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Publié par Edouard Boulogne

De Kéops, Kephren et Mykérinos à VICTORINOS : Le mémorial des dix mille ans à venir. ( Guadeloupe : Mémorial ACT.e ).

Demain, 10 mai, François Hollande, sera en Guadeloupe pour présider à l’inauguration de Mémorial ACT.e, sur l’ancien site de l’usine Darboussier. Devant un parterre de politiciennes et de politiciens, badauds également, conduits là, souvent par cars entiers de commanditaires empressés à se fournir une caution « populaire », autour desquels des interviewers complaisants virevolteront  à l’envi pour donner une apparence de sens à un non sens politicien flagrant pour qui réfléchit, même un peu.

 

S’agit-il d’une catastrophe ? Il ne faut rien exagérer, tout ce qui est excessif est insignifiant.

Il ne s’agit point donc d’une catastrophe, à mon avis, mais d’une opération publicitaire, d’un spectacle comme en raffolent les politiciens qui échouent à rendre acceptable la vie quotidienne des citoyens, à grands renforts d’argent…du contribuable, tout en promouvant leurs personnes, leurs EGOS monstrueusement surdimensionnés. Et puis, 44 jours de grève Elkapiste, ça coûte beaucoup plus de 81 millions d'euros, à la Guadeloupe, à ses chefs d'entreprises, au petit peuple, que les caprices de nos élus!

Sur le coût de ce show « international », nous avons dit, ici, l’essentiel de ce qu’il fallait. Le dernier en date des écrits protestataires a été celui de M. Harry Olivier, lu par des milliers de lecteurs, en Guadeloupe et ailleurs. Le voici, en lien, pour mémoire : http://www.lescrutateur.com/2015/05/lettre-ouverte-aux-guadeloupeens-a-propos-du-memorial-act-e-par-harry-olivier-president-de-l-udi.html  

 

Mais, si fâcheux que soit ce gaspillage de fonds publics, européen, étatique, régional, sa nocivité se situe, à mes yeux sur un autre plan. Le président Lurel dans sa présentation du Mémorial, prétend que ce dernier pourrait être le lieu d’une rencontre, et d’échanges « mémoriels » propices à une réconciliation des « communautés » constitutives de la Guadeloupe ( cf : http://www.la1ere.fr/2015/02/14/le-memorial-acte-de-guadeloupe-presente-paris-229437.html ).

Je prétends, pour ma part, juste le contraire, et comme je crois que M. Lurel n’est pas un imbécile, je prétends qu’il le sait également, mais qu’il le tait pour une raison sur laquelle je reviendrai.

 

Le « faire mémoire » est devenu une mode, pas seulement en Guadeloupe. Une mode, et un moyen. Un moyen d’évacuer les vrais problèmes, économiques et sociaux, par le moyen de colloques et autres « amusements » de bouches, où excellent nos intellectuels, réels, ou prétendus tels.

 

Mémorial de l’esclavage ! Réconciliation ! C’est très bien tout cela.

Mais de l’esclavage on a toujours parlé, ici, aux Antilles, mais pas en colloquant ( du moins dans les « happenings » somptueux dont raffolent les intelligentsias, surtout quand elles permettent les voyages et leurs « à coté », dans la vie quotidienne ).

 

Nous en parlions mes camarades et moi dans nos conversations, à l’école, dans les mouvements de jeunesse. Le « déballage » avait lieu, sans concession, mais sans haine et ces flaflas, qui surgissent inévitablement des débats télévisés, où les caméras et les animateurs de débats ( sélectionnés ) transforment les uns et les autres en accusateurs et en accusés. Ah ! Qui dira les torts de la caméra, et des « animateurs » ( Choisis. Par qui ? Pour quoi ? ).

 

Personne, à ma connaissance, n’a jamais regretté le temps de l’esclavage, ni, évidemment les bénéficiaires principaux de l’abolition, ni même ceux qui, matériellement avaient profité, pécuniairement, de cette funeste institution qui n’a pas en ce jour du 10 mai, totalement disparu ( c’est un euphémisme ) de la surface de la terre. Et l’on aimerait, à cet égard entendre ( hors caméra, évidemment ! ) s’exprimer à cet égard les représentants africains présent à la « grand messe solennelle, avec orgue et lumières », du président Lurel.

Je n’insisterai pas sur ce point, ( maintenant ) car il seront nos hôtes, et il faut être courtois.

Mais la mode est aux blablas, au flaflas, à l’esbroufe, aux colloques, et happenings divers. Dont acte !

Donc à l’embrouille, aux disputes, voire davantage si possible.

 

Je soutiens, contre Victorin Lurel, que son Memorial ne servira aucunement la pacification des consciences, et que ce sera même le contraire. Que tout ce qu’il y a de mécontents : du monde, de la paix, de la concorde, de la réconciliation, pour des raisons diverses, et d’abord de leur mécontentement d’eux-mêmes, voire de leur  haine de soi, y voient la joyeuse piscine de leurs ébats, et de leurs sempiternels "débats".

Pourquoi donc, l’un des plus ardents promoteurs du Mémorial, est-il le sieur Luc Reinette, qui raffole de l’esclavage ( comme débat ).

 

Qui est M. Luc Reinette en effet ? Un petit sous-directeur d’une petite société d’HLM !

De quelle oeuvre politique, philosophique, pédagogique, économique peut-il se prévaloir pour prétendre, ainsi qu’il le fait, au magistère des peuples noirs du monde, et du peuple guadeloupéen en particulier.

S’étant ainsi autoproclamé leader maximo, il passa dans les années 80 de l’autre siècle, à l’action violente et terroriste. De cette « action » l’économie de la Guadeloupe subit les conséquences fâcheuses. Pire ! des personnes en perdirent la vie ou s’en trouvèrent marqués dans leur chair, handicapés à vie.

Un temps capturé et condamné à l’emprisonnement, mais vite relaxé par l’Etat « Kolonyal », M Reinette rentré au pays, eut l’impudence, et l’imprudence, en 1989, juste après le cyclone Hugo qui rappela la Guadeloupe, pour un temps à la prise de conscience aigüe de sa fragilité, de conseiller aux habitants du nord Grande Terre, de rester « dignes » en refusant l’aide qui affluait de Paris et de l’Etat Kolonyal.

Il n’échappa que de peu à une lapidation qui n’est pourtant pas dans nos coutumes.

Mais il insiste. On ne se refait pas, la bêtise insiste toujours. Et puis, que sait-il faire d’autre ?

Luc sera absent, pourtant, demain, lui le Libertador. Pourquoi ? il nous le dit, point au Memorial, qui n’est pas libre, mais…à Paris : « Mais nous ne voulons pas aller à l’inauguration du 10 mai, car cela servirait de caution à François Hollande. Le président va y passer deux heures. On ne peut pas prendre le risque de ne pas être entendu.
 
Que demandez-vous au président ?
Dans
une lettre que nous lui avons adressée le 13 avril dernier, nous lui demandons trois choses. Nous voulons que François Hollande demande pardon au nom du peuple français pour les crimes commis dans le cadre de la déportation de millions d’infortunés. Notre exigence de réparation doit être reconnue comme légitime et non-négociable. Enfin troisième point, les Guadeloupéens doivent être reconnus comme un peuple ».(
http://www.la1ere.fr/2015/05/05/l-independantiste-luc-reinette-paris-pour-expliquer-son-refus-d-assister-l-inauguration-du-memorial-acte-pointe-pitre-253419.html ).

La vérité est que ce refus était prévisible, on est l’homme du refus ou on ne l’est pas. Et la prévision avait été faite par le tacticien Lurel. Ce dernier avait besoin, au début,  de la caution gauchiste de M. Reinette. Les hommes de gauche ont toujours besoin d’une caution plus à gauche Mais, et c’est là le point faible de Victorin la petite faille par laquelle le poison de l’hubris, ( ce démon de la démesure ) s’instille insidieusement.

Lurel, fin psychologue, et tacticien ( plus que stratège ) avait prévu l’écart Lukien.

Dès lors, le dix, il serait seul. Seul à recevoir Françoué, seul à recevoir les chefs d’Etat, de la ( mère ? ) Afrique, les chefs des Etats de la Caraïbe. ( Obama, invité, parait-il, aurait pris la tangente ! Quel crétin ! Il ne sait pas ce qu’il perd ), et même le simple président de région Letchimy.

On l’a deviné, la faille de M. Lurel c’est l’orgueil, certaines méchantes langues ( que je réprouve ) parlent même de vanité

Or, intelligent, donc conscient de la vanité ( des choses ! ), M. Victorin se demande souvent ce qui restera de lui, dans la mémoire des hommes, dans cinq cents ans, dans mille ans.

To be or not to be ?

Notre président, par ses goûts personnels, et ses appartenances obédientielles, ne déteste pas l’Egypte ancienne.

Que de fois, comme jadis l’un de ses maîtres à agir, François Mitterrand, il s’est rendu, sur le plateau de Giseh, près du Caire, pour méditer, en toute humilité, et se pénétrer de l’insignifiance des choses.

Que de fois, il a rêvé devant les pyramides, murmurant les noms de leurs grands locataires : Kephren ! Ooh ! Mykérinos ! Aahhh ! Mais surtout le plus grand KEOPS !

Ouiii, ce serait cela.

« Le Mémorial ( ACT.e ) sera mon tombeau, mon éponyme, le témoin de ma grandeur.

Sur une grande plaque de marbre on pourra lire : «  ce monument a été inauguré, le 10 mai 2015, en présence du Président de la République François Hollande ( "ainsi, murmura Victorin, grâce à moi on se souviendra de ce faux président, et vrai minable" ) et du concepteur de l’œuvre, ad saecula, saeculorum, le Grand Victorin Lurel. Il s’appellera donc, pour toujours :

 

VICTORINOS. »

 

 

Mais les testaments des grands, sont hélas ! soumis aux aléas de l’histoire, qui est souvent ingrate.

Ni César, ni Napoléon, ni Louis XIV, ni l’empereur Hadrien ne virent respecter leurs volontés testamentaires.

Victorin qui, jadis, a fait sa première communion sait tout cela.

Comme, en véritable homme de gauche, il a forcément lu, et médité, le philosophe radical Emile Chartier, dit Alain, et remâchant les critiques ( justifiées ou non ) de vanité qu’on lui adresse, il gémit en chassant des deux mains, comme on chasse une mouche obsédée de soi, cette définition de la vanité par le philosophe : «  vanité : Consiste à jouir d’un bien d’après ce qu’on suppose que les autres en pensent ».

C’est pourquoi je suggère aux amis de Pharaon de ne point lui parler de cet article.

 

Le Scrutateur.

 

( 2 ) Kéops le Grand. ( 3 ) Victorinos, le...plus grand. ( 4 ) Rendons justice à l'initiateur et futur profiteur du projet un célèbre Gaélik, que l'on voit ici dominer de sa haute stature, une poignée de travailleurs pour la plupart leucodermes. Parmi les rares antillais, celui de l'extrème droite - de la photo - montre sa perception de la qualité des propos du Libertador, en dévorant un sanswitch. ( 4 ) PSC.
( 2 ) Kéops le Grand. ( 3 ) Victorinos, le...plus grand. ( 4 ) Rendons justice à l'initiateur et futur profiteur du projet un célèbre Gaélik, que l'on voit ici dominer de sa haute stature, une poignée de travailleurs pour la plupart leucodermes. Parmi les rares antillais, celui de l'extrème droite - de la photo - montre sa perception de la qualité des propos du Libertador, en dévorant un sanswitch. ( 4 ) PSC.
( 2 ) Kéops le Grand. ( 3 ) Victorinos, le...plus grand. ( 4 ) Rendons justice à l'initiateur et futur profiteur du projet un célèbre Gaélik, que l'on voit ici dominer de sa haute stature, une poignée de travailleurs pour la plupart leucodermes. Parmi les rares antillais, celui de l'extrème droite - de la photo - montre sa perception de la qualité des propos du Libertador, en dévorant un sanswitch. ( 4 ) PSC.
( 2 ) Kéops le Grand. ( 3 ) Victorinos, le...plus grand. ( 4 ) Rendons justice à l'initiateur et futur profiteur du projet un célèbre Gaélik, que l'on voit ici dominer de sa haute stature, une poignée de travailleurs pour la plupart leucodermes. Parmi les rares antillais, celui de l'extrème droite - de la photo - montre sa perception de la qualité des propos du Libertador, en dévorant un sanswitch. ( 4 ) PSC.

( 2 ) Kéops le Grand. ( 3 ) Victorinos, le...plus grand. ( 4 ) Rendons justice à l'initiateur et futur profiteur du projet un célèbre Gaélik, que l'on voit ici dominer de sa haute stature, une poignée de travailleurs pour la plupart leucodermes. Parmi les rares antillais, celui de l'extrème droite - de la photo - montre sa perception de la qualité des propos du Libertador, en dévorant un sanswitch. ( 4 ) PSC.

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Commenter cet article

Stéphanie 11/05/2015 20:45

Bravo Monsieur Boulogne ! Votre analyse est des plus pertinentes !