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Publié par Edouard Boulogne

Que va faire Sarkozy en Russie?

Monsieur Sarkozy s'en va t'à Moscou rencontrer Vladimir Poutine. La Russie n'est plus l'URSS, même si nombre de ses cadres, et M. Poutine lui-même, ont travaillé à l'époque du communisme totalitaire. Et d'ailleurs que pouvaient-ils faire, sauf à choisir de croupir dans le Goulag, que les jeunes générations ignorent, puisque ceux qui sont nés avant 1991ne l'ont jamais connu. Il y a 24 ans, c'est hier, pour moi, mais une éternité pour un gamin de 20 ans.

En Allemagne, après 1945, en dehors des grands chefs du nazisme, et des criminels de guerre avérés, il en fut de même. Des dizaines de milliers de cadres qui avaient adhéré au parti nazi, de force, parce que dans un régime totalitaire, il n'avaient d'autres moyens de vivre que d'adopter cette position attentiste, furent ceux qui refondèrent l'Allemagne d'après la catastrophe, et lui rendirent sa prospérité sous la direction de l'homme exceptionnel que fut le chancelier Konrad Adenauer, un de Gaulle allemand.

Ainsi en est-il de Poutine en Russie, redevenu patriote, et faisant bénéficier son pays de sa stature peu ordinaire, et de sa formation « réaliste » d'ancien kagébiste.

Sur ce que je crois être sa stratégie actuelle, que j'approuve, je renvoie à l'article publié ici même ( http://www.lescrutateur.com/2015/09/c-est-de-vladimir-poutine-que-nous-viendra-peut-etre-le-salut.html ) et à quelques autres ( taper Poutine en archives, dans l'onglet « Rechercher un article ).

C'est pourquoi j'approuve Nicolas Sarkozy d'aller rencontrer Poutine à Moscou, après Giscard d'Estaing, dans la ligne même d'ailleurs de certains américains tel l'ancien président Jimmy Carter.

Le problème, malheureusement, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy on ne sait pas ce qui en lui engendre sa démarche. Est-elle inspirée par une conviction profonde? Ou bien n'est-elle que le souci de contrarier la politique Hollande/Fabius, misérable et folle, mais, pour l'heure, hélas! Se trouve être celle de la France?

 

Le Scrutateur.

 

 

Rencontre Sarkozy-Poutine: le "coup très tactique" du patron des Républicains

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/lr/face-a-poutine-sarkozy-s-offre-un-quart-d-heure-de-gloire-et-d-unite_1730217.html?PMSRC_C

 

Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy lors d'une rencontre en novembre 2012 à Moscou.

AFP/Natalia Kolesnikova

Le président du parti Les Républicains s'envole pour Moscou ce mercredi. Sur place, il rencontrera Vladimir Poutine pour un face-à-face qui aurait déclenché il y a quelques semaines de vives critiques à droite. Mais, ça, c'était avant.

L'alignement des planètes est presque parfait. L'actualité a placé Vladimir Poutine au centre du dossier syrien et la droite, élus comme sympathisants, s'est convertie à l'idée d'un dialogue franco-russe. Début octobre, un quart des Français de droite interrogés par l'institut Ifop disait avoir une bonne opinion du président russe. C'est peu mais c'est le plus fort indice de popularité dans un électorat, à l'exception de celui du FN.  

"Se rendre à Moscou en ce moment, c'est zéro risque pour Nicolas Sarkozy. C'est un coup très tactique", observe une cadre du parti Les Républicains (LR), pourtant peu suspecte d'idolâtrie sarkozyste. Ces derniers mois, le jugement aurait été tout autre. En mars 2014, Bruno Le Maire milite contre la présence de Vladimir Poutine aux cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement. Un an plus tard, Alain Juppé critique "l'accès de russophilie aigüe à l'UMP".  


 


 

Changement de ton à droite

A l'époque, le soutien de François Fillon au maître du Kremlin est mal vu. Les échanges avec Moscou sont l'oeuvre de l'aile droite du parti, de Thierry Mariani, leader de la Droite populaire, à Jacques Myard, tête de pont des souverainistes. La main tendue vers l'est se double d'une défiance à l'ouest et aux Etats-Unis.  

Puis, les souvenirs de l'annexion de la Crimée, de l'attaque du vol de la Malaysian en Ukraine ou de l'assassinat de l'opposant Boris Nemtsov s'estompent. Les bombardements russes en Syrie replacent Vladimir Poutine dans le jeu diplomatique. Aujourd'hui, les opposants à un tête-à-tête entre le président russe et Nicolas Sarkozy sont rares à droite.  


 

Thierry Mariani et Jacques Myard affichent toujours autant leur soutien. "On ne peut pas reprocher au chef de l'opposition de rencontrer un chef de l'Etat. Quand François Hollande se déplace à l'étranger, il s'entretient régulièrement avec la majorité et l'opposition sur place", avance le député des Français de l'étranger, qui a calé une réunion entre Nicolas Sarkozy et 200 à 300 militants moscovites jeudi soir. "L'intérêt de la France, c'est de s'entendre avec Poutine, un personnage important dans la résolution des crises internationales", poursuit Jacques Myard. 

"Que va faire Sarkozy là-bas?"

Critique vis-à-vis de Poutine dans une interview accordée à L'Opinion au plus fort de la crise ukrainienne, Axel Poniatowski, vice-président LR de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée, affirme lui-aussi qu'il est "dans l'intérêt de la France de parler avec la Russie". "Je tiens une position plus pragmatique que droit-de-l'hommiste", assure le député du Val-d'Oise.  

De son côté, Bruno Le Maire ne milite plus pour des sanctions à l'égard de la Russie. S'il était aux responsabilités, il irait lui-aussi discuter avec Vladimir Poutine. "Le positionnement de Bruno n'est pas idéologique. En diplomatie, on ne fait pas d'idéologie", note son entourage. Qui n'est toutefois pas dupe des intentions de Nicolas Sarkozy. "Que va-t-il faire là-bas? Critiquer François Hollande ou formuler des promesses qu'il ne pourra pas tenir puisqu'il n'est pas président de la République? Cette visite est une simple question d'image. Il veut se montrer dans les habits d'un chef de l'Etat."  

"La Russie, c'est l'échec de François Hollande. Il est dans un corner", juge Axel Poniatowski. Ce jeudi, Nicolas Sarkozy prendra un malin plaisir à s'afficher avec Vladimir Poutine et rappeler qu'il a travaillé avec lui durant son quinquennat à l'Elysée. Contrairement à son successeur. 

 

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