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Publié par Edouard Boulogne

Sur la crise européenne, le discours utile du non conformiste N. Dupont-Aignan.

( Je fais précéder le Lien avec le discours de M. Dupont-Aignan d'une introduction, destinée à faire prendre conscience que le discours sur l'Europe, dont on nous abreuve tous les jours, si important qu'il soit, n'est pourtant qu'un aspect de la question européenne, passant peut-être à côté de l'essentiel. C'est l'absence de cet essentiel, déjà palpable dans la vie quotidienne, qui engendre tous ces dysfonctionnements de plus en plus redoutables de la vie sociale et politique ( déchainement de la violence, progrès dans la consommation de stupéfiants, éclatement des familles, etc ). Une sortie de la crise sur le plan purement économique où nos responsables se situent, ne servirait à rien, sauf peut-être à aggraver le mal dont nous souffrons. LS. ).

 

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L'Europe est un mot qui désigne, bien entendu, une entité géographique, « ce petit cap avancé du continent asiatique » comme disait Paul Valéry.

Elle est aussi une civilisation, c'est-à-dire une création spirituelle collective, plus ou moins élevée, expression de l'intention, plus ou moins élaborée, plus ou moins consciente d'elle-même, tendant à instituer à différents niveaux, matériel et économique, artistique, spirituel et religieux, un certain type d'Homme.

On évoque en histoire, par delà une foule de cultures parfois sommaires, parfois très affinées quelques grandes civilisations, citons dans le désordre, et sans volonté hiérarchisante : les civilisations chinoise, hindoue, égyptienne, grecque, romaine, européenne.

Cette civilisation européenne, très complexe, comporte dans son être de nombreux éléments, dont les trois dominants sont ce qui demeure de la grécité, de la romanité, et depuis deux mille ans, le ferment chrétien.

Depuis le XVI ème siècle, surtout, cette civilisation européenne a donné le ton au reste du monde.

Quand l'élément dominant ( trop souvent dominateur, hélas ! ) perd de sa vigueur, semble sur le déclin, apparaissent alors des foyers de contestation, de revanche des « dominés » d'hier. C'est ce qui explique le ressentiment palpable de beaucoup de peuples aujourd'hui, de par le monde contre l'Europe, contestation semblable à celle de l'adolescent contre sa famille, perçue, souvent ( pas toujours ) injustement comme attentatoire à son devenir.

Or l'Europe, toujours présente, et dont il serait imprudent de préjuger de son effondrement prochain, est effectivement en crise ( http://www.catholica.presse.fr/2009/11/26/sur-un-certain-regard-vide/ ).

Il en est constamment question dans les médias, relayant les discours de nos « politiques », à propos de la crise grecque, de sa possible sortie de la monnaie européenne, voire de l' « Union européenne » elle-même.

Ces palabres, ont certes leur importance, mais elles ne portent pas sur l'essentiel ( qu'est-ce que l'Europe? Le message civilisationnel, qu'à tort ou à raison elle a voulu apporter au reste du monde est-il valable, toujours valable? Qu'est-ce qui mérite qu'on vive et éventuellement se sacrifie pour lui? ).

Un des plus grand philosophes européens du XX ème siècle E. Husserl, s'exprimait ainsi à la fin des années 1930 :

« La crise d'existence de l'Europe n'a que deux issues : ou bien l'Europe disparaîtra en se rendant toujours plus étrangère à sa propre signification rationnelle, qui est son sens vital, et sombrera dans la haine de l'esprit et dans la barbarie ; ou bien l'Europe renaîtra de l'esprit de la philosophie, grâce à un héroïsme de la raison qui surmontera définitivement le naturalisme. Le plus grand péril qui menace l'Europe, c'est la lassitude. Combattons ce péril des périls en « bons Européens », animés de ce courage que même un combt infini n'effraie pas. .Alors, de la flamme destructrice de l'incrédulité,du feu où se consume tout espoir en la mission humaine de l'Occident, des cendres de la pesante lassitude, ressuscitera le Phénix d'une nouvelle intériorité vivante, d'une nouvelle spiritualité; ce sera pour les hommes le gage secret d'un grand et durable avenir : car seul l'esprit est immortel ».

Ni M. Hollande, ni Mme Merkel, ni leurs homologues européens ne se situent dans une perspective husserlienne.

L'Europe qu'ils envisagent n'est pas celle que préconisait encore le général de Gaulle. Leur Europe est essentiellement économique, et « matérielle » ( matérialiste ).

Les questions matérielles ont certes une très grande importance. Mais Husserl l'avait bien compris : «  à quoi sert à l'homme d'exalter son corps, s'il vient à perdre son âme »?

Je tenais à situer la problématique européenne, ( qui concerne le monde dans sa totalité ) avant de laisser la parole, comme l'annonce le titre de l'article, à M. Nicolas Dupont-Aignan.

Ce député, président du mouvement Debout la France, s'exprime dans  L'Opinion.fr, et précisément sur la question européenne dans son actualité économique, à l'occasion de la "crise grecque".

Son discours non conformiste, mérite d'être écouté. Les partisans du discours dominant, ont plusieurs moyens d'éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux.

Soit ils les disqualifient en leur plaquant une étiquette politique infamante, par exemple d'extrémiste de droite, ou de populiste, etc. Et c'est le sort qu'ils réservent, par exemple au Front National.

Soit, quand la disqualification par l'infamie n'est vraiment pas possible ( c'est le cas concernant Dupont-Aignan ) il le traite en quantité négligeable, comme dans les matchs de foot du lycée, quand « les grands » mettent hors jeu les « petits », en les ignorant, les traitant dédaigneusement de « pain au beurre ». On se souvient pourtant de « petits » coups de pattes qui décidèrent de « grandes parties »!

Plus sérieusement, l'on n'a pas oublié ( formule de convention ) le propos méprisant de Staline à Roosevelt et Churchill, durant la guerre, à la conférence de Téhéran ou le britannique ayant évoqué l'utilité selon lui de la participation du Vatican aux conversations sur l'Europe d'après guerre, le soviétique donc s'esclaffa : " Le pape! Combien de divisions! ".

On sait pourtant le rôle déterminant de l'Eglise, et de Jean-Paul II dans la chute du communisme.

Ne négligeons pas donc, les petits, qui peuvent être ce grain de sable capable d'enrayer la mécanique la plus complexe.

Ecoutons donc Dupont-Aignan, sans arborer pour notre propre compte le sourire aussi inquiet au fond, que malveillant de ses détracteurs.

Ecoutons le avec NOTRE INTELLIGENCE.


 

Le Scrutateur.


 

https://www.youtube.com/watch?v=NlJKxPGpUCk&feature=youtu.be

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