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Publié par Edouard Boulogne

Afrique du sud :  Orages sur l’arc-en-ciel, où quand la xénophobie devient endémique.

Cet article montre à quel point l’idéologie de « l’antiracisme », peut être dangereuse pour tous. A la mode des « penseurs » bobos, parisiens ou autres, dès les années 80 de l’autre siècle, elle porte de plus en plus de par le monde ses fruits amers. Même en Afrique du sud, malgré Mandela, malgré Mgr Desmond TUTU.

Comme si on pouvait laisser impunément des enfants jouer avec des allumettes à proximité de stocks de dynamites.

 

Le Scrutateur.

 

Les anti-racistes sont des xénophobes comme les autres



Jean Bonnevey
le 18/04/2015


 

 

Comme un noir sud africain ne peut pas être raciste vis a vis d’un autre noir, il est xénophobe. Ce qui ne change rien au rejet. La nation arc en ciel reste largement dominée par le racisme des noirs vis à vis des blancs malgré les références à Mandela. Quand au racisme des blancs, qui peut croire qu’il ait disparu par admiration du black power.

 

L’Afrique du sud est confrontée à une nouvelle forme de racisme, celui contre les immigrés africains. Les attaques xénophobes actuelles ont démarré après les propos du roi zoulou Goodwill Zwelithini – la plus haute autorité traditionnelle de la province du Kwazulu Natal – appelant les étrangers à faire leurs bagages et rentrer chez eux. L'Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, fait figure d'eldorado ou de refuge aux yeux de nombreux immigrants africains. Pourtant, la pauvreté reste endémique, le chômage chronique et les frustrations énormes parmi la majorité noire. Le rêve n’est pas au rendez-vous.

 

Devant le Parlement, le président sud-africain Jacob Zuma a lancé un appel au calme lors d'une allocution solennelle devant le parlement. «Nous condamnons les violences dans les termes les plus forts. Nous appelons au calme et à l'arrêt des violences», a-t-il dit devant les députés, qualifiant de «choquantes et inacceptables» les attaques xénophobes.

 

Les autorités sud-africaines sont dépassées par les attaques xénophobes qui se sont multipliées ces derniers jours. Les étrangers, en grande partie de nationalité congolaise, tanzanienne, ou encore burundaise, vivent sous la menace dans plusieurs quartiers du pays. Les violences à l’encontre des étrangers en Afrique du Sud ne datent pas d’hier. Les étrangers sont régulièrement accusés d’être à l’origine de l’insécurité dans le pays, ou encore d’être à l’origine du chômage des Sud-Africains, qui estiment qu’ils s’emparent de leurs emplois.

 

Le pouvoir aura bien sûr la tentation de détourner l’attention contre les «  méchants » blancs. La statue du colonisateur britannique Cécil Rhodes a été déboulonnée. le conseil de l'université a voté le retrait d'une statue du colonisateur britannique Cecil Rhodes de l'Université du Cap (UCT), un mois après qu'elle ait été maculée d'excréments puis recouverte de sacs poubelles, et jeudi une grue est entrée en action. Sous les acclamations et en direct à la télévision celle-ci a lentement soulevé le bronze, qui représente Rhodes assis en majesté sur son socle, le menton sur la main gauche dans une pose évoquant Le Penseur du sculpteur français Auguste Rodin. L'œuvre a été déposée sur un camion devant la mettre à l'abri, sans doute dans un musée, non sans avoir été encore une fois molestée par des étudiants. Le mouvement Rhodesmustfall (Rhodes doit tomber) des étudiants de l'UCT a fait tache d'huile ces dernières semaines. Des étudiants de l'université Rhodes de Grahamstown (sud) ont exigé que leur établissement soit débaptisé, tandis que leurs confrères de l'Université du KwaZulu-Natal à Durban (est) s'en sont pris à la statue du roi d'Angleterre George V, le grand-père d'Elizabeth II. Le parti radical des Combattants pour la liberté économique (EFF) du jeune tribun Julius Malema a saisi la balle au bond et appelé à faire tomber toutes les "statues coloniales" rappelant les anciens maîtres blancs du pays, anglais et afrikaners.

 

Certains militants sont immédiatement passés à l'acte, y compris au cœur de la capitale Prétoria, souillant de peinture verte la statue de l'ancien président Paul Kruger pendant le week-end pascal. Mercredi, quelques dizaines d'Afrikaners, certains en tenues para-militaires, ont protesté au pied de la statue. Autre héros afrikaner, l'ancien Premier ministre Louis Botha a vu sa statue taguée jeudi devant le Parlement au Cap. Des actes condamnés par l'ANC et qui suscitent l'inquiétude de la minorité blanche, qui représente 8% de la population.

 

Mais alors que les noirs se mobilisent stupidement contre les symboles du colonialisme et de l'apartheid qui a fait cette nation en partie, une vague de xénophobie souffle, visant cette fois des populations noires. Comme quoi on peut être anti-raciste, raciste-anti blanc et xénophobe.

 

Illustration en tête d'article : portrait de Cécil Rhodes

 

 

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Claude HOUEL 21/08/2015 17:29

Ne pas trop juger les Sud Africains car c'est une situation qui guette à relativement cour terme les européens en général et les grinçais en particulier : dans une société en voie de paupérisation pour les classes moyennes et d'implosion pour les classes déjà défavorisées, l'afflux exponentiel d'immigrés représente une grave menace de réaction incontrôlée voire de guerre civile.
Le risque de riposte xénophobe voire raciste devient inquiétant .
Voir à ce sujet l'analyse pertinente du site Hérodote : http://www.herodote.net/L_Europe_et_l_immigration1_4_Une_page_se_tourne-article-42.php?ID_dossier=445
Voir également les analyses de Christophe Guilly sur le sacrifice des classes populaires par les politiques bobos roses ou bleus.cf le lien :http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=1956&ID_dossier=445
Si on ne réagit pas nous aurons demain une situation qui ne sera certainement pas l'arc en ciel du vivre ensemble.

castets 23/08/2015 06:57

Bonjour Monsieur Houel,
Merci pour ce lien très instructif (qui mériterait une exposition plus ample), pertinent et dénué de langue de bois, dommage que de telles analyses ne hantent pas les médias et nos utopistes rêveurs indécrotables et malheureusement décisionnaires de si peu !

castets 21/08/2015 07:33

Bonjour Mr boulogne,
L'ex OUA tremble sur son socle, je trouve une certaine ressemblance musicale entre " Amamazama " et Asimbonanga de Johnny Clegg :
La culture africaine est une mosaïque complexe qui ressemble plus à un Picasso qu'à un Michel Ange !
Dans les temps anciens, les migrations se faisaient vers l'Ouest, en Afrique il plus rassurant de se frotter aux anciens blancs racistes, qu'aux "neofils " noirs d'exclavagistes traditionnels, n'en déplaise à la garde des sots que nous sommes, puisque nos archives, elles, peuvent parler !
Le cap au Nord sera donc la nouvelle direction de marche, et nous n'en constatons aujourd'hui en Europe que les prémisses ! Triste journée pour l'Afrique et la LDH...
Bonne journée, cordialement Cjj