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Publié par Edouard Boulogne

Une nouvelle entourloupette de F. Hollande qui chercherait à convoquer le Congrès?

François Hollande se débat comme « diable en bénitier » pour tenter par des subterfuges ( cependant grossiers ) de se maintenir au pouvoir, avec le soutien d'une « majorité » de gauche pourtant ultra divisée, mais prête à une unité de façade pour tenter de maintenir ; 1 ) les avantages matériels, facilités par la maîtrise des leviers de commande étatique, 2 ) de poursuivre une politique suicidaire pour la France s'originant dans une idéologie parfaitement amorale, voire immorale, et anti française, sous le masque de l'internationalisme et des pseudos droits de l'homme.

L'article du Point qu'on va lire, est assez clair sur ce point.

J'en retiens trois points qui me paraissent les plus importants :

A ) Le recours au mode électoral de la « proportionnelle intégrale ».

Ce serait la fin de ce qui reste de la Vème République, pour revenir à l'émiettement parlementaire des 3 ème et 4 ème Républiques, qui conduisit à l'affaiblissement de la France et à son effondrement de 1940 face à l'Allemagne, et à la gabegie totale de la 4 ème République en 1958.

Aucun parti politique français ne résisterait à un recours au vote à la proportionnelle. Même le PS ou le parti des Républicains. Il suffit de considérer l'état de ces deux formations en l'état actuel des choses. Dans chacun de ces partis, chaque tendance s'érigerait en parti, et la constitution d'un gouvernement relèverait du tour de force, et des arrangements provisoires entre tendances, toujours prêtes à remettre en cause leur contrats sous les prétextes les plus divers. Sous la 4ème République, les gouvernements se succédaient tous les six mois.

B ) La reconnaissance des 75 langues régionales.

On feint d'oublier que la France, contrairement à d'autres pays européens, - l'Allemagne par exemple, - ne trouve pas son unité dans une homogénéité biologique ou linguistique, mais dans une patiente action unificatrice des rois de France, autour de la Couronne et dans l'unification progressive et lente par la langue française, depuis l'ordonnance de Villers Cotterêt voulue par François 1er, qui continue l'unification nationale par l'imposition de la langue ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts )

Il ne s'agit pas de revenir sur l'intérêt accordé aux langues régionales, et à leur étude, mais de prendre conscience que la « nature »de la France comporte une part d'artificialité, que ceux, en France même, mais aussi à l'étranger qui ont intérêt à sa disparition en tant que puissance, s'attachent, en en prenant les moyens, de détruire en l'attaquant à la racine.

C ) Le troisième point que je retiens de cet article, montre le peu d'intérêt que Hollande porte à l'outre-mer français, sauf à court terme et comme vivier électoral ( tout comme F. Mitterrand naguère, dont le programme électoral, connu sous le titre de Programme commun de la gauche, rangeait les départements d'Outre Mer dans la rubrique de la politique étrangère de ce programme ). Je me suis permis de souligner en gras, le passage de l'article qui parle de nous, « circonscription unique », sur le même plan que...les Français de l'étranger.

Braves gens, - et je compte parmi ceux-ci nombre de personnes, « socialistes » tripaux, mais attachées à leurs statut de citoyens français » - , braves gens donc, dormez. François veille sur vous.

 

Le Scrutateur.

 

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Hollande cherche à convoquer le Congrès

Le chef de l'État souhaite "prendre une initiative institutionnelle". Une annonce pourrait avoir lieu lors de sa conférence de presse du 7 septembre.

Par Emmanuel Berretta

 

( http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/hollande-cherche-a-convoquer-le-congres-01-09-2015-1960942_1897.php#xtor=CS2-238 ).

 

« Je veux bouger sur les institutions. » Telle est l'affirmation lancée à ses conseillers par François Hollande, à l'approche de sa conférence de presse de rentrée du 7 septembre. Le président de la République souhaite faire « des annonces », ce qui est pour l'heure démenti par le Palais de l'Élysée. « Le président s'exprimera sur l'accueil des migrants, la lutte contre Daesh, le budget, les baisses d'impôts et les réformes sociales », indique la présidence.

Pourtant, selon nos informations, ses conseillers se creusent les méninges pour lui offrir l'occasion de réunir le Congrès en vue d'inscrire dans la Constitution l'une de ses promesses électorales. Toutes les réformes constitutionnelles envisagées ont été jusqu'ici bloquées par le Sénat. « La voie du référendum est écartée. Trop risqué », lâche son entourage. En effet, François Hollande sait trop bien que le peuple ne répond jamais à la question, mais à celui qui la lui pose. Et ce n'est pas avec sa cote de popularité actuelle qu'il peut s'offrir un plébiscite.

Quels sont donc les sujets qui justifieraient que François Hollande convoque le Congrès, quitte à essuyer un refus (la révision constitutionnelle exige une majorité des deux tiers) ? L'essentiel n'est pas tant d'obtenir l'accord de l'opposition que de démontrer que celle-ci bloque des réformes pourtant légitimes.

Qui en faveur de la proportionnelle ?

Il est peu probable que le chef de l'État s'aventure à proposer la modification du mode de scrutin en faveur de la proportionnelle. La question lui a déjà été posée : il a estimé que ce n'était « pas la priorité des Français », qui attendent des résultats sur le chômage et la croissance. Cette proposition aurait les faveurs des écologistes (ceux-là mêmes qu'il cherche à mettre de son côté) et des centristes (notamment François Bayrou, qui en fait la clef de voûte d'une refondation politique). Pour le Front national, l'effet d'aubaine serait énorme. « Hollande ne prendra jamais le risque de faire entrer 150 députés FN au Parlement », estime son entourage. Les Républicains seraient donc les seuls à s'y opposer vivement.

Autre obstacle à la proportionnelle : le redécoupage électoral. Trop tard pour retailler les circonscriptions ? Pas sûr. Les députés écologistes ont pris soin de déposer fin juin plusieurs propositions de loi comprenant notamment la proportionnelle intégrale à un tour et la réduction du nombre de députés de 577 à 450. Dans cette configuration, les 13 régions métropolitaines deviendraient les nouvelles circonscriptions*. Le redécoupage ne serait pas nécessaire. François Hollande saisira-t-il la perche qui lui est tendue par ses amis écologistes (de Rugy, Placé...), ne serait-ce que pour le plaisir de voir les centristes et les Républicains se diviser sur cette question ? Peu y croient tant la manoeuvre serait visible. ( Grossière. Note du Scrutateur ).

L'indépendance du parquet, bloquée au Sénat

Le chef de l'État pourrait alors se rabattre sur un sujet moins « politicien » : l'indépendance du parquet, bloquée par le Sénat. En janvier 2014 déjà, il s'était promis de reprendre la main sur cette réforme avortée. Lors de ses voeux devant les corps constitués, il exprimait le souhait que Christiane Taubira, la garde des Sceaux, remette en branle la révision constitutionnelle nécessaire du Conseil supérieur de la magistrature afin que celui-ci puisse nommer les parquetiers. « C'est un texte qui devrait réunir une large majorité des parlementaires et qui nous mettrait à l'abri de certaines décisions venant de la Cour européenne des droits de l'homme, parce que notre parquet ne serait pas indépendant », avait-il souligné. Depuis janvier 2014, rien n'est advenu...

Au passage, François Hollande se ferait un plaisir de rappeler que, si la droite use de sa minorité de blocage, c'est qu'elle a plus à craindre de la justice que la gauche. Et naturellement, tous les regards se tourneront vers Nicolas Sarkozy, l'adversaire que François Hollande souhaite le plus ardemment affronter, afin de ressouder la gauche dans le meilleur ciment, l'anti-sarkozysme.

La reconnaissance des 75 langues régionales

Un dernier sujet pourrait faire l'objet d'une annonce institutionnelle : la convocation du Congrès à Versailles début 2016 pour la ratification de la Charte européenne des langues régionales (elles sont au nombre de 75 en France). Christiane Taubira a présenté le projet de texte en conseil des ministres fin juillet. Cette charte, rédigée en 1992, signée par la France en 1999, est toujours jugée  inconstitutionnelle, d'où la nécessaire révision de la loi fondamentale...

« Mais enfin, c'est quand même un sujet mineur et totalement à contre-courant de la refondation de l'unité de la nation qui suit l'élan post-Charlie, remarque-t-on dans son entourage. Au moment où l'on veut ressouder les Français, on les divise par leurs patois. Où est la cohérence ? »

* Les Français de l'étranger et les 9 circonscriptions de l'outre-mer seraient regroupés dans une circonscription unique.( souligné par Le Scrutateur ).

 

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castets 02/09/2015 17:00

Bonjour Mr Boulogne.
Espérons de belles empoignades pour éviter le retour des chaises musicales, ce serait le coup de grâce. Peut-être que les résultats du FN aux Régionales pourrait être un élément modérateur, sans compter de très ferventes prières pour l'unité de la Droite et la déstabilisation de la Gauche élargie...
Bonne fin de journée, cordialement Cjj

Lucien Kabois 02/09/2015 16:20

Les langues régionales ! Encore une astuce pour donner au premier idiot du village venu rang d'académicien parce que le soeur sait son patois, et que le patois, c'est toujours un peu approximatif. Au moins Ama Machin pourra certifier - contre toutes les évidences vérifiables - que le créole est une langue africaine et que les Antilles sont un pays d'Afrique, comme le pense François Béta et comme le pensait le programme commun de François Alpha et comme le pense aussi Bicomas Sarkozy dès lots que son cher cpnseiller Biancatelli l'en a convaincu, d'où le referendum tordu que m'on sait où le peuple Martiniquais à voté pour son indépendance - sans bien comprendre ce qu'il faisait - après avoir massivement voté pour rester Français. Il fait dire que les rouages de l'État, cornaqués par Sarkozy n'ont pas ménagé leurs efforts pour inviter les Martiniquais à se contredire à quelques jours d'intervalle.