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Publié par Edouard Boulogne

Vincent Lambert : Un verrou cède sur la question des droits humains.
Vincent Lambert : Un verrou cède sur la question des droits humains.

Vincent Lambert, suite à un grave accident survenu en 2008, vit, certains diront « sous-vit », dans un état comateux depuis cette époque. Faut-il le maintenir en vie, ou interrompre sa vie?

A cette question le public répond de façon partagée.

Les uns, dont son épouse sont pour la seconde solution. Les autres, dont sa mère sont pour la première.

Souffre-t-il? Si nous croyons ce que l'on nous dit, à savoir qu'il « sous-vit » à l'état de légume, dans ce cas il ne souffre pas. Ce serait plutôt nous, mis au courant du drame, qui nous projetons sur les images pathétiques qui nous sont livrées de ce corps meurtris et diminué.

La maman, soit par esprit maternel, soit par sa forme de pensée attachée au respect de principes ( ou pour les deux motifs ) sans lesquels il n'y aurait plus de sociétés vraiment humaines, s'oppose à l'euthanasie de son garçon.

L'opinion sera partagée ( du moins cette partie de l'opinion qui s'intéresse encore à ces questions fondamentales, à une époque où « on n'aime pas à se prendre la tête » ) entre ces deux attitudes.

Peut-être le plus grand nombre inclinera-t-il en faveur du sentiment de l'épouse.

L'une des « raisons » ( pseudo raisons ? ) qui les anime me semble être la projection d'eux-mêmes, de nous-mêmes sur l'image du malheureux Vincent. Et si cela nous arrivait, soit du fait d'un accident, d'une maladie, ou de la vieillesse?

Je n'échappe pas à cette angoisse, tout en ignorant ce que je penserai si je finis mes jours dans un état déliquescent, et dans une maison de soins pour vieillards?

Il n'est pas certain que bien des nonagénaires, ou centenaires ne seraient pas pris d'angoisse quand ils verraient entrer dans leur chambre l'infirmier susceptible de leur faire une « petite piqure » ouvrant la voie à l'éternel sommeil?

L'être humain est extrêmement complexe, et plus attaché à la vie même douloureuse, qu'on ne le croit parfois.

La question ne mérite pas d'être éludée d'un haussement d'épaules.

La lecture de l'article qui suit, publié par le site Liberté Politique, mérite d'être lu et médité. Sans donner dans la grandiloquence, il s'agit d'un débat dont la finalité porte sur l'avenir même de notre civilisation.

 

Le Scrutateur.

 

________________________________________________

L’euthanasie de Vincent Lambert autorisée : la CEDH ferme la page du procès de Nuremberg

 

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/L-euthanasie-de-Vincent-Lambert-autorisee-la-CEDH-ferme-la-page-du-proces-de-Nuremberg

 

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu aujourd’hui sa décision dans l’affaire Vincent Lambert et autres contre France. Par douze voix contre cinq, la Grande Chambre a jugé qu’un État peut provoquer la mort d’un patient en état de conscience minimale.

La Cour a également refusé aux parents de Vincent Lambert le droit de se plaindre en son nom des traitements inhumains dont il fait l’objet depuis maintenant trois ans, du fait de l’arrêt des soins de kinésithérapie (§112.).

L’euthanasie des handicapés réintroduite

Ainsi, non seulement la Cour a jugé qu’en Europe, on peut à nouveau légalement provoquer la mort d’un patient handicapé qui n’a pas demandé à mourir ; mais en outre, elle dénie à ce patient la protection de la Convention contre les mauvais traitements. En refusant de garantir le droit à la vie et aux soins à Vincent Lambert, la Cour tourne une page dans l’histoire des droits de l’homme en Europe.

Elle réintroduit dans la légalité européenne la possibilité d’euthanasier une personne handicapée, alors même que c’est précisément contre cette idéologie que la Convention européenne des droits de l’homme a été proclamée en 1950.

En 1946, lors des procès de Nuremberg, les médecins qui pratiquaient l’euthanasie des personnes handicapées ont été condamnés. Ces condamnations ont fondé l’éthique médicale contemporaine. En ce sens, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), dans ses observations récentes, avait clairement confirmé l’interdit éthique de mettre fin à la vie d’un patient.

Des milliers de patients exposés à l’assassinat légal

Aujourd’hui, la « Cour européenne des droits de l’homme en bonne santé » renoue avec une pratique funeste que l’on espérait révolue en Europe. Pour la première fois, la Cour accorde une « certaine marge d’appréciation » aux États dans leurs obligations positives de respecter la vie des personnes, en se fondant notamment sur sa jurisprudence en matière d’avortement (§144.).

Cette décision expose à la « mort légale » des dizaines de milliers de patients qui, en Europe, sont dans la même situation que Vincent Lambert. Le respect de leur droit à la vie n’est plus garanti par la Cour européenne des droits de l’homme.

Comme le soulignent courageusement les cinq juges dissidents : « Nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre » de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était attribué en 2010 pour son cinquantième anniversaire. La Cour européenne des droits de l’homme transforme une nouvelle fois davantage les droits de l’homme en une idéologie individualiste et utilitariste.

 

Gregor Puppinck est directeur de l'European centyer for Law and Justice (Strasbourg).

 

J'ai pris sur moi de publier cette fable Jean de La Fontaine, dont la sagesse me semble toujours actuelle. LS.

 

La Mort et le Bûcheron

Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire
C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes.
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.

Illustrations.

 

Sur un sujet sérieux et même dramatique, j'ose propser certaines illustrations caricaturales, qui peuvent donner à penser.

Il n'est pas certains que beaucoup "d'adultes" soient beaucoup plus au fait des données du problèmes posé par l'euthanasie, que ces deux petits garçons.
Il n'est pas certains que beaucoup "d'adultes" soient beaucoup plus au fait des données du problèmes posé par l'euthanasie, que ces deux petits garçons.
Il n'est pas certains que beaucoup "d'adultes" soient beaucoup plus au fait des données du problèmes posé par l'euthanasie, que ces deux petits garçons.

Il n'est pas certains que beaucoup "d'adultes" soient beaucoup plus au fait des données du problèmes posé par l'euthanasie, que ces deux petits garçons.

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