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Publié par Edouard Boulogne

La condamnation de l'esclavage est aujourd'hui un fait mondial, même chez ceux où cette déplorable institution, qui a considérablement varié dans l'espace et dans le temps, demeure, de façon plus ou moins cynique, ou voilée. Et l'on pense à nombre de pays d'Afrique, ou d'Asie, où l'islam est la religion dominante.

L'on en parle cependant beaucoup moins que de l'esclavage plus ancien, que des pays se réclamant du christianisme ont pratiqué.

Il nous semble aujourd'hui, si nous sommes chrétiens, que toute légitimation de l'esclavage est une infraction radicale par rapport à l'extraordinaire message, ouvert à toute l'humanité, message de libération et d'amour, que sont les Evangiles. Certes!

Et pourtant des chrétiens, des autorités ecclésiastiques même, ont enfreint l'appel christique à la libération, par l'amour, de chacun pour tous.

Etaient-ils cyniques? Quelques-uns peut-être, mais pas tous, et certainement  pas la majorité d'entre eux.

La réalité, depuis toujours, est complexe. Ainsi tous les membres de l'ONU ont signé la fameuse Déclaration Universelle des Droits de l'homme de 1948. Mais certains d'entre eux, à Dubaï, ou d'autres capitales de la corne de l'Afrique ou des Philipines, rangent-ils leurs femmes au rang des hommes, en dignité, et en droits? On comprend ce que je veux dire, sans insister davantage. Peut-être ces derniers, qui vivent en 2015 après Jésus-Christ, qui sont assis sur les même bancs onusiens que leurs collègues britanniques, français, espagnols, etc, n'ont-ils pas le même « paysage mental » que ces derniers. Peut-être vivent-ils encore, mentalement, dans un des siècles du passé que nous avons quittés. D'où la nécessité où nous sommes de ne pas l'oublier dans les négociations internationales que nous effectuons avec eux. Et la nécessité aussi, pour les historiens qui se penchent sur les temps passés de procéder à ce dépaysement mental ascétique seul capable d'une compréhension authentique du passé.

Ainsi des chrétiens, et même des ecclésiastiques, disais-je, ont dérogé à l'exigence chrétienne. Et même des papes, peut-être, en tout cas ce Nicolas V qui aurait adressé au roi du Portugal, une bulle ( document qui n'a pas la valeur et la portée d'une Encyclique ) cette bulle « Romanus Pontifex » qui n'est pas, à proprement parler, une légitimation de l'esclavage des noirs ( il n'est pas question de ceux-ci dans le texte pontifical ) mais une autorisation, dans une perspective de résistance à l'islam conquérant, et de conversion au christianisme des gentils ( c'est-à-dire des païens, dans le langage de l'époque ), une autorisation, donc, de prise de possession de terres et des habitants pour les évangéliser.

Il va sans dire que s'il y eut des conversions, les commerçants, et les soldats qui les accompagnaient surent aller au-delà, de ces « pieuses » incitations.

Cependant, il importe d'essayer de « penser » tous ces phénomènes du passé, ce qui n'est pas facile. L'histoire, n'est pas une science exacte. Il s'y mêle nombre de passions et d'intérêts contraires, sinon contradictoires.

Il est possible pourtant d'y voir plus clair en réfléchissant, en acquérant un minimum de culture, et en essayant d'assimiler des bases de méthodologie historienne, qui, mises en oeuvre, ( et en admettant un désir de vérité dans cette entreprise ), permettront sinon d'atteindre LA VERITE absolue, ( qui n'existe pas en cette matière ), du moins d'échapper aux tentatives avérées de mensonges et de subversion pratiquées par certains.

On sait que c'est, cahin-caha, un des objectifs de ce blog, que d'inciter à la réflexion, et à la recherche des vérités relatives.

 

Mon sujet choisi ce jour est de faire un point sur ce fameux pape Nicolas V, et sur sa culpabilité, plus ou moins grave dans l'affaire évoquée plus haut.

Une question se pose encore à laquelle il faut répondre avant de passer à Nicolas V . Pourquoi a-t-on fait appel au Pape pour les inviter à donner, ou non, des autorisations à entreprendre des colonisations de terres, voire de soumettre des populations à des servitudes plus ou moins dures?

Brièvement, je crois qu'il faut rappeler qu'à la chute de l'empire romain, au Vème siècle, quand les barbares déferlent sur l'Europe, pillent et violent, il n'y a que l'Eglise catholique, qui par le nombre et la qualité de ses cadres, soit capable d'assumer une époque d'effondrement dramatique et de commencer à assumer des responsabilité de toute nature, et d'abord politiques.

C'est l'Eglise qui assimile les barbares, et recompose la civilisation. Elle assume un pouvoir temporel effectif, et efficace.

Mais, c'est une loi du "politique" on ne gouverne pas innocemment.

Sous la Renaissance, au temps du pape Nicolas V, il existe un Etat du Vatican. Il n'a pas la puissance de l'Espagne, du Portugal,de la France, de l'Angleterre. Mais tous ces Etats sont peuplés de chrétiens, et le pape par ces fidèles exerce une grande influence. Toutes choses égales, le Vatican est une puissance arbitrale entre les puissances, comme aujourd'hui, l'ONU dans le concert international.

Il joue un rôle. Mais, de même que l'ONU dont personne ne penserait à vanter la virginité politique, de même le pape de l'époque se compromit pour des gens, et des causes qui étaient fort étrangères à ses discours officiels ( la conversion des « gentils »).

Peut-être faut-il penser à ces choses là pour commencer à penser en termes d'historiens, et non de crétins des Alpes, ou de disciples de Luc Reinette.

 

Pour approfondir, j'ai d'abord sélectionné un Forum de chrétiens, vieux de quelques années, qui sur la question de Nicolas V s'interroge et cherche. On verra comment procèdent des gens qui ne sont pas tous universitaires, mais qui sont intelligents, sincères et désireux de trouver la vérité. ( I )

Puis, j'ai recherché ces pages du livre d'un jésuite africain ( natif du Bénin ), le père Alphonse Quénum ( II ) auteur d'un livre magistral que l'on retrouvera encore parmi les photographies d'illustrations.

Je vous souhaite bonne lecture, mes amis, et vous incite à réagir à cet article.

 

Le Scrutateur.

___________________________________________________________________________________

( A ) La naissance d'une tragédie. Par Alphonse Quénum.

 

« La traite négrière ne fut pas le fait d'une génération spontanée et la traite négrière atlantique, c'est-à-dire celle que l'histoire quali­fia plus tard de « commerce triangulaire » le fut encore moins. Il n'est pas de thème touchant à l'histoire de l'Afrique qui ait fait couler autant d'encre, écrit l'historien Daaku (1).

Nous l'avons nous-même constaté en parcourant les fichiers des nombreuses bibliothèques que nous avons fréquentées. Il serait inexact, en effet, de vouloir faire croire que les mauvais Blancs, traîtres à leur idéal chrétien, se sont brusquement jetés sur le continent africain, comme sur un jardin d'Eden, au XVe siècle, alors que rien de dra­matique ne s'y serait jamais passé auparavant.

S'il n'est pas question de nous attarder sur ce qui a déjà été dit dans maints ouvrages et à travers des colloques sur les origines de la traite négrière atlantique, il importe néanmoins de souligner dans la logique explicative des événements historiques comment de tels faits, apparemment surprenants ou insolites, s'insèrent dans un jeu de causes à effets qui éclaire le déroulement de l'histoire.

Dans cet enchaînement de causes et d'effets se situent, dans leur complexité et leur interaction, les diverses origines de la traite négrière. Elles culminent dans la rencontre de l'Occident renaissant avec une Afrique restée mystérieuse, parce que difficile d'accès, quoique pas aussi ignorée qu'on tend à le faire croire. Car l'islam esclavagiste jouait un rôle de médiation discrète entre l'Occident chrétien et l'Afrique, surtout dans sa partie sahélienne et orientale. Les Africains auraient intérêt à creuser davantage la portée de ce rôle de médiation.

Dans cette deuxième partie, c'est l'importance des bulles et des brefs pontificaux qui retiendra notre attention. Souvent cités par les uns et les autres, on leur fait dire parfois plus qu'ils ne contiennent, pour les besoins de la cause. Nous aurons à cœur de serrer de près les écrits en n'oubliant pas de les situer dans le contexte où domi­nait encore un césaro-papisme influent avec ses incidences sur la géo­politique religieuse et diplomatique du moment.

Le troisième chapitre de cette partie tendra à montrer que les bon­nes intentions au nom desquelles on n'avait cessé de solliciter l'aval

(1) S.U. Abramova, « Les aspects idéologiques, doctrinaux, philosophiques, religieux et poli­tiques du commerce des esclaves noirs », dans « La traite négrière du XV- au XIX- siècle », His­toire générale de l'Afrique, Études et Documents, Unesco, 1979, 1985, p. 23.

 

des papes n'ont pas tenu bien longtemps. Très tôt, truands et apô­tres se mêlèrent. Mais le cri des prophètes ne fut pas absent. Les victimes ne sont plus seulement les Indiens déjà morts par milliers. Les Noirs auxquels on a trouvé des raisons d'avoir recours ne le sont-ils pas aussi ? L'interrogation cruciale de notre travail est : « Pourquoi a-t-on eu du mal à le percevoir et mis du temps à le dire ? » Les prophètes ne furent pourtant pas absents. Ils étaient déjà présents parmi les premiers missionnaires de la péninsule ibérique face aux colons assoiffés d'or.

En quatre siècles, et sans interruption, le monde chrétien a cap­turé, acheté, revendu des dizaines de millions d'êtres humains. On qualifie aujourd'hui de crime contre l'humanité, la folie meurtrière d'Hitler et de ses alliés. Comment aurait-on dû qualifier ce transfert violent de millions d'hommes d'un continent à l'autre ? Ce sont des questions qui méritent d'être posées. Le fait que ses principaux res­ponsables ne voyaient pas d'objection morale à traiter comme mar­chandise des hommes, des femmes et des enfants, le fait qu'il y ait eu complicité des esclavagistes locaux pris au même jeu du gain, ces faits doivent-ils servir d'alibi, au point que les historiens soient tou­jours gênés pour qualifier objectivement le phénomène ?

Il ne s'agit pas de réécrire l'histoire mais de la lire au niveau des principes, des raisons d'agir, des acteurs majeurs et des faits ».

 

( B ) La traite négrière, une réalité connue et reconnue de l'Eglise.

 

A partir de cette époque, plusieurs bulles méritent une attention plus soutenue.

« Dum Diversas », adressée le 18 juin 1452 au roi du Portu­gal ; cette bulle provient du pape Nicolas V. Celui-ci, ayant appris qu'Alphonse V était prêt à attaquer les Sarrasins ennemis du Christ et à les soumettre si le Siège apostolique l'y autorisait, « approuva cette intention, concéda au roi d'une façon très générale l'autorisa­tion (facultas) d'attaquer, de conquérir et de soumettre les Sarrasins païens et autres infidèles ennemis du Christ, de s'emparer de leurs territoires et de leurs biens, de soumettre leur personne en perpé­tuelle servitude et de transmettre territoires et biens à ses successeurs.

 

(12) Idem, p. 455, note 1 ; note pour le problème historique du Prêtre Jean.

 

« Romanus pontifex » : deux ans et demi plus tard, une nou­velle bulle était accordée au roi du Portugal. C'est la constitution « Romanus pontifex » du 8 janvier 1455, document dont l'importance a été reconnue aussi bien au plan de l'histoire diplomatique qu'historique.

« Le préambule, dont les deux premiers mots, « Romanus ponti­fex », mettent intentionnellement en relief l'autorité suprême du vicaire du Christ, indique l'intention pastorale qui inspire la bulle ; c'est en vue du bien des âmes que le pape encourage de ses faveurs les prin­ces catholiques qui soumettent par la force les Sarrasins et autres infi­dèles hostiles à la religion chrétienne. L'exposé, manifestement rédigé d'après une source d'information portugaise, résume toute l'œuvre accomplie par Henri le Navigateur depuis 1419. Le but apostolique de l'Infant est d'abord évoqué en termes éloquents : esprit catholi­que et véritable soldat défenseur et combattant de la foi, il a, dès sa jeunesse, aspiré de toutes des forces à faire connaître et adorer dans l'univers entier, même dans les régions inconnues et les plus lointai­nes, le nom glorieux du Christ et à faire entrer les Sarrasins et les autres infidèles dans le giron de la foi... Naviguant et combattant, les Portugais ont réussi à capturer des Nègres ou les ont achetés (non prohibitarum rerum permutatione su alio légitime contracta emptio-nes) et les ont ramenés au Portugal où grand nombre d'entre eux ont embrassé la foi catholique ; d'où espoir de conversion des populations entières ou au moins d'un grand nombre d'individus » (13).

Etant donné que dans cette œuvre (omni evo memoralie dignis-simo) sont en jeu les intérêts de Dieu, de la religion et de la chré­tienté toute entière, Nicolas V, faisant état de l'autorisation de con­quérir qu'il a donnée au Portugal par la bulle « Dum Diversas » en 1452, décrète et déclare que ladite autorisation s'applique, outre à la ville de Ceuta, à toutes celles qu'il pourra faire conquérir dans l'avenir sur les infidèles. Il déclare aussi que toutes ces acquisitions, passées et futures ainsi que le droit même à conquérir vers le sud à partir des caps Bojador et Noum, ont été et sont le droit de pro­priété exclusive des rois de Portugal (14).

Deux liens rattachent la bulle « Romanus pontifex » à la bulle « Dum diversas » : le but ultime qui, dans les deux cas, reste le même, vaincre l'islam belliqueux et le moyen juridique mis en œuvre est la concession du droit de conquête.

(13) Idem, p. 429.

  1. Idem, pp. 410-431.

 

Cependant, apparaissent ici des préoccupations nouvelles que nous appellerions aujourd'hui coloniales, d'ordre à la fois économique et spirituel. Dans l'esprit des solliciteurs portugais de la couverture pon­tificale, ces préoccupations occupent certainement le premier plan. Le Maroc qu'avait en vue la première bulle est discrètement exclu de la seconde et cède la place à la côte atlantique de l'Afrique (15).

En réalité, dès 1444 au moins, l'Infant cherchait à entrer en con­tact direct avec la Guinée, « le pays des Nègres ». Ce ne fut pas facile. Car la chronique de Guinée de G. Eanes de Zurara se termine par le récit de plusieurs expéditions malheureuses au sud du Cap-Vert où les Blancs sont reçus à coup de flèches empoisonnées (16).

Don Henrique devait savoir qu'il se heurtait là à des populations animistes pas encore ou à peine effleurées par la propagande de l'islam. C'est pourquoi la bulle « Romanus pontifex » parle « des peu­ples gentils ou païens nullement infectés par la secte de l'abomina­ble Mahomet » que l'Infant aurait à soumettre avant de leur prêcher l'Évangile (17).

La bulle « Romanus pontifex » fut un instrument efficace entre les mains du prince Henri. Une charte du roi Alphonse lui avait assuré, dès 1443, le monopole de la navigation au-delà du cap Boja­dor, mais encore fallait-il faire respecter ce privilège par les corsaires étrangers.

Cette bulle est avant tout un outil juridique qui devait permet­tre à Henri le Navigateur de procéder avec sécurité et protection contre des intrus et un instrument de droit international (18).

 

(15) Idem, p. 432.

(16) Idem, p. 433. Il cite Eanes de Zurara, op. cit., cap. 27, p. 14l : mission de Conçalo de Sintra. cap. 30, p. 153 : mission de Nuno Tristao, cap. 31, p. 158 : mission de Dinis Dias. La date de 1444 a été fixée par D. Leite, op. cit., p. 429 (Acerca da « Cronica dos feitos de Guinée », Lisbonne, 1941).

(17) Idem, n° 51, p. 433, note 5, cite Charles de la Roncière, « La découverte de l'Afri­que au Moyen Age, tome I, Le Caire 1925 », pp. 154 et

 

 

 

Forum de Cité Catholique :

Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

 

http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=1111

 

Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par bajulans » Jeu 22 Sep 2005, 16:53

En se promenant sur Internet, on rencontre des sites qui diffament l'Eglise (et même beaucoup de sites), une des citations de ces sites, c'est une bulle du pape Nicolas V du 08 janvier 1454 "Romanus Pontifex" adressée au roi du Portugal.

qui aurait autorisé la traite des noirs. Cette bulle aurait existé, comme elle serait en contradiction avec les nombreux textes qui avant ou après condamnent l'esclavagisme, il serait malhonnête de la citer sans citer les autres textes. Mais, c'est ce que font bien sûr ces sites qui constituent de véritables appels à la haine, passant sous silence les autres textes antérieurs et postérieurs (voir une liste non exhaustive sur le fil sur l'esclavagisme).

On donne bien des citations des traductions de cette prétendue bulle, bulle extrêmement violente contre certaines nationalités ou ethnies, cela me semble bizarre que ce texte soit authentique. Dans ma documentation sur l'histoire de l'Eglise, je n'ai pu retrouver cette bulle.

Quelqu'un pourrait-il m'aider à retrouver le texte latin de cette prétendue bulle, si elle a existé et si elle n'est pas une forgerie comme le droit de cuissage ou la papesse Jeanne qui avait accouché le jour de son couronnement et autres balivernes, mais là c'est plus grave, car cela accuse la papauté d'esclavagisme et de racisme.

Dernière édition par bajulans le Sam 24 Sep 2005, 15:35, édité 1 fois au total.

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Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par bajulans » Jeu 22 Sep 2005, 16:53

En se promenant sur Internet, on rencontre des sites qui diffament l'Eglise (et même beaucoup de sites), une des citations de ces sites, c'est une bulle du pape Nicolas V du 08 janvier 1454 "Romanus Pontifex" adressée au roi du Portugal.

qui aurait autorisé la traite des noirs. Cette bulle aurait existé, comme elle serait en contradiction avec les nombreux textes qui avant ou après condamnent l'esclavagisme, il serait malhonnête de la citer sans citer les autres textes. Mais, c'est ce que font bien sûr ces sites qui constituent de véritables appels à la haine, passant sous silence les autres textes antérieurs et postérieurs (voir une liste non exhaustive sur le fil sur l'esclavagisme).

On donne bien des citations des traductions de cette prétendue bulle, bulle extrêmement violente contre certaines nationalités ou ethnies, cela me semble bizarre que ce texte soit authentique. Dans ma documentation sur l'histoire de l'Eglise, je n'ai pu retrouver cette bulle.

Quelqu'un pourrait-il m'aider à retrouver le texte latin de cette prétendue bulle, si elle a existé et si elle n'est pas une forgerie comme le droit de cuissage ou la papesse Jeanne qui avait accouché le jour de son couronnement et autres balivernes, mais là c'est plus grave, car cela accuse la papauté d'esclavagisme et de racisme.

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par wanderer » Sam 24 Sep 2005, 11:23

Je vous remercie beaucoup car le sujet m'intéresse beaucoup. je pense qu'il faudrait trouver le texte latin qui est le seul à avoir une valeur magistérielle.

Cordialement,

Wanderer

:)

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Noirs et non nègres

par bajulans » Mar 18 Oct 2005, 15:24

Le terme spécifique de "nègre" avec la signification péjorative que cela a pris aujourd'hui dans la majorité des cas, n'existe pas en latin.

La bonne traduction est donc "Noirs" et non "Nègres".

Les "marchandises non prohibées" désignent les marchandises non stratégiques que les chrétiens étaient autorisés à échanger avec les musulmans. Il s'agit donc d'affranchissement et non de mise en esclavage ! Exactement l'inverse de ce qui est prétendu sur les sites anti-papes.

Car sur au moins deux sites Internet, j'ai lu "schiavitù" et "esclavage", comme si le pape Nicolas V avait encouragé l'esclavage ! Alors que "ad dictum" signifie "aux ordres" et seuls "servitus" et "servitudo" signifient "esclavage" ("servitus" signifiant "condition d'esclave"). Ces deux termes sont absents du texte latin et pourtant se retrouvent dans les "traductions" françaises et italiennes que j'ai pu consulter. C'est comme si l'on disait qu'un sujet d'un roi devenait l'esclave de son roi.

De plus ce passage de la bulle est évidemment descriptif et non normatif, il s'agit de l'exposé des motifs.

Faire de ce texte le fondement de l'esclavage des Noirs est donc bien un véritable faux.

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extermination des Noirs ?

par bajulans » Mar 18 Oct 2005, 17:01

tapez donc :

"nicolas V" and "1454"



sur google, et vous verrez que le texte de Nicolas V, qui loue en fait l'affranchissement des noirs, est pourvu du sens d'extermination des noirs ! ! ! Et sur la totalité des très nombreux sites (sauf erreur ou omission de ma part) où cette bulle est référencée, ce texte est invoqué pour taxer le Saint Siège de racisme, tous ne vont pas jusqu'à l'extermination, mais tous sont pour l'esclavage.

Et même en langue étrangère, en italien par exemple.

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difficultés d'écrire l'histoire

par bajulans » Jeu 27 Oct 2005, 8:23

Cher Serge, Cher Frère en Jésus-Christ,

Merci de votre envoi de la copie de l'article "Esclavage" du "Dictionnaire de Théologie Catholique" et du "Dictionnaire Apologétique de la Foi Catholique", et là, O surprise, les traductions de la bulle du 8 janvier 1454 sont fort critiquables et sur les sites anti-catholiques ils n'ont plus qu'à rajouter une louche de mauvaise foi. C'est bien ce que confirme mes modestes recherches historiques de troisième cycle du temps de mes études : les "historiens" très souvent se recopient les uns les autres (parfois, c'est du plagiat pur et simple), et donc sont si fainéants que leur publications ne valent pas grand'chose.

Les rédacteurs des articles en question passent sous silence beaucoup de textes du Saint Siège, pourtant fondamentaux.

Il serait vraiment injuste de laisser croire que ces articles n'ont pas d'intérêt, mais ils demandent une exploitation prudente et éclairée et des travaux complémentaires sont nécessaires pour faire le point.

Si nous ne voulons pas leur ressembler, il faut travailler. C'est ce que vous faites avec tant de zèle.

Il reste que des catholiques ont pratiqué la traite, c'est évident, mais seulement vers certains pays, certaines îles, pourquoi ?

Ce que font bien voir les textes que vous m'avez transmis en copies, c'est que l'autorité, même des rois espagnols n'était pas respectée et qu'il reste à écrire une histoire de la mentalité des chrétiens de l'époque.

Pour donner une idée de l'ambiance de la colonisation, je vais citer un ancien manuel d'histoire générale :

[Pizarre] pourvu par Charles Quint du titre de gouverneur (1530), il conquiert en 1533 les royaumes de Quito et de Cuzco (empire des Incas) réunis sous l'Inca Atahualpa, qui meurt étranglé. Tandis qu'il organise sa conquête, Almagro, son associé, envahit le Chili et fonde Lima, 1535. Puis la discorde arme les Espagnols les uns contre les autres. Pizarre fait tuer Almagro (1538) et réunit le Chili au Pérou, mais il succombe dans une sédition que fomente le fils d'Almagro (1541)



"Histoire Générale et Notions Sommaires" par Gustave Hubault, "ouvrage répondant aux derniers programmes du Certificat d'Etudes Primaires et du Brevet de Capacité", Paris Editions Delagrave sans date.

Des épisodes de ce genre rapportés dans un manuel scolaire, ne sont que représentatifs d'une catégorie d'événements dont les plus nombreux sont évidemment passés sous silence, car, pris un à un, ils ont été sans conséquences importantes (contrats esclavagistes, traversées, désapprobations, débats, condamnations, etc., assassinats de moindre personnages), sont la marque que l'histoire, même entre chrétiens, n'était pas un long fleuve tranquille, ni la colonisation "un bloc".

Loué soit Jésus-Christ

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par wanderer » Jeu 27 Oct 2005, 9:08

N'étant pas satisfait, en raison de certains détails, de la version en ma possession de Romanus pontifex, je vous signale que j'ai demandé à un Frère dominicain actuellement à l'Angelicum de m'en faire parvenir une copie de source certaine et catholique. Je vous tiendrai au courant dès réception de ce texte, et je me permettrai, si les modérateurs en sont d'accord, de le reproduire dans son intégralité (et dans sa langue d'origine) sur ce site. S'il y a plusieurs latinistes sur ce site, nous pourrions alors nous mettre au travail et confronter nos résultats pour proposer une traduction unique sur ce même site. Ce serait je pense enrichissant, car ce texte qui me semble souvent travesti, est indisponible en français sur le Net (et même un peu partout ailleurs, ayant fouillé, outre ma propre bibliothèque, une bibliothèque diocésaine, deux bibliothèques diocésaines et une autre universitaire.



Il n'y aura aucun problème je pense car de tels textes sont libres de droits. Ce sera très profitable à tout le monde.

Je voudrais dire que ce qui se passe sur ce fil de discussion est beau. Tous ces gens qui prennent de leur temps de façon désintéressée pour redresser l'honneur de l'Eglise de façon scientifique et dépassionnée, c'est une petite oeuvre d'évangélisation qui se passe ici. Je tiens vraiment à remercier tous ceux qui s'y investissent. Quand nous unissons nos forces, nous sommes un peu moins petits pour annoncer l'Evangile du Christ Sauveur. Je rappelle que je me suis un peu disputé avec un ami incroyant à ce sujet, quand vous aurez terminé, je pourrai lui montrer tout ça, et peut-être que comprendre que l'Eglise est roullée dans la boue sera pour lui un premier pas, qui sait? Je bénis le Seigneur de votre présence à tous ici et j'implore sa miséricorde pour que nous continuions notre petit service et que cela porte du fruit pour l'Eglise.

Gloria.

:heart:

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Histoire, évolution, progrès

par bajulans » Dim 13 Nov 2005, 18:48

Cher Wanderer,

Comme je regrette que vous vous disputiez avec votre ami incroyant, car je crois qu'il ne s'agit que de malentendu, plus je médite sur ce sujet, en voyant les tatonements, même de Moïse, des Hébreux, puis des chrétiens et des Juifs, les progrès puis les rechutes, je crois que nous ne pouvons juger de tout cela qu'en gardant à l'esprit que nous sommes immergés dans le temps.

Le Cher Christian nous dit "Jésus était révolutionnaire", moi je ne crois pas, Jésus voulait le progrès, certes et il a restauré et fait progresser la loi morale. Mais au lieu d'être révolutionnaire, il est profondément respectueux des autorités (il recommande d'écouter les pharisiens), mais il sait que sa parole est comme un levain dans la pâte, comme une petite graine qui deviendra un grand arbre (pardon de ne pas donner les références, c'est de tête), mais il invite au progrès par ces images.

Selon le pape Léon XIII, la philosophie est avant tout une histoire, plus qu'une doctrine (Aeterni Patris), de mêmes je ne crois pas trop m'aventurer en disant que, sous un certain rapport, sous un certain aspect, la morale est aussi une histoire, un développement, une évolution.

Or, ainsi que l'Apôtre nous en avertit, c'est par la philosophie et les vaines subtilités que l'esprit des fidèles du Christ se laisse le plus souvent tromper, et que la pureté de la foi se corrompt parmi les hommes. Voilà pourquoi les Pasteurs suprêmes de l'Église ont toujours cru que leur charge les obligeait aussi à contribuer de toutes leurs forces au progrès de la véritable science et à pourvoir en même temps, avec une singulière vigilance, à ce que l'enseignement de toutes les sciences humaines fût donné partout selon les règles de la foi catholique, mais surtout celui de la philosophie, car c'est d'elle que dépend en grande partie la sage direction des sciences.



Le progrès des sciences, dont parle le saint pape, concerne évidemment aussi la science morale et juridique, donc l'esclavagisme. Comme toutes les sciences, elle est fondée sur des vérités déjà établie, et se développe et progresse sur ses fondements, sur ses bases.

Pour moi, j'ai acquis la conviction que l'Eglise est le principal moteur de tout progrès moral, je ne dis pas le seul et l'on peut trouver ailleurs des idées, des éléments intéressants, mais le principal, oui.

La régression sous couvert de progrès que constitue l'incitation à l'avortement, considéré comme un "droit" est une marque que l'Eglise lutte contre la déchéance morale et y voit clair, elle est pratiquement seule à lutter sur ce créneau.

Je crois d'autre part, qu'il n'est pas bon, que l'on se divise entre "bons" catholiques et "mauvais" athées, ou "mauvais" socialistes. Tout n'est pas "clean" et sans tache d'un côté, et tout "crade" de l'autre (et vice versa bien évidemment). Immergés dans le temps les générations se cotoient, s'influencent, vivent selon leur idées, à un moment donné de l'histoire, puis disparaissent et à la génération suivante, tout change, mais tout est aussi, sous un certain rapport, permanent constant, tout est à recommencer.

Je crois donc que c'est dans cette perspective qu'il faut aborder l'histoire de l'esclavagisme.

Je vais essayer de reposter sur cette question, car il me semble évident dans l'état actuel de mes connaissance sur ce sujet que l'Eglise n'a pas encouragé, et n'a jamais encouragé ni directement, ni même indirectement l'esclavage, tout en coexistant avec lui les premiers siècles de son histoire, et en coexistant à nouveau avec lui pendant la période de l'esclavagisme afro-américain.

Au demeurant aucun texte ecclésiastique ni disciplinaire, ni doctrinal n'encourage l'esclavage, à aucun moment et la traduction qui est donnée de la bulle du 08 janvier 1454 est une traduction défectueuse, voire tendancieuse, c'est pour moi aussi une certitude. Je vais donc essayer de traduire le passage litigieux et de vous donner ma traduction.

A +, très Cher Wanderer.

Loué soit Jésus-Christ

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par Lutin Grognon » Mar 13 Fév 2007, 12:50

Nicolas V est le seul pape de l'histoire à avoir autorisé l'esclavage, en 1452 au roi de Portugal dans Dum Diversas, droit qu'il a étendu aux autres souverains chrétiens en 1454 (ou 1455 ?) dans Romanus Pontifex ; en 1435 (deux décennies avant !) Eugène IV condamna l'esclavage dans Sicut Dudum ; en 1462 Pie II déclara l'esclavage un « grand crime » (magnum scelus) ; en 1537 Paul III le condamna dans Sublimus Dei ; en 1639 Urbain VIII l'interdit ; en 1741 Benoît XIV également ; en 1815 Pie VII demanda au Congrès de Vienne la suppression de la traite d'esclaves ; dans la bulle de canonisation du jésuite Pierre Claver, un des plus illustres adversaires de l'esclavage, Pie XI dénonça la « suprême horreur » (summum nefas) des traiteurs d'esclaves ; en 1839 Grégoire XVI condamna l'esclavage dans In Supremo Apostolatus ; et en 1888 Léon XIII dans In Plurimis.

Curieusement, quand il s'agit de l'esclavage et de l'Eglise, nous n'entendons souvent parler que de Nicolas V ! :ranting:

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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par Christophe » Jeu 22 Mai 2008, 19:04

Ci-dessous un scan de la version originale en latin de la bulle Romanus Pontifex...
Source : Bullarum diplomatum et privilegiorum Sanctorum Romanorum Pontificum (tome V, à Rome)
Merci à SBS pour le document.

J'essaierai de la dactylographier dès que j'ai un peu de temps.

PaX
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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par Serge BS » Mar 10 Juin 2008, 14:44

Je viens de consulter deux très intéressants ouvrages relatifs à l'esclavage et à la traite des noirs :

- Sibille (Cl.) dir., Guide des sources de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, La Documentation Française, Paris, 2007 (un énorme et remarquable ouvrage - d'étude, en aucun cas de vulgarisation - recensant à peu près tout ce que l'on peut trouver comme sources à ce sujet, et pas seulement en France. Des sources, des références, très très peu de commentaires, 6 centimètres d'épaisseur...) ;

- Salmoral (M.-L.), Les Codes noirs hispaniques, UNESCO, Paris, 2005.

Or, je constate que tant l'un que l'autre de ces livres ignore totalement Nicolas V et ses textes. Il n'est cité nulle part si j'ai bien lu. Or, aux dires des ennemis du Catholicisme, ce seraient pourtant là les textes fondateurs de la traite et de la reconnaissance de l'esclavage, donc des sources, en particulier pour les mondes ibériques... Pourtant, aucun de ces deux auteurs n'est particulièrement proche de l'Eglise à ma connaissance.... Surprenant non ???

Serge BS
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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par Et.H » Dim 17 Oct 2010, 19:35

Ce topic est déjà vieux et j'aimerai savoir ce qu'il en est. Quelqu'un a traduit cette bulle ? Y a t-il du neuf ? Merci

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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par J-zer » Lun 15 Nov 2010, 1:19

Un grand nombre d'encycliques et bulles sont en ligne sur le site
http://www.papalencyclicals.net
avec traduction anglaise.

Cette traduction est-elle bonne ? Sous cette traduction, en tous les cas, la bulle Romanus Index autorise en effet la mise en esclavage des "sarrasins, païens et autres ennemis du Christ". Mais il ne s'agit absolument pas des noirs. Il n'y a pas de critère racial dans cette bulle, mais un critère religieux. Le pape se félicite même que de nombreux noirs soient devenus catholiques (ceux ci donc ne pouvaient "juridiquement" être esclaves).


 

Cela étant, j'ai corrigé le Wikipédia sur la chronologie de l'esclavage qui ne mentionnait que Nicolas V (et Paul III) en rajoutant Eugène IV (interdiction de l'esclavage des noirs indigènes des iles Canaries). Pour les papes intermédiaires, je n'ai pas trouvé les documents. Ce serait pourtant utile...


 

En 2000 ans d'histoire, l'Église n'a bien évidemment pas été parfaite, mais il est agaçant de voir que seuls les aspects négatifs sont mentionnés ou colportés. Il y a encore pas mal de choses à corriger sur Wikipédia. J'espère que vous m'y aiderez car ce site est devenu "la" référence.


 

Il ne faut pas pour autant se décourager. La plupart des gens qui colportent ainsi une image biaisée de la religion ou de l'Eglise sont tout bonnement inconscients de leurs "mensonges". Des "informations" leur parviennent, corroborent les présupposés qu'ils avaient déjà acquis (par une sorte de transmission culturelle), et ils ne cherchent pas plus loin...



Guidés par le Christ, je crois que ces personnes-là également, il nous faut les aider !
(Sans présomption, nous, et moi le premier, ne sommes pas parfaits).

Mes frères, j'ai foi en vous,

J-zer

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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par JPCC » Dim 02 Jan 2011, 16:09

Pour ceux qui veulent sincèrement se faire une idée sur la vérité des moyens et des résultats de l'évangélisation de l'Amérique et de l'Afrique , je conseille:
-La lutte contre les religions autochtones dans le Pérou colonial: l'extirpation de l'idolâtrie entre 1532 et 1660, Pierre Duviols
Presses Univ. du Mirail, 2008, Centre d'Etudes Latino-Américaines Aix-en-Provence Université de Provence - 3, place Victor Hugo - 13331

- Religions et colonisation, Dominique Borne et Benoît Falaize, Les éditions de l'atelier, 2009.
[ Suppression d'un lien douteux qui n'apporte rien au sujet | Cordialement, Cgs ]

Je serais intéressé à connaître les erreurs figurant dans ces documents.

"En esprit et en vérité, ni à Jérusalem ni au mont Garizim".

JPCC

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Re: Nicolas V promut l'esclavagisme des Noirs en 1454 ?

par Michel Paul » Ven 14 Déc 2012, 19:14

Bonjour

Vous trouverez le texte de la
Bulle Romanis Pontifex, et sa traduction en anglais dans le livre « European Treatises bearing on the History of the United States and its Dependencies to 1648 » de Frances Gardiner Davenport, ou sur le site :

http://www.questia.com/read/23628832/eu ... the-united

Il est écrit dans l'original:

ac attendentes quod cum olim prefato Alfonso Regi quoscunque Sarracenos et paganos aliosque Christi inimicos ubicunque constitutos, ac regna, ducatus, principatus, dominia, possessiones, et mobilia ac immobilia bona quecunque per eos detenta ac possessa invadendi, conquirendi, expugnandi, debellandi, et subjugandi, illorumque personas in perpetuam servitutem redigendi, ac regna, ducatus, comitatus, principatus, dominia, possessiones, et bona sibi et successoribus suis applicandi, appropriandi, ac in suos successorumque suorum usus et utilitatem convertendi, aliis nostris

Vous trouverez le texte le texte de la bulle Dum Diversas, du même pape Nicolas V, dans le Bullarium Patronatus Portugalliae Regum (pages 22 et 23). Une traduction en anglais se trouve sur le site:

http://unamsanctamcatholicam.blogspot.f ... ation.html

Cordialement et respectueusement

Michel Paul
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