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Publié par Edouard Boulogne

La troisième image, est celle d'enfants des Saintes ( en Guadeloupe, cliché datant de 1895  ) qui apprirent leurs déclinaisons des verbes de notre langue, en chantant, comme LS 53 ans plus tard.
La troisième image, est celle d'enfants des Saintes ( en Guadeloupe, cliché datant de 1895  ) qui apprirent leurs déclinaisons des verbes de notre langue, en chantant, comme LS 53 ans plus tard.
La troisième image, est celle d'enfants des Saintes ( en Guadeloupe, cliché datant de 1895  ) qui apprirent leurs déclinaisons des verbes de notre langue, en chantant, comme LS 53 ans plus tard.

La troisième image, est celle d'enfants des Saintes ( en Guadeloupe, cliché datant de 1895 ) qui apprirent leurs déclinaisons des verbes de notre langue, en chantant, comme LS 53 ans plus tard.

Je ne ferai pas l'injure aux lecteurs du Scrutateur, de rappeler ce qu'est un « passé simple » dans la langue française, ni la déclinaison du verbe « voir » dans cette même langue. Quoique! …............ Allons-y quand même, car nous avons la chance d'être lu par de très jeunes personnes, que je salue au passage, et remercie de leur assiduité. Donc, et nous le chantions, en choeur, dans nos salles de classe de la fin des années quarante, en une musique inoubliable pour les enfants de ce temps-là, in illo tempore ». C'était, moins la musique : « je vis, tu vis, il vit, nous vîmes, vous vîtes, ils virent ».

Or un éditeur, qui compte dans le monde d'édition, notamment scolaire , vient de publier un Manuel où l'on propose aux enfants d'aujourd'hui une bien étrange version du verbe « voir » au passé simple.

Le philosophe Pierre Boutang citait souvent cette phrase de Dostoïevski « qui perd sa langue, perd son peuple ». Nous y voilà, sous l'action quotidienne et obstinée des Vincent Peillon, et des Najat Vallaud-Belkacem ( et de ceux qui les ont placés à leur poste de nuisance ).

Lisons donc cet article de l'Express.

 

LS.

 

 

"Je vus, tu vus, il vut...": l'éditeur Magnard s'excuse pour sa conjugaison fantaisiste du verbe "voir"

 

( http://www.lexpress.fr/culture/livre/je-vus-tu-vus-il-vut-l-editeur-magnard-s-excuse-pour-sa-conjugaison-fantaisiste-du-verbe-voir_1726339.html?PMSRC_CAMPAIGN=20151016150101_42_nl_nl_lexpress_culture_livres_5620f4d3d3860b253d8b4567&xtor=EPR-620-[20151016150101_42_nl_nl_lexpress_culture_livres_5620f4d3d3860b253d8b4567_001A5Z]-20151016-[Voir_003EQUK]-[RB2D106H00149FZ1]-20151016010300#PMID=Y2Rlc3BvaW50ZXNAZ21haWwuY29t )

 

"Mon cahier de Français 4è", éditions 2015, Magnard, filiale d'Albin Michel.

Magnard

Après avoir dans un premier temps minimisé l'erreur, l'éditeur Magnard va lancer "dès aujourd'hui" une réimpression corrigée de son manuel scolaire Mon cahier de Français 4è, qui proposait une conjugaison erronée du verbe "voir".

Mea Culpa. L'éditeur de livres scolaires Magnard a finalement présenté ses excuses, ce jeudi, pour avoir laissé passer une erreur de conjugaison du verbe "voir" dans son manuel Mon cahier de Français 4è utilisé par les enseignants dans leurs classes. 

"La conjugaison du verbe 'voir' au passé simple dans Mon cahier de Français 4e édition 2015 page 127 est erronée", reconnaît l'éditeur, filiale d'Albin Michel, sur son site. "Nous regrettons sincèrement cette importante erreur et prions les enseignants et leurs élèves de bien vouloir accepter nos excuses". 


 


 

Page 127 donc, le livret conjugue le verbe "voir" à coups de "Je vus, tu vus, il vut, nous vûmes, vous vûtent, ils vurent". Magnard indique mettre à la disposition des professeurs la version corrigée de cette page à télécharger et lance "dès aujourd'hui" une réimpression corrigée de l'ouvrage. Un échange est également possible. "Cet incident nous mène à encore renforcer nos procédures de relecture et de contrôle", assure l'éditeur. 

Retro pédalage

Dans un premier temps, l'éditeur avait affirmé à BFMTV qu'il ne comptait pas demander le rappel des ouvrages ni même envoyer un correctif. Magnard aurait préféré évoquer le terme de "coquille" (faute de frappe, ndlr), même si "toute la conjugaison du passé simple a été méthodiquement massacrée", rapporte le site d'information. Magnard se serait même retranché derrière le fait d'être incapable d'informer tous les détenteurs des manuels et donc d'être obligé d'attendre que le stock s'écoule avant de corriger la faute.  


 

Mais entre-temps, l'information s'est massivement propagée sur les réseaux sociaux et dans les médias. L'éditeur a donc changé son fusil d'épaule. 

 

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Jo Letaxi 16/10/2015 19:29

Il faut s'habituer à ce que le français (la langue) n'ait plus rien à voir avec le français, comme le Français qui de plus en plus devient si différent du Français qu'il en est volontiers indifférent à la France, quand il n'est pas franchement hostie. Peut-être un grand pas a-t-il été franchi vers le Javanais, langue universelle s'il en est ou vers le désespéranto, cette langue si intelligente et si profonde qu'on n'a plus envie d'en pleurer que d'en rire.

Livia 16/10/2015 17:52

Ils finiront par avoir la peau du français, et aussi la peau des français!

Louis Tikitak 16/10/2015 17:41

Toute honte boirue, n'est-ce pas ? Le pire, c'est que les éditeurs de livres scolaires ont des correcteurs. Voilà où mènent les contrats si juteux et les petites faveurs sonnantes et trébuchantes consenties par les éditeurs de manuels scolaires à ceux qui leur en octroient le privilège. C'est ça, la France de l'excellence dont les socialos nous chantent en choeur, pas en solo, qu'elle est en marche.

Lucien Kabois 16/10/2015 17:37

L'illétrisme commence par les manuels scolaires. Comment s'étonner après que l'Éducation nationale soit une fabrique de crétins ?