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Publié par Edouard Boulogne

Grèce : accord entre Athènes et la Zone euro après des négociations marathon

Beaucoup d'entre vous sont ennuyés par le flux « d'informations » sur la crise grecque. Comme cette affaire est cependant d'une importance certaine, je vous propose de lire cet article paru ce matin dans Boulevard Voltaire, que j'ai trouvé intéressant et modéré.

Les gouvernements successifs de la Grèce ( de droite et de gauche ) depuis des années, avaient commis des erreurs, ressemblant, en pire à celle que commettent nos gouvernements en France. Si, chez nous, contrairement à ce qui se passe en Grèce, les « privilégiés » ( comme dirait M. Mélenchon ) ne sont pas, fiscalement épargnés on assiste en France, sur d'autres plans à un gaspillage effréné des fonds publics ( gaspillage dans les assemblées, nationales, régionales, départementales; gabegie dans la distribution d'argent public à d'innombrables associations, dites culturelles, ou politiques – comme la LICRA, SOS-racisme, etc, etc, etc ). Sans parler du refus de voir les réalités en face ( dernièrement Christiane Taubira proposait de passer de la calamiteuse semaine des 35 heures, à une semaine de 32 heures! Refus de reporter l'âge de la retraite à plus de 62 ans, etc ).

Ce qui vient d'arriver à la Grèce pourrait bien concerner la France à plus ou moins brève échéance. Et les efforts de François Hollande qui roule les mécaniques, pour faire croire qu'il a joué un rôle dans la négociation qui s'achève, provisoirement, sont ridicules et ne trompent que ses derniers, mais irréductibles partisans.

Une autre leçon à tirer de cette crise, est la mise entre parenthèses de la notion même de démocratie. Car, la « défaite » du gouvernement grec ( dont le Scrutateur n'approuve pas l'idéologie d'extrême gauche ), survient une semaine seulement après un referendum qui allait en un sens directement opposé à celui du « compromis » de ce jour.

Certes les dirigeants grecs, depuis des années, avaient tout fait pour mettre leur pays dans cette position humiliante. Mais il n'en reste pas moins qu'un principe fondamental a sauté. Et ceci, malgré le soutien de peu de poids de Hollande, sous la pression de l'Allemagne redevenue par d'autres moyens maîtresse de l'Europe. Car il ne faut pas se leurrer, ce ne sont pas la Finlande, ou la Norvège qui ont influé, sinon en satellites, sur le résultat de le « négociation ».

Il y a la Commission de Bruxelles ( des fonctionnaires non élus ) aux ordres des vraies puissances du moment, l'Allemagne de Merkel ( dont je ne pense pas de mal, car son pays a de la chance d'avoir à sa tête un dirigeant de cette envergure, alors que la France....! ), et ces banques internationales, base du mondialisme niveleur, et adeptes d'une vision purement économiste et comptable de l'Europe, exclusive de toutes considérations culturelles, nationales, et véritablement politiques.

A moyen et long terme, ce sont tous les pays européens qui paieront leur aveuglement d'aujourd'hui, même l'Allemagne.

 

LS.

 

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Accord entre Athènes et la Zone euro

 

http://www.bvoltaire.fr/breves/grece-accord-entre-athenes-et-la-zone-euro-apres-des-negociations-marathon,193034?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=43c23bfa9a-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-43c23bfa9a-22813017&mc_cid=43c23bfa9a&mc_eid=10beefac19

 

Après dix-sept heures de négociations ardues, les dirigeants de la zone euro ont conclu lundi matin un accord « unanime » pour négocier un troisième plan d’aide à la Grèce et éviter in extremis une sortie du pays de l’union monétaire.

« Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l’unanimité. Nous sommes tous prêts pour un programme d’aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier », a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

L’euro a réagi à cette annonce en remontant à 1,1194 dollar un peu avant 07H00 GMT.

« L’accord a été laborieux », a reconnu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

« L’Europe a décidé d’une feuille de route. Maintenant tout dépend de la mise en oeuvre », a prévenu le Premier ministre estonien, Taavi Roivas sur son compte Twitter.

Toute la nuit, les chefs d’Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro avaient poursuivi leurs laborieuses tractations pour tenter de boucler un compromis permettant de maintenir la Grèce dans l’euro, à l’approche d’une réunion cruciale de la Banque centrale européenne.

A l’aube, un compromis s’était dessiné, soumis aux 19 dirigeants, sur la liste des exigences réclamées à Athènes pour renouer le dialogue en vue d’un renflouement du pays.

Mais pas suffisant pour le gouvernement grec de gauche radicale cède, alors que des milliers de tweets l’appelaient – sous le hashtag « Thisisacoup » (C’est un coup d’Etat) – à résister aux diktats des créanciers du pays.

La Grèce ne voulait pas que le FMI participe au financement d’un nouveau plan d’aide, pourtant exigé par l’Allemagne, et rejetait l’idée de créer hors du pays un fonds regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d’euros pour garantir les privatisations promises.

Selon un tweet du Premier ministre slovène, le premier à jeter l’éponge lundi matin en raison d’autres obligations, l’écart s’était toutefois réduit, « une seule question » restant à régler.

En fin de nuit, le sort de la Grèce se jouait à quatre, entre la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, Donald Tusk et Alexis Tsipras.

« Ils sont enfermés à quatre, on ne sait rien de ce qu’ils se disent », affirmait une source européenne.

Si le texte soumis au petit matin ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dans un projet des ministres des Finances, la menace reprenait corps au fil des heures.

D’autant qu’une fois conclu un accord, le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras aura fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l’austérité et les diktats des bailleurs de fonds.

Or, les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont encore plus sévères que celles qui ont été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.

Pour se garder une marge de manoeuvre, Alexis Tsipras a dû se rapprocher de l’opposition, au prix de dissensions internes à son parti Syriza, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique.

– ‘Pistolet sur la tempe’ –

« Avec un pistolet sur la tempe, toi aussi tu serais d’accord », a lâché, pour justifier les concessions, une source gouvernementale grecque.

Les heures sont de fait comptées pour la Grèce, dont les caisses sont vides et l’économie exsangue. Le pays, soumis à un contrôle des capitaux et dont les banques sont fermées depuis le 29 juin, vit suspendu aux aides d’urgence de la BCE.

Or, celle-ci attend « un signal politique » pour décider de maintenir ou non l’économie grecque sous perfusion, a souligné dimanche une source européenne proche des discussions.

Sur le front européen, le chef du gouvernement grec a dû tout mettre en oeuvre pour rebâtir la confiance qui s’est brisée au fil de ces six mois de négociations houleuses.

Les discussions sur le sort de la Grèce ont aussi mis à rude épreuve le reste de la zone euro, en particulier le couple franco-allemand. Dès le début, le sommet de dimanche a pris l’allure d’un affrontement entre l’Allemagne, inflexible, et la France, qui prône une ligne plus souple.

La France « va tout faire » pour garder la Grèce dans la zone euro, avait assuré le président François Hollande.

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, il n’était pas question au contraire d’un accord « à n’importe quel prix ». « La valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue » avec Athènes, avait-elle ajouté.

Les dirigeants ont négocié d’arrache pied sur un document ébauché par leurs ministres des Finances, qui place la Grèce sous étroite tutelle en échange d’un éventuel plan d’aide financière, le troisième depuis 2010.

 

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castets 13/07/2015 16:43

Bonjour Mr Boulogne,

La bataille n'est peut-être pas terminée après cette tragédie démocratique généralisée, cet épisode devrait laisser des traces tenaces.
Même groupés, les pions européens sont engagés pour quelques décennies à se présenter sous un visage de mendiant solidaire...
Qui prendra la suite de la Grèce si le Parlement grec entérine les mesures difficiles proposées, huit jours après avoir refusé l'austérité ?
A l'avenir que masquera le terme Démocratie ou Liberté des peuples dans la bouche de nos dirigeants, tous équipés du nez de Pinocchio lors des campagnes électorales.
A voir la réaction des circuits financiers, l'€ s'en tire pour cette fois-ci, la chair à canon elle, est préservée pour un autre sacrifice sur l'autel du profit international.
Nos dirigeants élus pour un quinquennat engagent sans vergognes des dépenses pour les 50 prochaines années de façon autoritaire et sans l'aval de nos Parlementaires !
Si ce n'est se donner bonne conscience, à quoi pourra bien servir le Oui ou Non de mercredi à l'AN ?
La Démocratie qui dégouline jusqu'au parquet en Démocrature pourrait être remplacée, avec bonheur et honneur pour le Pays, par une Monarchie Constitutionnelle bien moins dispendieuse des deniers de l'Etat et peut-être plus soucieuse du bien vivre de son peuple.
Attendons la suite du feuilleton hellé-nique depuis longtemps et pour longtemps qui le désire !
Bonne journée, cordialement
Cjj