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Publié par Edouard Boulogne

Schizophrénie de nos électorats martinico-Guadeloupéens?. ( par Yves-Léopold Monthieux ).

Le blog martiniquais « Politiques publiques » publie un remarquable article de M. Yves-Léopold Monthieux, auquel, à quelques nuances près, je souscris largement.

L'auteur dans son introduction écrit : « (… ) Pendant plus de cinquante ans, on a enseigné aux électeurs martiniquais qu’il ne devait voir aucun lien entre l’autonomie et l’indépendance, d’une part, et l’élection à tous les niveaux de pouvoir de candidats autonomistes et indépendantistes, d’autre part. On leur a répété, et ils en ont été apparemment convaincus, que ceux qui prétendaient le contraire n’avaient qu’un seul but : tromper le peuple. Et voilà comment, en l’espace de trente ans, le département d’outre-mer peut-être le plus attaché à la république française a été transformé en celui  qui voudrait le plus s’en éloigner. » 

 

Ces considérations valent largement pour la Guadeloupe. Y-L Monthieux évoque le pilonnage constant de l'opinion publique par une subversion qui institue une sorte de schizophrénie fort utile à ceux qui veulent faire perdre aux peuples le sens des réalités à leur seul profit de minorités aussi agitées que concentrées sur la seule réalisation de leurs ambitions de groupuscules intellectualisés, dont la mentalité a été parfaitement décrite par Yves Lecerf et E. Parker, dans leur livre, : les dictatures d'intelligentsia.

En voici la conclusion :

 

La rencontre de deux volontés contraires à la volonté du peuple

« C’est un truisme, il existe une évidente volonté de rupture, qui vient d’en bas, qui  émane des autonomistes et indépendantistes : celle qui consiste à prendre de la distance à l’égard de la France dans tous les  secteurs où il est possible de le faire, sans risques visibles par le peuple. Le rythme et la perspective d’inéluctabilité rappellent l’allégorie de la grenouille. Mais la volonté de rupture vient aussi d’en haut, une « odeur de largage », ose Victorin LUREL. Cette volonté de mise au clair est bien entendu souhaitée par des anticolonialistes français qu’on peut qualifier d’intégristes. Lesquels paraissent sincèrement regretter le passé colonial français et voudraient en effacer les stigmates. En revanche, une franche volonté de largage s’exprime par les vrais racistes. Des événements comme les controverses autour de Marine LE PEN ou Christiane TAUBIRA renforcent leur détermination. Enfin, cette volonté vient aussi des dirigeants français qui ont du mal à gérer les DOM, en particulier la Martinique qui lui adresse des signaux politiques contradictoires et dont les véritables aspirations de la population leur échappent. Pourquoi, se demande l’Etat, répondre aux vœux de ceux qui disent vouloir rester français si ces derniers, pour les représenter à Paris, désignent systématiquement des élus qui exigent le contraire ? C’est en quelque sorte une manière de déclinaison de la fameuse phrase de François HOLLANDE : « ils ne demandent rien mais exigent tout ».

Prompt à distinguer son département de la future collectivité territoriale de Martinique, l’ancien ministre croit devoir réaffirmer d’un air entendu au président de la république que la Guadeloupe ne demande ni l’autonomie ni l’indépendance. Victorin LUREL, dont le discours sur les institutions est partagé avec Les Républicains de Gwada, reconnaît, en effet, qu’une prise de distance s’est faite. « L’opinion publique hexagonale est un peu désabusée, dit-il. J’ai le sentiment que l’on nous dit : « OK, on s’occupe de vous, mais foutez-nous la paix ». Et le moindre mouvement social est mal pris. Finalement, la Corrèze avant le Zambèze, cela fonctionne toujours ! », paroles d’ancien ministre de l’Outre-Mer ! Sont-ce ces évidences qui conduisent le président de la région de Guadeloupe, à enraciner son pays et son peuple dans la république ? Son challenge : mieux faire que la Martinique sans changer de statut.

Yves-Léopold Monthieux, le 28 juin 2015

 

Lire la totalité de l'article :

 

Et voici le lien qui permettra l'accès à la totalité de l'article : http://politiques-publiques.com/martinique/deconstruction-lelectorat-martiniquais/

 

Le Scrutateur.

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Phillibert Gamoth 30/06/2015 16:58

Merci Césaire (ou quand les contradictions d'un homme de pouvoir débouchent sur la schizophrénie d'un soi-disant peuple) !