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Publié par Edouard Boulogne

L'inquiétant conseil Régional de Martinique.

12 août 2015 |

 

( Le site Free Pawol, livre un inquiétant tableau de « l'élite » martiniquaise, du moins de celle qui se veut d'avant garde, et la fondatrice d'une Nasyon Mawtinikaiz dont les protagonistes tentent, - alors que notre île soeur est encore un département français, et dans le cadre de l'article 73 de la constitution, - tentent donc de tester le caractère lucratif et festif du futur « statut ».

Les avertissements destinés aux électeurs martiniquais seront-ils entendus, ou subiront-ils le sort tragique des prophéties de la malheureuse Cassandre?

 

LS ).

 

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Les réactions de la majorité PPM au conseil Régional, après la mise en examen pour « recel d'abus de biens sociaux et banqueroute » de Catherine Conconne, 1ère vice présidente et chef d’entreprise mise en cause dans une affaire de banqueroute, démontre une fois de plus, l’absence de morale politique de ceux qui gèrent cette institution. Ainsi une élue qui a déjà eu à répondre devant la justice du non paiement de plus de 300 000 € de loyers pour son commerce, qui vient d’être mise en examen pour recel d’abus sociaux et banqueroute, serait apte à gérer des fonds publics. C’est ce que tente de nous démontrer scandaleusement le député et président du Conseil Régional, en refusant la démission de l’intéressée.

 

Les Martiniquais ont de quoi s’inquiéter sérieusement parce que Catherine Conconne a déjà démontré ses compétences en gestion. Elle a laissé les loyers impayés de son commerce dépasser les 300 000 euros, jusqu’à ce que le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France la condamne en référé en mars 2014, à payer 328 324,92€ à la Société « Perrinon Invest », pour la location de son magasin situé au centre commercial Cour Perrinon, à Fort-de-France, juste en face de la mairie où elle est adjointe au maire.

Toutes celles et ceux qui ont osé évoquer ce dossier ont eu droit aux réflexions outrageuses de l’élue qui se dit au service du peuple, mais qui oublie que régulièrement des familles se font expulser de leur logement pour quelques mois de loyer impayés. Elles ne bénéficient pas de la même tolérance, de la même patience de leur propriétaire.

Cette fois, même si sur sa page Facebook, la 1ère vice-présidente de la Région affiche son habituelle arrogance et mépris pour l'opposition, d’autant qu’elle a le soutien de son président, Serge Letchimy, qui l’a affiché sur son blog et par communiqué le 3 août, l’affaire est grave et embarrassante. Plus grave que veut bien le laisser croire Madame Conconne qui, il faut le rappeler, est pour l’instant présumée innocente.

 

L'élu d'opposition Louis Boutrin, avocat de profession, ayant publié un texte rappelant la loi qui s'applique à l'occasion de la démission d'un élu, le voilà transformé en « Maître Loulou » dans un post publié la page Facebook de la mise en examen.

« Aux termes de l’article L.4132-2 du Code Général des Collectivités Territoriales « : « Lorsqu'un conseiller régional donne sa démission, il l'adresse au président du conseil régional qui en donne immédiatement avis au représentant de l'État dans la Région ». La démission devient définitive dès la réception de la lettre de démission par le président du Conseil régional qui n’a pas à se prononcer sur le refus ou l’acceptation de la démission.

La jurisprudence administrative précise que cette démission entre en vigueur dès sa réception et ce, même si le conseiller se rétracte (TA Grenoble, 31 mars 1992).

En l’espèce, le président du Conseil régional de Martinique n’a donc aucune compétence pour apprécier l’opportunité de la démission volontaire d’un Conseiller régional que ce dernier fasse partie de sa majorité ou qu’il soit de l’opposition.

Dès lors, Monsieur Letchimy, qui est par ailleurs député de la République, doit respecter la loi et donner immédiatement avis de cette lettre de démission au préfet de Région pour ne pas ridiculiser davantage l’institution régionale qu’il entend protéger.

S’agissant du retrait de la délégation de signature, il convient de rappeler que c’est un acte nominatif qui permettait à Madame CONCONNE d’intervenir à tout moment pour signer les actes concernés par cette délégation. Son retrait n’a donc pas seulement une signification politique mais se révèle, paradoxalement, comme une condamnation juridique. »

 

Le chef de file de l'opposition, Daniel Marie-Sainte, qui a le défaut de trop bien lire et comprendre les dossiers, devient « l'ingénieur Dos d'âne ». La 1ère vice présidente l'avait déja traité de « chyen abiyé an moun ! » (Chien habillé en homme ). Tel est le niveau de communication de ces représentants du PPM, qui oublient que les Martiniquais vont à l'école, que nombreux sont celles et ceux qui poursuivent des hautes études, que tous attendent plus d'intelligence, de classe, de respect, de la part de leurs élus.

Le compagnon de la 1ère vice-présidente de la Région et son frère sont mis en examen pour détournement de fonds publics. Le juge d’instruction a constaté l’abus de biens sociaux commis par les dirigeants de « Vedette Madinina », au profit d’un membre de leur famille, en l’occurrence Catherine Conconne, qui a accepté de bénéficier de l’argent de cette SARL « Vedettes Madinina » pour aider son commerce de vente de chaussures « Les deux font la paire », qui se situait au centre commercial du Rond-Point du Vietnam Héroïque, à Fort-de-France.

Charles Conconne est inscrit au Tribunal de Commerce comme étant le « gérant mandataire » de ce magasin de chaussures qui en novembre 2008 a été placé en redressement judiciaire, puis en liquidation judiciaire en janvier 2009. Selon les dispositions du Code de commerce, est un « gérant-mandataire » celui qui gère un fonds de commerce pour le compte du propriétaire du fonds (le mandant).

Madame Conconne justifie ce « prêt » en expliquant qu'il a été accordé à son commerce « afin de l’aider à redémarrer son activité après un important dégât des eaux. Cette somme est prêtée en attendant le versement des indemnités d’assurance.» Elle ne précise ni le montant de cette indemnité, ni si elle a été versée. Mais on sait que le dit « prêt » n’a jamais été remboursé à « Vedette Madinina ».

Il suffit d’un clic sur Google pour trouver l’article L.241-3 modifié par la LOI n°2013-1117 du 6 décembre 2013 - art. 30 qui indique les faits qui peuvent être qualifiés du délit d’abus de bien sociaux, puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 375 000 euros :

« Le fait, pour les gérants, de faire, de mauvaise foi, des biens ou du crédit de la société, un usage qu'ils savent contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement. »

Un constat s’impose, Catherine Conconne est impliquée dans une affaire de gestion frauduleuse. Elle avoue dans sa lettre de démission déguisée, avoir en 2007, bénéficié pour son commerce, dont écrit-elle « j’assurais de fait la gérance », 15 000 € . Des sommes soustraites illégalement des comptes de « Vedettes Madinina ».

Si toutes les petites entreprises pouvaient bénéficier à l’occasion d’une difficulté d’un tel prêt, combien n’auraient pas déposé leur bilan ?

Etonnement Serge Letchimy écrit : « Les informations apportées dans la lettre montrent bien qu’il n’y a aucune implication de Madame Conconne dans l’affaire dite « Vedettes Madinina », alors que la chef d’entreprise reconnaît, dans sa lettre de démission, avoir reçu l’argent sous forme de « prêt » pour son magasin.

Le dictionnaire Larousse indique pour le mot « implication » : Etat de quelqu’un qui est impliqué dans une affaire.

Pour le mot « impliqué » : attribuer à quelqu’un une part de responsabilité dans une affaire fâcheuse.

Pour un Parti qui nous rabâche les oreilles avec le mot « responsabilité », on aura compris l’interprétation qu’il en fait. Le Député apparenté socialiste et président du Conseil Régional conclut : Cette affaire n’étant aucunement liée à ses missions dans la collectivité, Serge Letchimy a décidé de ne pas accepter la démission de Catherine Conconne de ses fonctions d’élue régionale et de première Vice-Présidente de l’institution. Cependant, pour lui permettre d’organiser au mieux sa défense et de clarifier ce dossier il accepte la remise de ses délégations de signature qu’il assumera personnellement jusqu’à la fin de la procédure. Serge Letchimy a manifesté à Catherine Conconne son total soutien et sa profonde amitié. »

La méthode peut choquer quand on sait que le Président du Conseil Régional est Député apparenté socialiste et que le gouvernement qu’il soutient a prouvé qu’il sait faire le ménage dans ses rangs, quand un comportement peut souiller l’idée qu’on se fait de la politique.

 

Quel message envoyé aux jeunes du pays ?

 

Pour une élue qui se dit au service du peuple, comment peut-elle ignorer en sa qualité de chef d’entreprise, que les salariés sont les premières victimes des abus de biens sociaux pratiqués par leurs employeurs. Quel message envoie patron qui pratique une gestion frauduleuse, aux jeunes qui entrent sur le marché du travail ? Voila comment des valeurs et l’identification à l’entreprise sont détruites par celles et ceux qui s’offusquent régulièrement de la moindre grève, mais qui par leurs pratiques, condamnent leurs employés à des salaires de misère, aux licenciements, au chômage.

 

Panique à la Région et communication de crise d’amateurs

 

A l’annonce par la presse le 30 juillet dernier, des mises en examen dans cette affaire « Vedettes Madinina », la terre s’est mise à trembler juste sous l’immeuble de Cluny ou la dame et ses camarades de Parti exercent leur pouvoir en montrant du doigt les élus de l’opposition, sur lesquels ils déversent leur mépris, avec arrogance et vulgarité. On a même vu un élu, Camille Chauvet, leur faire un doigt d’honneur en pleine séance plénière.

La mise en examen pour recel d’abus de bien sociaux de Catherine Conconne tombe bien mal, juste quelques mois avant les élections pour la Collectivité Unique de Martinique que le PPM compte bien gagner en décembre, avec Serge Letchimy en tête de liste.

Le séisme provoqué par cette nouvelle affaire ne devrait pas faire douter toutes celles et ceux qui accourent pour se prosterner devant Serge Letchimy, qui se présente en modèle de bon gestionnaire. Au vu des reniements, des revirements, des compromissions qui se multiplient depuis quelques mois, on finit par savoir qu’il ne reste pas beaucoup de morale en politique dans l’île dite aux fleurs, où la corruption trouve mieux son fumier pour fleurir.

 

 

La suite ici : Free Pawol | L'inquiétant Conseil Régional de Martinique

Ma&dame Catherine Conconne.

Ma&dame Catherine Conconne.

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isabelle 13/04/2016 14:45

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Raoul Dheste 14/08/2015 17:20

Il s'agit là d'un scénario que n'importe quel simple d'esprit était en mesure de prévoir avec certitude bien avant le référendum de 2010. Au fait, qui, en 2010, a voté oui à la question sur le changement de statut ? Et qui, après un coup pareil, peut encore avoir la moindre estime pour Nicolas Sarkozy (sous le règne duquel la préfecture de la Martinique s'est engagée à fond pour la défranciation d'un département qui a voté massivement oui pour son identité française avant d'être trahie par le plus hautes autorités de l'État... français ?