française.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 24/11/2015. Accédez à sa version PDF en cliquant ici


 

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Lucien Kabois 24/11/2015 15:22

Ce qui a changé depuis le 13 novembre ? Mais rien ! RIEN n'a changé. La seule chose, c'est que quand un verre est brisé on ne peut plus boire dedans. Il faut donc changer les pneus, et tant pis pour les padas (padamalgamistes) qui se contenteront d'une douce amnésie pour dissimuler qu'ils vont se mettre à adorer ce qu'ils ont brûlé (sauf le Front national, Éric Zemmour, Philippe de Villiers, la religion catholique et l'idée qu'il puisse exister en France une droite qui n'ait rien à voir avec la gauche qui se voudrait sortable et qui se fait appeler LES RÉPUBLICAINS) et à brûler ce qu'ils ont adoré en se faisant passer pour des pompiers. Ah ! quand sonnra l'heure de la chasse (celle qu'il s'agirait de tirer sur tous ces gens-là).