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Publié par Edouard Boulogne

( 1 ) Le Mont Sinaï. ( 2 ) Toutes choses égales : Le mémorial de Gaulle à Colombey les deux églises.
( 1 ) Le Mont Sinaï. ( 2 ) Toutes choses égales : Le mémorial de Gaulle à Colombey les deux églises.

( 1 ) Le Mont Sinaï. ( 2 ) Toutes choses égales : Le mémorial de Gaulle à Colombey les deux églises.

A propos de l'article d'hier sur Charles de Gaulle, un lecteur, qui signe Céache Day, m'écrit ceci : « de Gaulle, on aime ou on n'aime pas. Et chaque fois avec des arguments bien étayés. Il n'empêche que de Gaulle permet de dégager un principe essentiel de la réalité politique française, c'est le constat de la médiocrité de ceux qui mènent (en se référant à lui ou non) les affaires publiques depuis... 40 ans. Et Giscard n'échappe pas à ce constat. Pauvre vaniteux qui a cru hypnotiser les Français. Comment ? en injectant suffisamment de gauche dans sa pensée active pour vacciner le pays contre ce qui est devenu aujourd'hui son addiction, c'est-à-dire ce long chemin qui permet à la gauche de se réaliser dans une subtile alchimie entre la tyrannie et l'anarchie qui s'appelle le politiquement correct et qui organise un terrorisme intellectuel autour de la défaisance permanente de ce qu'il est convenue d'appeler la France, que ce soit l'État, le peuple ou la nation. Quand au vidéogramme que nous propose le Scrutateur aujourd'hui, il nous permet de mesurer à quel point Chirac fut à la fois un imposteur et un crétin, ce qui est le lot de tous les pieds nickelés qui, se croyant malin, parent leurs maladresses de fausses qualités. Chirac se prétendit gaulliste ? Tout ce qu'il fit, à commencer par l'ajustement des élections législatives et présidentielles fut contraire à l'esprit gaulliste et aux principes constitutionnels, tels qu'on les enseignait il y a quarante ans... en première année de licence de droit. Là est la preuve qu'il s'agit d'un crétin. Depuis 1958... et 1962... les énarques sont passés par là, donnant la preuve (aujourd'hui plus qu'hier et encore moins que demain) qu'ils n'ont rien compris, et que la substance intellectuelle de la France s'est littéralement évaporée avec le temps. La constitution dont de pseudo-constitutionnaliste se prétendent les gardiens a été dénaturée sous couvert de réformes et de progrès, et ils ont tout cassé. Mais en klaxonnant : ainsi, tout est perdu, fors le bruit ! »

C'est le même qui m'adresse cet autre videogramme ( voir ci-dessous ) de la même conférence de presse, qui vaut son pesant d'or, et que les lecteurs regarderont et écouteront avec admiration et respect.

Respect pour la lucidité de l'orateur, pour la rigueur et, osons le dire, la splendeur de son éloquence et de sa syntaxe. Précisons que ce jugement n'est pas d'un idolâtre.

Je n'éprouve de l'idolâtrie à l'égard de nul homme politique, fut-il le général de Gaulle, et, je pourrais ( j'avais 20 ans en 1962, et les gens d'expérience, point dépourvu de mémoire, comprendront ce que je veux dire ! ) écrire un article, méchant article, violemment anti gaulliste, en tripatouillant des textes, en combinant selon mes humeurs, en toute mauvaise foi, des actes séparés de leur contexte, je m'y refuserai toujours.

Disons que la politique algérienne du général, qui manifestait pourtant une prescience certaine du monde de 2015 ( dans le monde islamique ), chez ce visionnaire, à partir des signes que ne voyaient pas des esprits pourtant à dix mille lieues au-dessus des ectoplasmes qui dirigent la France de 2015, toutes tendances confondues, disons donc que cette politique avait de quoi surprendre et disons « choquer » un garçon de 20 ans, qui n'avait pas encore médité, et compris le mot de Louis XI : « on ne gouverne pas innocemment ».

Et qui n'avait pas lu, non plus, il est vrai qu'il n'avait pas encore été formulé, le propos du général ( en Irlande, en 1969 ) vaincu dans un référendum sur la régionalisation, par une coalition de nains, errant sur la lande irlandaise, tel un fantôme du roi Lear, puis écrivant sur la première page d'un volume de ses Mémoires de guerre, offert au Président irlandais, ce propos de Nietzsche : « Rien ne vaut rien. Il ne se passe rien, et cependant tout arrive. Mais cela est indifférent ».

Paroles immédiatement suivies, sur la même page de garde, du mot de Saint Augustin : «  Vous qui m'avez connu dans ce livre, priez pour moi ».

On comprendra que celui qui eut 20 ans, et qui écrit ces lignes 53 ans plus tard, fasse la part des choses, et appelle à mesurer la profondeur abyssale de la chute de la pensée politique, et du style, et de l'âme, survenue en Europe, et particulièrement en France, depuis.....1968, et la promotion Voltaire de l'ENA !!!

Mais cette introduction à un videogramme ne se veut ni nostalgique, ni haineuse. Elle incite à l'écoute du document sonore, et à en tirer la leçon programmatique.

Programmatique, car l'analyse gaullienne demeure d'actualité, et sa visée une ( la ) solution aux spasmes actuels de la politique française et européenne. Et qu'elle rassemble encore des partisans nombreux.

Que ceux-ci soient actuellement marginalisés par un nihilisme bassement matérialiste, est un fait.

Qu'ils soient définitivement condamnés à l'impuissance et à la mutité, en est un autre qu'il nous appartient de contribuer à démentir.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Qw3U4Tbp7fQ

 

Le Scrutateur.

 


 

Le titre de l'article ci-dessus m'a été suggéré par une réminiscence d'un chapitre de mon livre Libres paroles, intitulé : Hauteur.

 

HAUTEUR .

( Voir aussi Aristocratie, noblesse, honnête homme).

 

                   « Jadis il y avait une hauteur ».

                                      Paul Celan.

 

                            Je prends ici « hauteur » en son sens figuré, moral. On pourrait parler aussi de « vertu » au sens grec du terme, de « magnificence ».

 A son fils, qu’il affecte de mépriser, le roi Ferrante dans la pièce de Montherlant La reine morte déclare « vous ne respirez pas à la hauteur où je respire ». C’est assez prétentieux, et peut-être la vraie « hauteur » n’a t-elle pas besoin d’être proclamée et de se persuader, à tout instant, de son authenticité.

         La hauteur est plutôt une vertu aristocratique. Elle ne doit pas être confondue avec la morgue, l’attitude snob.

Chez « l’honnête homme », elle est une conquête sur la pente naturelle de l’homme, c’est-à-dire la médiocrité, le laisser-aller, et peut, dans le meilleur des cas, devenir comme une seconde nature.

         Je suis en train de lire, ce jour, Le suicide de la France, livre d’entretien entre l’avocat Jacques Vergès et le professeur Bernard Debré (éditions Olbia), et un passage très simple évoque pour moi la fameuse « hauteur ».

         Les deux hommes parlent du tour que prend la vie politique en cette période post gaullienne de la cinquième République où nous vivons, inaugurée en 1981 par l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. C’est Jacques Vergès qui répond au propos de son interlocuteur : « Vous parlez de la droite post gaullienne. Voici une anecdote qui résume tout et montre le fossé qui nous sépare des années de Gaulle. Michel Jobert m’a raconté sa prise de fonction comme secrétaire général de l’Elysée sous Georges Pompidou. Le nouveau président, qui était gourmand, se renseigne sur la manière dont s’organisent les dîners. Les officiels et ceux qui ne le sont pas. Jobert va aux nouvelles et lui rapporte ceci : pour les dîners officiels, le général ne réclamait aucun menu particulier. Il faisait confiance à son cuisinier qui disposait d’une enveloppe mensuelle. Quand les frais de réception dépassaient l’enveloppe on payait sur facture. Quand ils étaient inférieurs la différence était reportée sur le mois suivant. Quant aux dîners privés, c’était la simplicité même : Mme de Gaulle en établissait le menu…Et à la fin du mois, les frais étaient imputés sur le traitement du Général ! C’était cela aussi sa « certaine idée de la France ». Aujourd’hui, l’enjeu est simplissime : ou la classe politique en retrouve le chemin, et le peuple retrouvera celui des urnes, et du respect pour ses dirigeants. Ou bien la jurisprudence Mitterrand s’installe définitivement, et avec elle cette démocratie du simulacre" »

         Quelle jurisprudence Mitterrand ? Vergès la résume en quelques mots. Elle consistait à faire d’un officier de gendarmerie qui le servait fidèlement…. un préfet, et d’un médecin qui jouait bien au golf, c’est-à-dire le laissait gagner, un ambassadeur ! Pour ceux, trop jeunes, que leur mémoire ne renseignerait pas assez précisément sur ladite « jurisprudence », ils pourront se reporter aux livres de Jean Montaldo, : Mitterrand et les quarante voleurs, etc.  

La « hauteur » ce n’est pas seulement l’acte héroïque et spectaculaire, c’est aussi la vertu simple et honnête.

L’homme aristocratique a le respect de soi. Il n’oublie pas de servir plutôt que de se servir.

                            (Journal, 25/07/02)°.

 

( 3 ) De Gaulle en roi Lear sur la lande irlandaise. ( 4 ) Le temps des vaches "maigres"?
( 3 ) De Gaulle en roi Lear sur la lande irlandaise. ( 4 ) Le temps des vaches "maigres"?

( 3 ) De Gaulle en roi Lear sur la lande irlandaise. ( 4 ) Le temps des vaches "maigres"?

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castets 13/08/2015 17:07

Bonjour Mr Boulogne,
Au final, il est urgent d'imaginer un renouveau , après cette belle période d'après guerre pleine d'espoir !
Que de belles et grandes visions dans tous les domaines, La DS, le Concorde, le Grand Charles !
Aujourd'hui, qu'avons nous en chantier qui soit en avance sur son temps et fasse l'admiration du Monde entier ; en dehors évidemment de nos prestations sociales qui sont le miroir aux alouettes dans les Pays en retard sur la course mondiale à l'échalotte !
Nous devrions obliger nos différents Politiques à pratiquer plus l'INA que l'ENA !
Bonne fin de journée, cordialement Cjj