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Publié par Edouard Boulogne

Les ingrédients pour une explosion en vol du quinquennat Hollande sont-ils réunis ?

Je reviens aujourd'hui sur la réforme prévue de l'enseignement. Elle est critiquée de toute part, à tous les niveaux, celui des spécialistes, celui de la majorité des citoyens, à droite …..comme à gauche.

Pourtant Valls, et Vallaud-Belkacem, et ce « gouvernement » incapable, face émergée de l'iceberg idéologique ( mondialiste ) sur lequel doit se briser la « France Titanic », ne perd rien de sa superbe et de son entêtement. Cette minorité de la majorité ( au sens institutionnel du terme, désignant la « majorité parlementaire » élue en 2012, sur un gigantesque malentendu ) persévère dans son errance suicidaire.

Gardons nous de baisser les bras.

Je propose pour approfondir la question :

( I ) Un article de ce jour sur le beau site Atlantico.

( II ) Un diagnostic, déjà ancien, mais d'une éclatante lucidité de l'ancien président de la République Georges Pompidou.

Au travail.

 

Le Scrutateur.

 

( I ) L'article d' Atlantico :

 

Les ingrédients pour une explosion en vol du quinquennat Hollande sont-ils réunis ? 


 

Les profs marcheront aujourd’hui en masse soutenus, pour une fois, par la France… de droite. 72% de ses sympathisants supportent en effet leur mouvement. Un drôle d’attelage, lancé à vive allure et dont on se demande jusqu’où il ira. En effet, ses derniers jours, la contestation contre le projet de loi sur la réforme des collèges et des programmes ne cesse de prendre de l’ampleur. Et les interventions de Manuel Valls et de François Hollande qui ne cessent de monter au créneau pour défendre une ministre en perdition, n’y changent rien.


 

 La France gronde. De gauche comme de droite. De Mélenchon à Bruno Le Maire. Elle râle et vocifère car, dans cette réforme, personne ne se retrouve, ni la droite qui, comme l’explique le sociologue Jean Viard (lire ci-dessous), se voit attaquée dans ses valeurs, ni la gauche radicale qui, par la voix de Jean-Luc Mélenchon soupçonne le PS d’être en plein délire maoïste : « dans la révolution culturelle de Mao Zedong, on prétendait que le piano était spontanément réactionnaire. Donc voilà que le latin est devenu spontanément réactionnaire. C’est absurde », expliquait hier le patron du parti de gauche. Quant aux profs, toujours prompts à s’émouvoir, ils ne comprennent pas ces textes qui donnent plus de liberté aux chefs d’établissement et les obligent à travailler en pluridisciplinarité.

Droite, gauche de la gauche, syndicats et profs, le mélange était déjà explosif mais se surajoute l’ombre des classes moyennes sidérées de s’entendre dire que les filières vers lesquelles elles orientaient jusqu’alors leurs enfants, enfants qu’elles avaient, souvent par conviction, maintenu dans le public, sont des filières… élitistes. Elitisme ? Parle-t-on de la dernière promotion de  l’ENA ? Malheureseuement on. Il est ici question des classes allemand bilangue du collège Evariste Gallois de Sevran, du collège François Dolto à Paris rendu célèbre par un film devenu parlme d'or à Cannes... Elitiste ? On se prend à s’interroger : depuis quand un membre du gouvernement n’a-t-il pas mis les pieds dans une classe de collège public ? Et les classes moyennes, ces classes moyennes qui assurent encore une certaine mixité dans les collèges,  s’agacent et pourraient bien, qu’elles soient de droite comme de gauche, venir gonfler les rangs de la contestation


Lire la suite en cliquant ICI : http://www.atlantico.fr/decryptage/reforme-college-et-programmes-ingredients-pour-explosion-en-vol-quinquennat-hollande-sont-reunis-jerome-fourquet-jean-viard-2148516.html

 

( II ) Le diagnostic de Georges Pompidou.

 

La désastreuse réforme du collège - triomphe d’un jargon prétentieux dans la pédagogie, mise à mort des options « langues anciennes », suppression de la plupart des classes européennes, nouveau coup porté à l’histoire de France, réduction des heures de cours des disciplines sérieuses - est une nouvelle étape de la déconstruction de l’école engagée depuis quarante ans. Voilà en effet quatre décennies que les épigones du sociologue Pierre Bourdieu ont usurpé le pouvoir au ministère de l’Éducation nationale et mènent une lutte couronnée de succès contre l’élitisme républicain de jadis. Avec hauteur, ces médecins de Molière s’efforcent de disqualifier leurs détracteurs en se présentant comme les seuls possesseurs de la vérité. Quiconque exprime son désaccord se voit disqualifié et traité de « pseudo-intellectuel » par le ministre qui leur sert de porte-parole.

La France fut pourtant dirigée, à une époque pas si lointaine, par un président dont le parcours est un démenti vivant aux thèses de Bourdieu et qui était, de surcroît, un ancien professeur : Georges Pompidou. Enfant du Cantal, petit-fils de métayer, fils d’instituteurs, ce normalien agrégé des lettres enseigna le français, le latin et le grec au lycée Saint-Charles à Marseille puis au lycée Henri-IV à Paris. À la Libération, il devint le collaborateur du général de Gaulle, puis son premier ministre de 1962 à 1968. Lors de Mai 68, l’hôte de Matignon acquiert une nouvelle stature aux yeux des Français par sa solidité pendant la tornade.

Une fois élu président de la République, en juin 1969, Pompidou s’efforce de défendre l’école
comme on se porte au secours d’une mère menacée. Dans les travaux des sociologues qui instruisaient alors le procès de l’Éducation nationale, le nouveau président ne voyait que du vent. La sociologie, écrivait Pompidou dans Le Nœud gordien, est « une science balbutiante ». De nombreux sociologues « ont d’autant plus d’assurance que leurs connaissances sont plus incertaines et bien souvent, en France au moins, mal assimilées, assène-t-il. Comme les sophistes de Platon, les scolastiques du XVe siècle, ou les médecins de Molière, ils cherchent leur autorité et leur prestige dans un jargon spécifique, inaccessible au profane, et appliquent leur intelligence et les détours de leur esprit à critiquer une société où de fait ils n’ont aucune utilité clairement définie ».

Le sujet préoccupe tant le président de la République de l’époque que, en 1971, lors de ses vacances d’été, il se délasse en rédigeant une curieuse nouvelle qui dépeint les ravages de « l’esprit post-68 » à l’école. Ce texte ne sera rendu public que dix ans après sa mort. « Tout commença le 25 février à 15 h 55 dans la classe de seconde B du lycée de Romorantin, écrit Pompidou. M. Plumesec, professeur de français, s’efforçait d’intéresser ses trente-deux élèves aux problèmes sentimentaux et moraux des personnages de Phèdre de Racine. » Mais voilà qu’un élève profère des grossièretés sur la pièce. Le professeur, scandalisé, punit le trublion en lui infligeant des heures de colle. Il se rend ensuite chez le proviseur pour l’informer de l’incident et solliciter son soutien. « Le proviseur, M. Ponse, était à son bureau en train d’essayer de comprendre la circulaire n° 1227 G 7 bis, du ministère de l’Éducation nationale, Direction générale de la pédagogie, et relative à l’introduction des méthodes audiovisuelles pour le recyclage permanent des maîtres auxiliaires possesseurs d’une licence de sociologie et candidats à titularisation », écrit Pompidou avec une ironie amère.

Or, M. Ponse demande au vieux professeur de renoncer à punir le provocateur. « Vous le savez, la pédagogie moderne décommande le viol de la personnalité, lui explique le proviseur. Avons-nous les connaissances nécessaires quant à son hérédité, à l’environnement familial, aux traumatismes possibles de son enfance, voire les informations médicales relatives à son équilibre hormonal nécessaires avant de décider d’une thérapeutique coercitive ? » L’affaire devient bientôt un scandale d’ampleur nationale. M. Plumesec, désavoué par sa hiérarchie, demande sa mise en retraite anticipée.

Cette nouvelle est la confession d’un homme d’État qui s’efforce de contenir la marée qui monte inexorablement et menace de tout emporter. Plus de quarante ans ont passé depuis qu’un président confiait à l’encre et au papier son pronostic sans illusions sur l’école que les pédagogistes de la Rue de Grenelle imposeraient peu à peu. L’effondrement du niveau en français et en histoire observé depuis lors n’a fait que vérifier le bien-fondé de ses inquiétudes. Puissent les Français, aujourd’hui hostiles à la réforme du collège, trouver dans ces lignes de Pompidou de nouvelles preuves de la justesse de leur cause.


 

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Les ingrédients pour une explosion en vol du quinquennat Hollande sont-ils réunis ?
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l'école de charlemagne 20/05/2015 20:01

mais combien l'étranger les paye pour vendre l'Europe? quels journalistes vont enquêter sur l'argent de l'étranger pour acheter les gouvernants qui vendront leur pays?
çà n'est pas possible qu'ils soient aussi idiots?! donc forcément traites et corrompus.
les gouvernants du p'tit gros n'ont qu'une haine celle d'éliminer les français de France! ça n'est pas incroyable, juste qu'ils sont les VRP de l'étranger. Après avoir éliminé en France,la patrie, le travail,la famille, et l'esprit chrétien pacifique de 2000 ans, il reste encore l'école de charlemagne à détruire! c'est presque fait...chef, On y arrivera assez vite ,nous avons déjà anesthésié leur peuple.

Claude HOUEL 25/09/2015 21:08

Combien ? 600 000 € pendant trois ans,pour commencer,donnés par l'Arabie Saoudite à La Sorbonne (tant qu'à faire) pour...les étudiants réfugiés !
Nul doute qu'en échange ils auront un droit de regard sur les programmes.
Au fait combien de petits français,toutes couleurs confondues,n'auront pas accès à cette prestigieuse université,faute de bourses ?
Source : http://www.france24.com/fr/20150917-sorbonne-qatar-etudiants-refugies-pantheon-universite-paris-syrie

jean Fonse-Leclou 20/05/2015 17:32

Comme la Corée du Nord, la France s'enfonce peu à peu dans un délire à la fois féerique et paranoïaque. Les chers leaders - la gauche n'est-elle pas plurielle ? - rivalisent d'ingéniosité pour le bonheur du peuple, tandis que peu à peu toutes les voix seront réduites par la force au silence après que l'on eût fait tonner Man Caïman accusant de racisme quiconque s'interroge sur le marigot. Comme en Corée du nord, nos chers leaders démolissent à tour de bras tandis que les médias égrènent les slogans officiels et que le parlement applaudisse à tout rompre les mesures les plus délirantes prises afin de régénérer le bon peuple pour son bien et pour la gloire de ses dirigeants bouffis de leur exceptionnel et charismatique génie. Comme en Corée du nord, un gouvernement corrompu et incapable démolit le pays alors que la contradiction est dans tous les esprits ou presque, et, comme en Corée du nord, le cher leader se succédera à lui-même alors qu'il aura conduit le pays à sa ruine, puis l'aura entretenu dans cette même ruine.

Dissident 20/05/2015 16:32

Ils vont à leur perte, ils le savent mais ils tiendront néanmoins jusqu'au bout et ne renonceront jamais, puisque, tout comme ce monde d'en bas qui les a engendrés, ce qui les anime c'est la haine irrépressible et forcenée de l'Eglise. Alors ne comptez pas que ce régime maudit explose en plein vol et puis qu'il disparaisse dans la honte et l'opprobre, non, car s'il explosait quand même, il serait immédiatement remplacé par sa copie conforme UMP qui continuera derechef cette même politique infâme sinon infecte.

Livia 20/05/2015 15:39

Bien que la France gronde, que le peuple droite et gauche confondu crie à en perdre haleine, le petit bonhomme de l'Elysée tient bon, il faut dire que lui et ses sbires sont si dénués d'idées et surtout de programme qui ferait avancer le pays, qu'ils s'accrochent à cette bouée, qui espérons-le éclatera et les noiera!!

Louis O'Zagay 20/05/2015 15:02

C'est la gauche dans tous ses délires créatifs. Bref ! Nous sommes en plein Festival de cons !

Gerard Meillan 20/05/2015 07:57

Tu connais forcément, mais relu hier dans le Fig.
Bisous
J.