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Publié par Edouard Boulogne

Téléphonez vous crypté ?

Il n'est bruit ce jour que de l'espionnage opéré par les services secrets américains sur des « responsables » politiques français, au premier rang desquels MM. Jacques Chirac, M. Sarkozy, M. François Hollande. Enorme indignation, comme toujours lorsqu'elle est feinte.

Il paraît même que Hollande aurait téléphoné à Obama pour lui demander des comptes, et que le locataire de la Maison blanche était dans ses petits souliers. ( !!!!! ).

Commentaire de nos radioteurs «  François Hollande lui a dit, notamment, que cela est une pratique que s'interdit la France à l'égard de ses amis. ( «  et notre éclat de rire énorme est un des gouffres de l'esprit » ).

A l'égard de nos « amis », peut-être. Mais à l'égard de nos rivaux, en politique interne et nationale? Gros point d'interrogation eu égard à l'espionite aigüe qui stimula ( et stimule toujours, à la satisfaction de légions de niais ) « notre » gouvernement, et le ministère de l'intérieur, dirigé alors par un certain Manuel Valls, à l'encontre de Nicolas Sarkozy, dont des conversations privées avec son avocat, M. Herzog, par téléphone crypté, auraient été enregistrées, en contravention avec la loi.

Donc : ne fais pas aux autres ce que l'on ne voudrait pas qu'on te fit. C'est un vieil adage dont ces messieurs les socialistes, et ceux qui sont prêts à tout dans le camp même de Sarko, pour que l'ancien président ne revienne pas au pouvoir, y compris la réélection de ce Hollande, pour lequel ils n'ont pas de mots assez durs pour fustiger ses mensonges, et ses échecs.

A cet égard, je ne peux m'empêcher ( et c'est pour moi un plaisir ) de rafraichir certaines mémoires, défaillantes aussitôt que la divine Taubira , honnête comme Iago, et pure, et douce, et juste, est mise en question.

Or la chère Christiane fut mêlée à cette histoire d'écoutes illégale contre Sarko, l'impur, le super menteur, le méchant, et tout, et tout.

Je transcris ci-dessous deux pages de rappel, extraites d'un livre consacré à la patrone du Walkari ( son parti en Guyane ) dont je parlerai incessamment :

 

(…..) « A l'épisode Falletti va succéder une autre affaire bien plus embarrassante pour la ministre. Tout commence le 7 mars 2014. Ce jour-là, Le Monde révèle que Nicolas Sarkozy a été mis sur écoute par des juges. Une conversation téléphonique entre l'ex-chef de l'Etat et son avocat, Maître Thierry Herzog, a déclenché l'ouverture d'une information judiciaire. Elle concerne des soupçons de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction, en lien avec les agendas de Nicolas Sarkozy, saisis dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Un ancien Président sur écoute, l'histoire n'est pas banale. La droite accuse le pouvoir en place de «machination».

Le lundi soir, Christiane Taubira est l'invitée du 20 heures de TF1. Matignon transmet au cabinet de la ministre les éléments de langage officiels. Elle doit dire que l'exécutif a été informé de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy le mercredi 26 février - jour de l'ouverture d'une information judiciaire - mais ne connaissait rien du contenu. Sauf que, face à Gilles Bouleau, l'imprévi­sible va livrer un tout autre récit :

Quand avez-vous appris que Nicolas Sarkozy était sur écoute? L'avez-vous appris, comme nous, en lisant le journal Le Monde vendredi [7 mars] à 13 heures ou l'avez-vous appris avant ?

La réponse à votre question est très claire, je n avais pas l'information avant.

Rien à voir donc avec la version soufflée quelques heures plus tôt par le cabinet du Premier ministre. A Matignon, on s'étrangle. «Elle n'était pas très à l'aise, .elle s'est un peu emballée et je pense qu'elle n'a pas assez préparé son 20heures, regrette aujourd'hui Jean-Marc Ayrault. Elle a été culpabilisée par la question du journa-

liste », estime-t-il.

Le lendemain, Le Canard enchaîné affirme que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et Christiane Taubira étaient bien au courant, depuis le 26 février, que Nicolas Sarkozy était sur écoute. Le mardi soir, Jean-Marc Ayrault vient confirmer sur le plateau du 20heures de France 2 la version de l'hebdomadaire satirique. Mais précise bien que l'exécutif ne connaissait rien du contenu des écoutes. Le procureur général de Paris, François Falletti, assure également qu'il a informé la chancellerie des écoutes le 26 février.

Cette fois, les versions concordent et contredisent celle donnée vingt-quatre heures plus tôt par la ministre. C'est à n'y rien comprendre. «J'ai dit les faits, c'est elle qui s'est plantée, certifie Ayrault. Imaginez que je dise comme elle? Ça aurait été une catastrophe et puis là j'aurais menti. Je ne pouvais pas faire autrement», confie l'ancien Premier ministre. Il ajoute, dans une réfé­rence directe à l'affaire Cahuzac : «II fallait rester sur les faits, et sur la vérité. Si on est dans l'ambiguïté, après c'est fini. Il suffit que l'on soit interrogé par l'Assemblée nationale, on ne peut pas mentir. Donc il fallait dire la vérité. »

Contredite par le chef du gouvernement, Taubira ne peut rester silencieuse. «Il faut que tu fasses une mise au point et que tu reviennes sur ce que tu as dit au 20 heures de TF1 », lui ordonnent François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Ils lui demandent d'intervenir lors du point presse hebdomadaire du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres.

En moins de quarante-huit heures, la ministre de la Justice vient fournir à la presse une nouvelle explication. Et corrige donc sa première version. Elle dit avoir été informée de l'existence des écoutes le 28 février, deux jours après l'ouverture de l'enquête judiciaire visant Nicolas Sarkozy. Et non plus le 7 mars —jour des révélations du Monde - comme elle le prétendait quelques heures plus tôt. «Je veux bien éventuellement entendre un malentendu mais je répète et je dis très clairement qu'il n'y a pas de mensonge », insiste la garde des Sceaux. Elle brandit des documents pour faire preuve de sa bonne foi. Il s'agit du compte rendu que le parquet avait envoyé à la chancellerie. Le Monde fait un gros plan sur les feuilles. On peut y lire que Christiane Taubira était «informée régulièrement» de l'enquête visant Nicolas Sarkozy.

Jean-Marc Ayrault regarde, un peu effondré, le spectacle qu'offre à la presse sa ministre. «Quand je l'ai vue brandir la note, je me suis dit : "Oh my god, my godness !"

Je dis ça avec affection, ça m'a vraiment fait de la peine pour elle. Elle était en colère parce que son intégrité .avait été mise en cause. Elle n'aurait jamais dû faire ça1 », martèle le chef du gouvernement. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, abonde : « Brandir un texte que quelqu'un peut capter, ça n'arrive pas à quelqu'un qui est entouré de communicants.»

Celle qui aimait se faire l'apôtre d'une justice indé­pendante trébuche. La répercussion médiatique de l'affaire est sans précédent depuis son arrivée place Vendôme. «Taubira a menti», peut-on lire dans toute la presse. «Elle s'est emmêlée les pinceaux et une fois qu'elle a été prise là-dedans, elle n'arrivait pas à s'en sortir », résume Jean-Marc Ayrault. «Elle a un culot d'acier et ça lui joue des tours4», considère l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur, Pierre Joxe ».

 

Amusez-vous bien ! La vie est courte!

 

Le Scrutateur.

 

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