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Publié par Edouard Boulogne

Giscard comprend la position de Poutine… et tape sur la CIA

Il n'est bruit, depuis hier, que de la liste de personnalités interdites de séjour en Russie, plus qu'indésirables à cause de leur propagande antirusse. Parce ces personnalités quatre françaises, dont Bernard-Henri Lévy, Daniel Cohn-Bendit, André Glucksman, et ...le porte parole du Parti socialiste à l'Assemblée Nationale M. Le Roux. On voit, par ce choix, que M. Poutine a le jugement clair en cette occurrence.

Bien entendu dans les médias aux ordres on accable le président Russe, suspecté de fascisme, évidemment.

C'est oublier un peu vite que M. Poutine ne fait que répondre, mais de cela on ne parle guère ( juste une courte interview de M. Fédérovski ) des interdits analogues, mais antérieurs, d'une centaine de personnalités russes en France, et dans les pays qui acceptent la subordination aux USA, et à leur CIA. Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

C'est la raison pour laquelle on peut se féliciter de l'intervention dans le débat d'un ancien président de la République, M. Valéry Giscard d'Estaing, que rapporte le site Liberté Politique.

 

LS.

 

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http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Giscard-comprend-la-position-de-Poutine-et-tape-sur-la-CIA

 

Vladimir Poutine a accueilli jeudi 28 août Valéry Giscard d'Estaing pour s'entretenir de la crise ukrainienne et de ses conséquences sur les relations entre Moscou et Paris. Dans le numéro d’hiver de Politique internationale, l’ancien président français avait exposé son analyse de la situation… iconoclaste.

DANS LA REVUE Politique internationale, d’obédience atlantiste, l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing, que la gauche avait taxé jadis de « petit télégraphiste au service de Moscou » (on croit rêver), brave la colère d’une journaliste du Figaro muée en gardienne de la pensée américaine, et défend la position russe – sans soutenir la méthode d’annexion de la Crimée.

Ayant réétudié son histoire impériale, voici ce que le Président écrit sur ce sujet flambant :

« La conquête de la Crimée fut assez dure. Elle ne s'est pas faite au détriment de l'Ukraine, qui n'existait pas, mais d'un souverain local qui dépendait du pouvoir turc. Depuis, elle n'a été peuplée que par des Russes. Quand Nikita Khrouchtchev a voulu accroître le poids de l'URSS au sein des Nations unies qui venaient de naître, il a “inventé” l'Ukraine et la Biélorussie pour donner deux voix de plus à l'URSS, et il a attribué une autorité nouvelle à l'Ukraine sur la Crimée qui n'avait pas de précédent. À l'époque, déjà, je pensais que cette dépendance artificielle ne durerait pas. Les récents événements étaient prévisibles. D'ailleurs, le retour de la Crimée à la Russie a été largement approuvé par la population. Ce n'est que lorsque les problèmes se sont étendus à l'est de l'Ukraine qu'on s'en est inquiété... »

La patte de la CIA

L’ancien président voit, comme tous les observateurs sérieux, la patte de la CIA et une inquiétante ingérence américaine dans les affaires européennes.
 
 « Il faut se demander ce qui s'est réellement passé il y a un an dans la capitale ukrainienne. Quel rôle la CIA a-t-elle joué dans la révolution du Maïdan ? Quel est le sens de la politique systématiquement antirusse menée par Barack Obama ? Pourquoi les États-Unis ont-ils voulu avancer leurs pions en Ukraine ? Existe-t-il un lobby ukrainien influent aux États-Unis ? Les Américains ont-ils voulu “compenser” leur faiblesse au Moyen-Orient en conduisant, sur le continent européen, une politique plus “dure” contre la Russie ? »

Il dénonce même durement la politique de sanctions et les menaces sur les hommes politiques russes menacés par une justice mondialisée aux ordres de Washington.

« Les États-Unis ont probablement soutenu et encouragé le mouvement insurrectionnel. Et, ensuite, ils ont pris la tête de la politique de sanctions visant la Russie — une politique qui a enfreint le droit international. Qui peut s'arroger le droit, en effet, de dresser une liste de citoyens à qui l'on applique des sanctions personnelles sans même les interroger, sans qu'ils aient la possibilité de se défendre et même d'avoir des avocats ? Cette affaire marque un tournant préoccupant. »

Des sanctions pour tous

Enfin il remarque que les sanctions risquent de nuire à tout le monde.

« Concernant les sanctions économiques visant non des personnes mais l'État russe, comment ne pas considérer qu'elles font du tort aux deux protagonistes — Russie et Occident — en altérant leurs échanges commerciaux ? 

Les Américains ont-ils intérêt à provoquer la chute de l'économie russe ? Pour l'Europe, les Russes sont des partenaires et des voisins. Dans le désordre international actuel, face à la flambée des violences au Moyen-Orient, devant l'incertitude provoquée par les élections de mi-mandat aux États-Unis, il serait irresponsable de souhaiter que l'économie russe s'effondre. »

Comme on sait, l’économie russe tient bon, et le risque pour cette fin d’année est surtout la chute économique des États-Unis et du dollar. Les Russes y travaillent de concert avec les Chinois et l’Inde.

L’option fédérale

Sur le futur de l’Ukraine, le président conclut sobrement : pour ce malheureux pays livré par les Américains et leur agent Yatsenyouk (« c’est notre homme ici », disait Victoria Nuland) à l’anarchie, la guerre et à la ruine, il veut une « solution fédérale de type suisse, comprenant trois provinces », et il donne enfin son point de vue sur les aberrations géostratégiques des élites financières occidentales :

« Quant à l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, il n'en est, bien évidemment, pas question et la France a raison d'y être défavorable ! À présent, voulez-vous ma prophétie ? La voici : l'Ukraine risque la faillite financière. Elle demandera des aides. Qui les lui donnera ? Sans doute le FMI puisque l'Union européenne n'a pas le dispositif pour le faire. »

On peut espérer que pour le bien de la démocratie et la punition des rebelles du Donbass la France, aux ordres de Washington, paiera, dût-elle le faire toute seule !

 

Nicolas Bonnal

 

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Loulou Ouhaitu 01/06/2015 18:32

À l'âge où d'autres sombrent dans la démence sénile, Giscard devient intelligent. Où est passé Simplet, je veux dire Giscard-Gadget, celui qui allait dîner chez les Français, qui prenait son petit déjeuner avec les éboueurs maliens... pour faire le malin, croyant épater les Français en rajoutant chaque jour un peu plus de "gauche" dans l'expression de sa pensée sociétale sans avoir jamais rien compris aux relations de cause à effets, se faisant ainsi le marche-pied de M. MItterrand en 1981, pouvant difficilement s'opposer à celui dont il avait été le sponsor de toutes les impostures sans toutefois y aller franco - comme François-le-fécal - pour donner à la France le coup de grâce. Pauvre Giscard, cette petit montée de sève d'automne arrive bien tard : la terre est gelée et la France est quasiment morte, tuée par les socialos après avoir été anesthésiée par ce qui était alors le Giscardiens et leurs copains-coquins de l'UDR devenue sous l'impulsion du plus improbables de tous le RPR (Repaire de Politiciens Retors). Enfin ! félicitons-nous de cette saillie giscardienne, car un peu d'intelligence, d'où qu'elle vienne, c'est toujours une bon à prendre. Cependant, pour ceux qui voudraient se souvenir de quelque chose de funeste, l'Europe atlantico-totalitaire et vassalisée qui tire à boulets bleus sur Poutine est pourtant la création du même Giscard, non ?

JG 01/06/2015 00:52

Notre ex Président a raison sur tout.L'Histoire montre que tous les montages artificiels de pays finissent par échouer.
Je pense que la France ne paiera pas un yota pour aider l'Ukraine.F.Hollande ne serait plus là en face de la masse silencieuse française dont il n'a que faire Il a déjà rompu le contrat de livraison des navires;cela lui suffit pour régner sur sa basse cour.

Cactus 01/06/2015 17:08

Le dernier grand Président que nous ayons eu en France.