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Publié par Edouard Boulogne

Dominique de Villepin rend hommage à Alexis Tsipras

Dominique de Villepin n'est pas un gauchiste. Sa position n'est pas un ralliement à Alexis Tsipras et à ses positions politiques supposées d'extrême gauche ( à cet égard les vociférations d'un Mélenchon font beaucoup de mal en suscitant un réflexe pavlovien à l'encontre de tout ce qui s'oppose un tant soit peu à la politique de la commission de Bruxelles, courroie de transmission de la nouvelle idéologie mondialiste. Mélenchon, de son point de vue, n'a pas tort. Sachant qu'un grand nombre de Français sont opposés à la politique de Bruxelles, et constatant que « la droite » tient le même discours que Hollande, il espère rallier à sa faucille et à son marteau tous ces mécontents. A nous de l'en empêcher, par notre réalisme motivé. ).

De même qu'il est difficile d'approuver tout ce qui se fait et se dit en Grèce, de même nous devons, je crois, rester très critique à l'égard de l'idéologie anémiée de la commission de Bruxelles.

Place à la tribune de Dominique de Villepin dans le Figaro.

 

LS.

 

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/07/07/25002-20150707ARTFIG00095-dominique-de-villepin-rend-hommage-a-alexis-tsipras.php

 

LE SCAN POLITIQUE - L'ancien premier ministre est sorti de sa réserve et s'est montré très critique à l'égard des dirigeants européens et de la France. «La Grèce retrouve sa fierté, moi ça me parle comme gaulliste», a-t-il revendiqué.

 

Dominique de Villepin, connu pour ses opinions tranchées et souvent marginales sur le plan diplomatique, a plaidé mardi matin pour une sortie de crise rapide et l'obtention rapide d'un accord entre la Grèce et les dirigeants européens. «Nous avons un devoir de réussite vis-à vis de la Grèce et vis-à-vis de nous-même. Il y a bien longtemps que l'Europe n'a pas réussi quelque chose, il y a bien longtemps que les Européens n'ont pas été fiers de quelque chose, nous devons réussir dans un intérêt commun», a commencé l'ancien premier ministre sur BFMTV et RMC, se montrant particulièrement virulent et critique à l'égard du «jeu comptable des Européens».

L'ancien ministre des Affaires Étrangères de Jacques Chirac, applaudi en 2003 à l'ONU pour son discours contre la guerre en Irak, a vanté les qualités de leader d'Alexis Tsipras. «Nous avons aujourd'hui la chance, je dis bien la chance, d'avoir un jeune premier ministre grec, Alexis Tsipras, qui est crédible aux yeux d'une large partie de l'opinion grec et qui est indépendant. La Grèce retrouve sa fierté», a considéré Dominique de Villepin. «Moi ça me parle comme gaulliste», a-t-il poursuivi, rappelant la baisse du pouvoir d'achat, le chômage en Grèce, «potion amère» à prendre en compte.

L'ancien cadre de l'UMP a avancé sa propre proposition pour aider la Grèce. Pour lui, les dirigeants européens, en première ligne desquelles le gouvernement français, doivent mettre en place «un nouveau mécanisme». «Faisons en sorte que l'argent aille à la Grèce, par le biais de remboursement de créances et en favorisant l'investissement pour faire repartir les choses», a-t-il plaidé, en marge des opinions des ténors de la droite française.

Dans une tribune publiée mardi sur Mediapart et intitulée «Notre devoir pour l'Europe», celui qui avait tenté de se présenter à l'élection présidentielle de 2012 revient longuement sur l'histoire de la Grèce. Il considère que le peuple doit «prendre en main son destin» et que «c'est aux Européens de les aider». «La Grèce est donc un pays qui, depuis toujours, dépend de l'arrivée de devises de l'extérieur, par les touristes, par ses travailleurs immigrés dans les années 50 et 60, par les fonds structurels européens dans les années 80, par la dette dans les années 90 et 2000. En somme, rien n'a changé. Le problème de la Grèce , c'est sa balance des paiements. Elle doit s'inventer une économie. Cela prend du temps», écrit-il. Dominique de Villepin considère que l'histoire récente de la Grèce est «l'histoire de la plus grande punition d'un pays en temps de paix». Il exhorte François Hollande et Angela Merkel à se rendre à Athènes. «Gageons que le général de Gaulle y serait allé et, à la fin de son discours place Syntagma, aurait levé les bras au ciel en s'exclamant ‘Vive la Grèce'».

Le diplomate et avocat de profession s'est ensuite lancé dans un réquisitoire contre les dirigeants européens, se disant «affligé par l'aveuglement européen». «Nous ne sommes pas des vraies démocraties, aujourd'hui les dirigeants parlent pour les caméras, parlent pour les micros, mais pas pour les peuples, ils oublient les peuples», a-t-il tempêté, «pas fier de grand-chose» en tant que Français et Européen. «Je suis déçu par le rapetissement de la France mais pas uniquement par les politiques français, par les médias. Tout est de plus en plus conforme», a conclu l'ancien locataire du Quai d'Orsay.

 

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