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Publié par Edouard Boulogne

( 1 ) M. J-M Lambin. ( 2 ) Najat Vallaud-Belkacem.
( 1 ) M. J-M Lambin. ( 2 ) Najat Vallaud-Belkacem.

( 1 ) M. J-M Lambin. ( 2 ) Najat Vallaud-Belkacem.

C'est par mon ami Martiniquais Luc André, que j'ai eu connaissance de cette lettre de M. Jean-Michel Lambin, qui d'une voix pleinement autorisée par sa qualité de professeur agrégé d'histoire, et de directeur de collection de manuels scolaires, écrit ce qu'il pense, et avec lui un très, très grand nombre de Français sur la réforme en cours de « l'éducation nationale ». On notera que l'auteur n'épargne pas certains prédécesseurs de l'équipe socialiste, notamment certains ministres « de droite »( dont le coincé Alain Juppé est un bon modèle ) qui ont subi le poste de ministre de « l'éducation », en se soumettant aux groupes de pression de gauche et d'extrême gauche qui peuplent depuis des décennies les bureaux et les couloirs de ce ministère.

Que cette lettre fasse trembler de rage les destinataires de cette lettre, et les militants du PS, ceux qui restent encore membres de ce parti, est la preuve que M J-M Lambin a touché sa cible en plein coeur.

 

LS.

La haine de la France bientôt enseignée


 

http://tribunelibre.over-blog.com/2015/05/la-haine-de-la-france-bientot-enseignee.html

Aujourd'hui, je vous propose de prendre connaissance de la lettre adressée au président du conseil supérieur des programmes Michel Lussault, par le directeur de collection de manuels scolaires et agrégé d'histoire Jean-Michel Lambin.


 

Monsieur ,

Président du CSP, vous avez conçu de nouveaux programmes scolaires, soumis en ce moment à consultation.
Professeur d’histoire durant 38 ans , dont 16 en hypokhâgne et en Khâgne , directeur de collection de manuels scolaires d’histoire de 1981 à 2011 ( environ 40 manuels parus, du Cours élémentaire à la Terminale ) , c’est à ce double titre que je vous écris en réponse point par point, à vos arguments présentés dans votre interview dans le Monde du 14 mai.

« Le programme d’histoire idéal n’existe pas » dit le titre. C’est quasiment une tautologie. Il n’existe pas davantage de programme idéal de physique, encore moins de français ou de mathématiques : combien de fois n’ai-je pas entendu, dans les salles de profs, critiquer les programmes de maths de collège et de lycée au prétexte qu’il s’agit de sous/sous/programmes des exigences en maths au concours d’entrée à polytechnique.
Toutefois le lecteur de votre interview retiendra que votre programme n’est pas idéal.

L’enseignement de l’islam est obligatoire, c’est déjà le cas aujourd’hui dites – vous. Certes mais dans quelle proportion par rapport à la durée de l’année ? Depuis les programmes des années 1960, au moins, l’islam est au programme en 5ème. Mais c’était dans le cadre de l’étude du Haut Moyen Age et à égalité de durée avec Byzance et l’Occident des Mérovingiens et des Carolingiens ; Clovis, Saint Benoît de Nursie, Charles Martel et Charlemagne ayant, c’est une évidence, joué un rôle plus important dans l’histoire de l’Occident que Mahomet, Abou Bakr, Omar, Othman et Ali…
Dans un enseignement qui veut se centrer sur la France et l’Europe (le continent), les civilisations majeures du Haut Moyen Age sont d’abord Byzance et la Chrétienté naissante, les musulmans ne jouant qu’un rôle prédateur à la marge, dans les invasions des VIII° et IX° s. , au même titre que les Vikings et les Hongrois.
Il aurait d’ailleurs été, toujours dans un cadre européen, mais cette fois –ci dans celui de l’Europe de 28 Etats de mettre davantage l’accent sur la Byzance orthodoxe, matrice totale ou partielle de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Grèce, que sur l’islam qui n’est pas la matrice d’un seul des Etats de l’Union européenne, sauf à considérer que la France serait déjà islamisée…

Mais cela aurait été de la vraie histoire et votre programme fait davantage d’idéologie et de prosélytisme que d’histoire, hélas !

Ce qui est révélateur dans la question de l’islam dans votre programme, c’est l’association obligatoire/facultatif. L’islamolâtrie du programme se dévoile en un Mahomet obligatoire et en des Clovis et Charlemagne facultatifs.


Vous établissez ensuite un parallèle entre science historique et morale politique.
D’une part, la science historique n’est pas une science exacte et, si vous étiez historien et non géographe , vous sauriez qu’en Histoire on fait, d’une certaine manière , toujours de l’histoire contemporaine , même lorsqu’on traite des Guerres médiques.
D’autre part , lorsque vous introduisez «morale politique » ,vous politisez vous – même. C’est VOTRE propos qui trahit l’histoire en la pervertissant par votre morale orientée, oubliant que l’histoire est a-morale, oubliant aussi que ce qui était « moral » pour certains hier, par exemple glorifier Staline ou, serrer la pince du dictateur Castro aujourd’hui, peut devenir « immoral » demain, oubliant par exemple que durant un siècle la gauche a encensé la colonisation (« Dieu a donné l’Afrique à la France » disait Victor Hugo , icône de la gauche) alors que la droite libérale y fut longtemps opposée.

Vous introduisez cette morale politique à propos des traites négrières . Mais pourquoi vous limiter à la traite atlantique ? Il y aurait aussi une belle indignation à soulever à l’évocation du thème « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans » : ,
- traite des Slaves blonds alimentant le califat de Cordoue, ses bagnes, ses casernes et ses harems ;
- pillages, viols et rapts organisés à partir du bastion arabo-berbère du massif des Maures (Slaves, Maures , le vocabulaire géographique révèle la réalité du passé) d’où les pillards sarrasins furent éradiqués par Guillaume le Libérateur, le bien nommé , à la fin du X° s.
- razzias des pirates barbaresques de Tunis, Alger et Tripoli sur nos côtes de Provence, Languedoc, Corse, Sicile, Malte, Italie du Sud qui font 2 millions de victimes en 3 siècles (Robert Davis , Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006) , razzias auxquelles met fin par éradication l’expédition de Charles X en 1830 et la prise d’Alger.

Vous restez dans la morale avec le caractère « scandaleux » des lois antisémites de Pétain. Avant d’entrer dans le champ de la morale, il faudrait expliquer «pourquoi Vichy» mais on entrerait là dans le domaine de la réflexion , de l’effort intellectuel et cela ne convient pas à vos ayatollahs de la pédagogie qui prônent l’indignation et l’émotion – le pathos – plutôt que la réflexion – le logos .
C’est là que gît le cœur battant qui irrigue votre programme; décerveler, jouer de l’émotion et surtout pas de la raison car il faudrait introduire le savoir et cela risque d’ennuyer, comme dit votre ministre. Ce savoir est jugé inutile puisque l’élève doit « se chercher , se construire», «développer des capacités métacognitives » et , sans rire, «proposer des explications et des solutions à des problèmes d’ordre scientifique ».
Vous avez cependant une excuse en ce domaine : vous êtes – provisoirement – le dernier maillon d’une longue chaîne de destructeurs du savoir remontant, sans aller jusqu’à Descartes et Rousseau (avec François Xavier Bellamy , Les Déshérités ou l’urgence de transmettre , 2014 livre dont vos programmes illustrent parfaitement mais négativement la justesse des idées) au moins à Bourdieu, Baudelot et Establet Legrand, sans oublier Mérieux , l’infâme Mérieux , inspirateurs des prédécesseurs de votre ministre.
D’abord Haby, au temps de Giscard d’Estaing, qui instaura le collège unique / inique, puis Jospin et sa loi exécrable qui mit le savoir au rancart en plaçant « l’élève » au milieu de la classe , et enfin , retour à droite , la réforme des programmes de lycée par Sarkozy / Luc Chatel qui , par exemple, en ce qui concerne les guerres mondiales , détruisit le cadre factuel , causal et chronologique pour faire pleurer les élèves sur les aspects doloristes de ces guerres , l’horreur des tranchées et la guerre d’anéantissement.
Au lieu de redresser la barre vers plus d’exigences, ce qu’on aurait été en droit d’attendre d’un universitaire honnête, lucide et responsable,vous allez encore plus loin dans ce «combat » vers plus de médiocrité, vers le nivellement par le bas, pour des élèves dont vous estimez a priori et à tort qu’ils n’ont pas le désir de comprendre, des élèves qu’au fond vous méprisez.

« La nation française mythique n’a jamais existé » poursuivez- vous. De là où ils sont, les morts de Valmy – même s’ils furent peu nombreux – apprécieront. Avez- vous seulement une fois dans votre vie , lu un ouvrage sérieux sur la Révolution française ? (par exemple La Grande nation de Jacques Godechot ou Penser la Révolution française de François Furet ) ou lu un discours de Danton, Robespierre ou Sieyès (« fonder la nation contre la noblesse ») avant d’affirmer une telle contre vérité historique ?
Avez – vous seulement lu une fois la phrase de Marc Bloch dans L’Etrange défaite : « il existe deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération » . A vous lire dans le Monde, j’ai la conviction que vous appartenez aux deux catégories citées par Marc Bloch peu de temps avant d’être fusillé par les Allemands. Et je crois qu’il en est de même pour les faibles troupes qui vous soutiennent, l’historien Nicolas Offenstadt ou les seconds couteaux habitués des plateaux de télé , les Patrick Blanchard ou François Durpaire.

Vous évoquez, pour le dénoncer, le « roman national ». Ce terme , exclusivement polémique ( vous vous sentez d’ailleurs obligé d’y mettre des guillemets) n’a aucune valeur scientifique. Né de la plume de Ernest Lavisse après le désastre de 1870 , popularisé par Offenstadt, il a pour but de discréditer le récit historique en sous-entendant qu'il est faux et imaginaire et surtout de le stigmatiser en l’affublant de l’adjectif «national » , mot diabolisé , abandonné par la gauche et la droite et qui hérisse le poil de toute la bien-pensance de gauche , bref une véritable insulte.
Mais quel pays ne diffuse pas un roman national ? Croyez – vous que l’Algérie du FLN enseigne une histoire qui n’est pas un roman national ? Je vous renvoie au livre de Marc Ferro, Comment on raconte l’histoire aux enfants du monde entier , Plon , 1983.
Qu’offrez-vous à la place du « roman national » ? un roman «républicain», terme tout aussi mythique? Avec bons et méchants inversé par rapport au « roman national » ? Une mythologie multiculturaliste ou vivrensembliste (ou « plurielle » pour jargonner en novlangue chère à votre ministre ) ? Un délire reposant sur des mensonges caractérisés par la haine de la France et des Français , catholiques encadrés par un clergé obscurantiste au Moyen Age , descendants des Francs qui ont osé stigmatiser l’islam en se défendant de l’invasion arabo-hispano-berbère à Poitiers , négriers européens atlantiques (mais ni Africains ni Arabes parmi eux), une France de brutes - ou de beaufs -, croisés, négriers , colonialistes, vichystes ( incluant Mitterrand titulaire de la francisque n° 2202 ???), kollabos, légionnaires ayant fait l’Indo, paras accros à la gégène et nostalgiques de l’Algérie, électeurs de droite tentés par le FN et qui ont le tort d’oser s’opposer à la gauche terranoviste chère à votre ministre ?


Le scandale de ce programme c’est, d’abord qu’il accentue la déchéance de l’enseignement de l’ histoire en collège et au lycée après les coups de hache portés par Haby, Jospin, Allègre, Chatel. Par charité chrétienne, je ne cite pas Jack Lang qui comme d’habitude n’a rien fait, si ce n’est passer la main dans le dos des profs pour les amadouer (et augmenter la durée de leurs vacances). Un seul a, sinon redressé, au moins stoppé la décadence, c’est Chevènement qui a, pour un temps rétabli des programmes d’histoire cohérents et rendu confiance aux profs. Depuis, la chute s’accélère.
C’est ensuite le fait que ce programme impose Mahomet et une forme d’islamolâtrie, suinte le moralisme et la repentance d’être ce que nous sommes et qu’il permet , par le système des questions facultatives , d’enseigner une France sans Clovis , Charlemagne , François d’Assise , Robert de Sorbon, une France sans le « blanc manteau d’églises » cher au moine Raoul Glaber , une France sans cathédrale , un Occident sans Christophe Colomb et sans Vasco de Gama puisque la découverte du monde est réduite à son exploitation coloniale, une France où Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Diderot, Franklin, Washington, La Fayette sont facultatifs mais pas les hommes de «l‘expansion de l’islam » Abou Bakr, Omar, Othman et Ali , les 4 califes rashidun.

Ce programme respire bien la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc, « à dire d’où il vient » ( Pierre Nora , JDD) ainsi que la «honte d’être Français » ( Jacques Julliard dans Marianne). Mais il s’agit là de pseudo intellectuels ou , comme votre ministre l’a dit dans son français à elle , un français qu’elle a sans doute « construit » elle – même , de pseudoZ’intellectuels.


Je vous prie de croire, Monsieur Lussault , à l’expression de mes meilleurs sentiments.


 

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Jean-Michel Lalanne 02/07/2015 08:53

Monsieur Lambin,
Sans prétendre vous égaler, loin sans faut, tant en termes de Connaissance que d'Analyse, je fais partie de cette énorme masse populaire qui n'est pas tout à fait idiote et qui réfléchit face à un événement. Or, votre lettre adressée à Michel Lussault et indirectement à Najat Vallaud-Belkacem pseudo ministre de l'Education, est un Evènement. Vous dénoncez avec véhémence, et on ne peut que s'en réjouir, l'enseignement de "cette haine de la France" au profit de culture islamique. Pour ma part, ce qui me choque dans les nouveaux programmes d'histoire de cette gauche destructrice, c'est, et vous le soulignez très adroitement, cette notion de "obligatoire / facultatif" qui est une félonie envers les français : effectivement, l'enseignement de la culture islamique devient obligatoire et celui de notre Histoire est désormais facultatif. Cette manœuvre échappe à beaucoup de nos concitoyens qui se laissent berner par la perspective d'un monde de "bisounours" alors, qu'ainsi, nous courrons tout droit vers la perte de notre identité et de nos valeurs. Cette mauvaise gauche déroule le tapis rouge aux extrémistes de droite et de gauche et offre un trône au Front National. Mais peut-être sommes-nous idiots : et si c'était tout simplement une manœuvre de cette gauche apparemment abrutie, pour pousser les français à se rebeller contre cette invasion intellectuelle qu'ils ne peuvent ou ne savent pas éradiquer ! Si cette gauche médiocre voulait porter le FN au pouvoir, elle aurait trouvé la solution. Exacerber une population conduit immanquablement à une situation conflictuelle pour laquelle de plus en plus de français voient une solution par le vote FN. Je suis français et fier de l'être.
Jean-Michel Lalanne - Ecrivain public

Cactus 29/05/2015 13:13

Cette haine du dessouche n'est pas une nouveauté.Elle est vivace dans les esprits depuis une trentaine d'années.
L'arrivée en masse de migrants musulmans fait exploser cette haine de l'homme blanc supposé chrétien.

Hector Partaghé 26/05/2015 20:37

Bientôt ? Bientôt est derrière nous, et depuis déjà longtemps...

Dissident 26/05/2015 14:33

Vincent Peillon,ancien ministre de l'Education Nationale, nous parle de l'école :

"Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstentiation qu’opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi."

Donc l'Education Nationale est antichristique et c'est le ministre lui-même qui nous le dit.