Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Philippe Bilger : Christiane Taubira, ministre du verbe creux.

Je ne veux pas pas être long pour introduire cette interview, sur la « politique pénale » de Christiane Taubira.

D'abord parce que je suis un Français des Antilles, que je sais de quoi est capable cette extrémiste de gauche que j'ai vu à l'oeuvre aux côtés des ses amis indépendandistes guadeloupéens, dont le sinistre Elie Domota, et que je ne voudrais pas que mon propos dépasse ma pensée ( cette femme n'est au fond qu'un instrument aux mains des irresponsables socialistes &ctuellement au pouvoir.

Je considère que son choix, par François Hollande en qualité de ministre de la justice est une inqualifiable provocation.

Ensuite, par ce que le propos de M. Bilger est parfaitement clair, et n'a pas besoin d'explications.


 

Le Scrutateur.


Publié le 11/07/2015 à 10h09

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Philippe Bilger réagit au long entretien que Christiane Taubira, Garde des Sceaux, a accordé au magazine Society.


Philippe Bilger est magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole. Son dernier livre Ordre et Désordresvient de paraître aux éditions Le Passeur.


Que vous inspire la notion d' «humanisme pénal» développée par Christiane Taubira qui souhaite «créer les conditions pour que le condamné revienne dans la société»?

Je suis frappé de voir non seulement qu'elle a une vision idéologique, mais à quel point cela s'aggrave. Emergent son arrogance intellectuelle, son mépris envers les gens qui ne pensent pas comme elle, son auto-satisfaction comme si elle était la seule à véritablement penser. Elle n'a pas tort lorsqu'elle dit que la droite est trop pragmatique, et qu'elle écoute tellement le réel que celui-ci finit par l'étouffer. Le projet du Garde des Sceaux doit être de proposer aux Français un plan structuré et efficace. Lorsqu'elle parle d'humanisme pénal, je récuse sa conception d' «humanisme» totalement orientée et partisane, et d'autre part je cherche désespérément où s'est incarné l'adjectif «pénal» dans la politique mise en œuvre par Christiane Taubira depuis qu'elle est Garde des Sceaux.

Selon vous, la contrainte pénale - mise en place par Christiane Taubira - qui condamne sans envoyer en prison est-elle une mesure efficace?

Elle n'est pas une mesure efficace pour la raison simple qu'elle est superfétatoire. Il fallait qu'elle donne son nom à une réforme qui touchait de près ou de loin la réalité judiciaire - après la loi sur le mariage pour tous. Les années précédentes, nous avions des groupes de réflexion, des commissions, des colloques, du verbe mais pas de loi. C'est maintenant chose faite.

Comprenez-vous le souci accru de Christiane Taubira de s'atteler au chantier de la justice pour mineurs?

Il ne faut pas aller vers plus d'éducatif mais plutôt augmenter la part de répressif. Elle est en train de faire le contraire. Sa manière de considérer les crimes et délits ordinaires, qu'ils soient commis par des mineurs ou par des majeurs relève d'une idéologie compassionnelle et bisounours, c'est un profond mépris pour le peuple français réel, qui lui pâtit de ces transgressions dans sa quotidienneté.

Je trouve effarante la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs de 16 à 18 ans, ainsi que celle des peines-plancher. On n'aurait pas dû réformer la justice des mineurs, mais la garder telle quelle. On aurait dû adopter une philosophie pénale qui fasse que les magistrats des mineurs se considèrent comme partie prenante du processus pénal sans pour autant verser dans le compassionnel.

Les mineurs d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec ceux de 1945. Plus de la moitié des vols avec violence sont commis par des mineurs, au moins de 16 à 18 ans, voire plus jeunes. On sait que, de plus en plus, la délinquance commence à 12-13 ans. Réformer l'ordonnance de 45 et de manière générale la justice des mineurs serait une aberration.

Comment le Ministre de la Justice pourrait-elle résorber le problème de la surpopulation carcérale?

Il est paradoxal de voir que Christiane Taubira est vantée de tous côtés, notamment à gauche, et scandaleusement maintenue par François Hollande, qui cyniquement la qualifie de «marqueur de gauche», mais que personne n'a été capable de vanter son action en elle-même. On parle beaucoup du talent pour la parole de Christiane Taubira, du courage de la femme, de son passé politique [ndlr: indépendantiste guyanaise de 1978 à 1981], de ses prouesses poétiques, mais jamais personne n'a dit qu'elle était un bon Garde des Sceaux. Et je continue à dire, aujourd'hui plus que jamais, qu'elle en est un calamiteux.

Pendant longtemps, elle a cru que son verbe tiendrait lieu de politique, et qu'il suffirait qu'elle pleure avec talent sur la réalité judiciaire pour que d'emblée la surpopulation carcérale diminue et que l'indignité de certains lieux pénitentiaires soit effacée. Ce que je lui reproche, c'est d'avoir été incapable de mener de front une politique pénale à la fois humaniste et efficace pour le peuple français et qui améliore la structure et les conditions pénitentiaires. Cette ministre si contente d'elle-même n'a pas été capable, plutôt que de parler des prisons, de s'inquiéter de ce scandale que représente le fait qu'aujourd'hui encore 2000 détenus en France dorment sur des matelas. Plutôt que de faire des envolées lyrico-philosophico-méprisantes, il aurait mieux valu qu'elle s'occupât de ces problèmes du quotidien. Pour cela, il aurait fallu qu'elle fût véritablement Garde des Sceaux. Elle ne l'est pas. Elle confirme qu'elle est d'une gauche doctrinaire, et qu'au lieu de protéger le peuple réel, elle se contente de rêver d'un peuple correspondant à ses fantasmes et de distiller ses malfaisances pénales et judiciaires au détriment des citoyens.

 

 

( II ) Taubira et les prisons : Une politique aberrante.

 

http://www.lescrutateur.com/2015/05/christiane-taubira-et-les-prisons-une-politique-aberrante.html

Philippe Bilger : Christiane Taubira, ministre du verbe creux.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article