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Publié par Edouard Boulogne

Christiane Taubira, la vérité qui infuse pour diffuser le mensonge

Il faut lire cet article lumineux de Dreuz-Info, sur un livre récent de Christiane Taubira consacré à l'esclavage ( tel qu'elle le « repense » ) raconté à sa fille.

Lumineux, et passionnant, mais un peu long, et qui demande un minimum d'attention.

Je sais que je peux compter sur les lecteurs du Scrutateur pour lui consacrer leur attention pendant un petit quart d'heure, et le conserver en archives pour y revenir.

Les mensonges de la subversion ( y compris de la subversion « ministérielle » ) ne peuvent pas être combattus en comptant sur des «opérations du St-Esprit ».

La paresse est criminelle. Toute victoire sur le mensonge et la subversion ne peut être obtenue que par l'effort, le courage, et l'ETUDE.

 

Le Scrutateur.

 

http://www.dreuz.info/2015/06/07/christiane-taubira-la-verite-qui-infuse-pour-diffuser-le-mensonge/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

 

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Le gouvernement provisoire,

Considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine ;

Qu’en détruisant le libre arbitre de l’homme il supprime le principe naturel du droit et du devoir,

Qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Egalité, Fraternité ;

Considérant que, si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l’abolition, il pourrait en résulter dans les colonies les plus déplorables désordres,

Décrète :

Art. 1er ; L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et les possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacunes* d’elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

Article 2. Le système d’engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

Article 3. Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d’appliquer l’ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l’île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français de la côte occidentale de l’Afrique, à l’île de Mayotte et dépendances et en Algérie.

Art.4.Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n’auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

Art.5. L’Assemblée nationale règlera la quotité de l’indemnité qui devra être accordée aux colons.

Art.6. Les colonies purifiées de la servitude et les possessions de l’Inde seront représentées à l’Assemblée nationale.

At.7. Le principe que le sol de la France affranchit l’esclave** qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

Art.8 A l’avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout français de posséder, d’acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement, à tout trafic ou exploitation de ce genre.

Toute infraction à ces dispositions entrainera la perte de la qualité de citoyen français***.

Néanmoins les Français qui se trouveront atteints par ces prohibitions au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s’y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d’esclaves en pays étranger, par héritage, don ou mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

Art.9 Le ministre de la Marine et des colonies, et le ministre de la Guerre, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.

Fait à Paris, en conseil de Gouvernement, le 27 avril 1848

Les membres du gouvernement provisoire, (suivent onze noms et celui du secrétaire général du Gouvernement provisoire)

*Nous avons conservé ici l’orthographe du décret qui écrit : « chacunes » et non chacune.

**Édit royal de Louis x le Hutin (1315)

***Le ministre de l’intérieur et quelques autres doctes personnages s’interrogent : que faire de ces français revenus du djihad mené en Syrie et Irak ? Le décret du 27 avril 1848 répond précisément à leur préoccupation : hommes d’armes, razzieurs, décapiteurs, crucificateurs, violeurs, ils se sont associés, directement ou indirectement, à la mise en esclavage de milliers de femmes Yezidis. La loi de 1848, en son article 8, prévoit leur cas : la perte de la nationalité, sans recours. La prohibition de l’esclavage étant un principe juridique, politique et moral supérieur au principe de droit personnel, selon lequel il ne peut y avoir de gens sans nationalité. En s’en allant capturer et vendre les femmes Yezidis non massacrées à l’issue des combats avec les forces et les milices syriennes et irakiennes, les djihadistes se sont, d’eux-mêmes, exclus de la nationalité française devenue légalement antagonique à la condition d’esclavagiste depuis le 27 avril 1848.

Revenons à notre brave Taubira

Avec mon vieil ami Waldman, avec lequel j’échange de temps à autres et confronte les points de vue, je m’interroge sur les motivations qui animent cette femme.

Comme je ne suis ni Dieu ni psychothérapeute, je ne répondrai pas à cet aspect des choses. Je me bornerai donc à dire là où elle ment ou distord les faits au point qu’ils sont méconnaissables et n’ont plus guère de rapports avec les situations en cause.

Nous parlions l’autre jour du livre qu’elle dit avoir écrit, à l’intention de sa fille, afin de lui présenter la question de l’esclavage, d’une façon simple et compréhensible.

Chez notre gardienne des sots, comme dirait l’ami Szyja, l’esclavage est un phénomène se réduisant, de plus en plus, à l’esclavage des Africains achetés – arrachés et déportés préfère-t-elle dire – aux représentants des Royaumes et Empires africains déclinant des formes plus ou moins adoucies de ce que Marx appellera « mode de production asiatique », pour être transportés à fond de cales jusque dans les Amériques et les Antilles.

Une première de ses affirmations me paraît devoir retenir l’attention, s’agissant d’une femme étant ministre d’Etat de la France.

Faisant fi du Congrès ou Conférence de 1818 à Aix la Chapelle (une suite du Congrès de Vienne de 1815) elle présente, à sa fille, l’affaire algérienne de 1830-1848-1962 comme une vaste et continuelle razzia française, comme une succession de tueries, d’incendies de villages et d’actions illégitimes.

C’est bien connu, Karl Marx était un ignoble suppôt de l’oppression coloniale de peuples

Témoin de cette période (1848), Karl Marx, déjà rédacteur du manifeste du parti communiste, verra tout autre chose.

A l’opposé de l’ancienne tiers-mondiste, biberonnée par le parti socialiste guyanais de Justin Catayé (un dirigeant socialiste guyanais pro FLN algérien, en 1960-61), Marx verra dans la défaite finale de l’Emir Abdelkader la marche positive du mouvement historique.

C’est bien connu, Karl Marx était un ignoble suppôt de l’oppression coloniale de peuples.

Taubira ne dit rien des dix esclaves noirs décapités devant le camp de l’émir Abdelkader

Sensible à la question négrière, chef hiérarchique des magistrats, se devant en principe de faire des procès à charge et à décharge, bref, de dire les choses, toutes les choses, cette femme – qui a fait caractériser la traite négrière comme un crime contre l’humanité quasiment synonyme et équivalent des chambres à gaz et des fours crématoires d’Auschwitz et des autres six camps d’extermination des Juifs, un quasi équivalent des tranchées-fosses communes devant lesquelles furent abattus et ou gisent 1,8 million de Juifs fusillés à bout portant (hommes, femmes, vieillards, enfants de tous âges) – parlant à sa fille, elle ne lui dit rien de l’épisode des dix esclaves noirs décapités devant le camp de l’émir Abdelkader.

Il faut en dire un mot, puisque ce n’est pas maman Taubira qui en parlera

Ces Africains, ces hommes noirs, ayant appris que les Français libéraient tous les esclaves, sans distinction de couleur, se sont enfuis du camp de l’émir. Ils y laisseront femmes et enfants. Arrivés chez les Français, ils se retrouveront effectivement libres. Mais cette liberté, sans les leurs, pèsera sur leur conscience. Ils ne la supporteront plus. Ils obtiendront que les autorités militaires françaises négocient avec l’émir. Ce dernier accepta que les esclaves noirs enfuis puissent revenir parmi leurs familles sans craindre pour leur vie.

Mais… ce ne fut pas ce qui se passera.

Les dix esclaves marrons, devenus libres parmi les Français, se retrouveront à genoux et… le sabre effilé mettra fin à leur existence d’esclaves, en faisant tomber leur tête dans la poussière.

On comprend que l’Histoire de France gène

Ces faits expliquent que d’aucun, œuvrant dans la même mouvance idéologique que ce ministre, viennent préconiser l’inculture généralisée comme moyen d’égalité : parce que la culture générale resterait une cause d’inégalité. En réalité, la culture générale, la connaissance du passé, en tirant plus ou moins chacun vers le haut, participe du mouvement historique d’émancipation des consciences et des conditions économiques des peuples.

L’Histoire, en tant que mémoire de faits – que d’aucun interprète (Marx interprétant ici la victoire militaire et politique totale de la France en Algérie, en 1848, comme une marche vers le progrès général de la civilisation) -ne peut que gêner un ministre qui ne sait pas, ou ne veut pas savoir, qu’en 1832, le traité de Tafna reconnaissait à Abdelkader la souveraineté complète sur la quasi-totalité du territoire des tribus arabes et berbères qu’il avait fédérées. Un Etat lui était reconnu, avec tous ses attributs, sur la quasi-totalité de ce qu’était le territoire de la Régence d’Alger.

Si le traité se retrouva par terre, la cause en revient au fait que les conséquences du traité d’Aix la chapelle, qui exigeait que les côtes maritimes – de ce qui n’était encore que régence ottomane d’Alger et deviendra plus tard Algérie – soient sécurisées pour ne plus redevenir ce qu’elles avaient été trois siècles durant : des bases de départ et des sanctuaires pour ce qu’on nommait « la piraterie barbaresque ».

L’esclavage musulman avait razzié 1 à 1,2 million de femmes, d’hommes et d’enfants

Cette piraterie, cela ne devrait pas laisser indifférente une ennemi acharnée de l’esclavage comme l’est madame Taubira, avait razzié 1 à 1,2 million de femmes, d’hommes et d’enfants, capturés sur les côtes corses, sardes, siciliennes, croates, grecques, albanaises, maltaises, espagnoles et françaises.

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Un esclave blanc serait-il moins esclave qu’un esclave noir ?

En outre, autre fait de l’Histoire, qui a disparu des manuels – et ne se retrouve pas dans le livre de « l’esclavage raconté à ma fille »- pourtant c’est un fait qui honore la République française : 1905 fut l’année de la séparation totale, et en principe définitive, de l’église (la religion, quelle qu’elle soit) et l’Etat, et aussi, l’année d’un décret qui obligeait les administrateurs coloniaux à appliquer, même à force armée, le décret du 27 avril 1848.

En effet, les administrateurs coloniaux avaient tendance à ménager et tolérer l’esclavagisme des aristocraties locales lorsqu’elles voulaient bien composer avec l’administration coloniale. Ces aristocraties locales pouvaient ainsi se trouver à la tête de centaines, voire de milliers d’esclaves (lire à ce sujet l’ouvrage monumental de Claude Meillassoux, « l’esclavage en Afrique pré coloniale* »).

En d’autres termes, 1905 était dans la continuité de 1848, qui réalisait l’engagement pris en 1847 par le 1er ministre Guizot, répondant aux parlementaires présentant la pétition des onze mille réclamant l’abolition : « dans un an, il n’y aura plus un seul esclave sur un territoire possession de la France ».

Parmi les signataires, des parlementaires, des écrivains, des Pasteurs et de hauts dignitaires de l’Eglise catholique*.

1847-1848 étaient dans la continuité de 1830-1834, dans le sillage positif et résolu de la constitution d’une commission parlementaire et du rapport qu’elle déposera, préconisant l’abolition et ses moyens.

1830-1834 seront elles-mêmes des années situées dans une continuité française que contredira la restauration de l’esclavage en 1801 dans les Antilles et la Réunion, bien qu’en 1806, la France signera le traité de Paris avec l’Angleterre pour mettre fin à la traite négrière – une traite considérée comme acte de piraterie et les équipages des navires négriers assimilés à ceux des bateaux pirates … la potence sans autre forme de jugement les attendant en cas de captures en haute mer.

En ayant retrouvé son trône (1815), Louis XVIII demandera d’étudier et mettre en route les moyens destinés à mettre fin à l’esclavage.

Le 19ème siècle français plongeait dans un 18ème siècle qui verra se former la société des Amis des noirs, et fut le siècle du combat antiesclavagiste au sein de la législative et la Convention.

Les indépendantistes guadeloupéens et certains publicistes veulent ignorer cette continuité française

Ils ne veulent voir, dans le décret du 27 avril 1848 – qu’ils ne commémorent pas et que le gouvernement français non plus ne commémore pas – qu’un sous-produit, une mise en terme de loi, un après-coup, de luttes anti esclavagistes. On aimerait bien que messieurs De Mota, Luc Reinette, leurs amis staliniens de la direction de la CGT-G, nous disent à quels combats ils pensent ?

En Guadeloupe, si Delgrès a pu chercher à s’opposer les armes à la main à la restauration de l’esclavage, c’est parce que, comme à Saint Domingue (future Haïti), le conventionnel jacobin en mission armera les esclaves rendus libre par le décret de la convention nationale.

Une armée républicaine, formée d’ancien esclaves, défendra la République

Les soldats du rang, comme la majorité des officiers, étaient d’anciens esclaves appelés à la citoyenneté et au bénéfice du dogme français né en 1315 sous la monarchie.

Je m’en arrêterai là pour aujourd’hui.

Je ne vais pas faire un second livre expliquant à sa fille ce que madame le ou la ministre lui cache, ou ne lui a pas dit, pour accuser la nation dont elle est jusqu’à ce jour Ministre d’Etat. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alon Gilad pour Dreuz.info.

*N’en déplaise à l’affirmation ridicule et provocatrice de madame Taubira, le christianisme n’est pas identifiable à l’esclavage, bien au contraire.

Citons : l’Abbé Grégoire, Sieyès (ancien clerc catholique), comme sur un autre plan Montesquieu, Lamartine, qui opposeront les Valeurs chrétiennes bibliques, d’unité de l’espèce humaine, pour ferrailler contre l’esclavage qui, depuis 1635 en Martinique et 1643 en Guadeloupe, portait atteinte et aux principes chrétiens et au dogme social français établi en 1315 par Louis X le Hutin.

A l’inverse, les sourates, – pour lesquelles notre délicieuse ministre à l’air d’avoir comme une empathie -, plus particulièrement celles concernant l’homme vertueux (se « contentant de ses épouses, ses esclaves et ses captives ») fondent l’esclavage comme une manifestation directe d’une norme divine.

C’est pourquoi les fanatiques djihadistes n’ont aucun problème de conscience lorsqu’ils mettent en esclavage les Yezidis qu’ils n’ont pas assassinés. Ils ne font là que répéter les Almoravides (qui ont renversé le califat Omeyyade en Espagne et Afrique du nord) et leurs successeurs plus fanatiques encore, les Almohades.

* En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie suivant la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

 

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H
Comme il est difficile d'émettre la moindre objection face à l'abjection de ceux qui mentent sans vergogne ! Il est pourtant écrit "Tu ne feras pas de faux-témoignage". Quoique, même certains prêtres du diocèse de la Guadeloupe ! Bref ! Madame Taubira est une illustration parfaite (si l'on peut dire) du péché originel. Fort heureusement, pour nous remettre dans le chemin de la vérité, l'Évangile d'aujourd'hui est particulièrement lumineux : il s'agit des Béatitudes. À ne pas confondre avec l'attitude béate qu'a initiée Césaire, autrement dit : la parole de Dieu doit se faire toute petite devant la parole de l'homme (ou de la femme) noir(e).
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