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Publié par Edouard Boulogne

Les médias ont choisi leur camp.

Dans le vivier tiède, et fade, de la politique française, en cette fin du mois d'aôut, Françoise Roussel, de Boulevard Voltaire peine à trouver quelque poisson riche en couleurs, et en vitamines pour la France. Elle vise juste en évoquant le rôle castrateur des médias qui donnent le ton.

 

LS.

 

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Il ne faut pas négliger le parti pris des médias, et des journalistes « moteur », qui peuvent influencer les indécis, voire manipuler les cerveaux de ceux qui ne s’informent pas suffisamment.

 

 

Il ne faut pas négliger le parti pris des médias, et des journalistes « moteur », qui peuvent influencer les indécis, voire manipuler les cerveaux de ceux qui ne s’informent pas suffisamment. Il paraît que « Les guignols » ont fait basculer le vote de Balladur sur Chirac…

Alors, examinons ce qui se passe actuellement. Les médias ont acté la médiocrité patente de Hollande, la peu vraisemblance de sa réélection et, donc, ont globalement pris parti pour Juppé, dont le centrisme bascule à gauche. Je vais me concentrer sur le très consensuel et affable Jean-Jacques Bourdin de RMC. La première émission qu’il a faite après les vacances était joviale : on n’est pas vieux à 70 ans ! Et de prendre les appels de Toto et Zézette, âge 70, tout contents d’exprimer qu’ils allaient bien, faisaient de l’aquagym, profitaient, bref, n’étaient vraiment pas vieux. Comme Sheila et, surtout, comme Juppé. Les auditeurs voient qu’ils ne se sentent pas vieux à 70 ans, or Juppé a 70 ans, donc Juppé n’est pas vieux… CQFD. Voilà un de ses handicaps balayé sympathiquement et dans la bonne humeur…

Juppé et Sarkozy ont été aux manettes avec les résultats et le bilan que l’on sait ; le premier convient cependant aux médias grâce à sa complaisance en tous domaines vis-à-vis de la bien-pensance. Quant à Sarkozy, on l’entend peu en ce moment, embusqué qu’il est dans sa position de « rassembleur » pour son camp ; il attend son heure. Mais le rejet massif de sa personne par les Français tous bord confondus, et de sa politique par ceux de son camp, lors des dernières élections présidentielles le rendent peu crédible en tant que candidat dangereux contre la gauche.

Dans le camp des Républicains, deux personnes sortent du rang, se positionnant fièrement à droite, avec un programme construit : François Fillon et Bruno Le Maire. Il est de bon ton, actuellement, de mettre en avant dans les médias leur « manque de charisme… » ; n’ai-je pas entendu Jean-Jacques Bourdin dire si insolemment à Bruno Le Maire qu’il avait le « charisme d’une huître » ? Je félicite ce politicien civilisé d’être resté calme…

Ces deux personnes (j’associe à cette analyse Nicolas Dupont-Aignan) présentent bien physiquement, sont bien élevées, très cultivées. Elles expriment calmement, intelligemment et courageusement un programme et des convictions fortes, rationnelles, certainement pas populistes, mais correspondant à l’état du pays, à ses vrais problèmes auxquels elles proposent de vrais solutions.

Et c’est cela, pour moi, le « charisme ». Et non le racolage de bateleur et les mensonges éhontés à la Tsípras ou Mélenchon, par exemple, qui sont, eux, qualifiés de « charismatiques » mais qui utilisent la démagogie et l’affabulation au détriment des exigences de la dure réalité. Les médias, comme il est dans leur ADN, font barrage aux vrais réformateurs de droite en tentant de les décrédibiliser, voire en les considérant comme battus d’avance et donc inexistants, pour mettre en avant les éternels ventres mous dont nous sommes, hélas, coutumiers et qui nous tuent. Espérons que le bon peuple de France, majoritairement à droite, saura passer outre ces manipulations et désigner comme futur chef de notre pays un homme d’État courageux et non un politicard.

Françoise Roussel

 

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