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Publié par Edouard Boulogne

Le site Boulevard Voltaire, publiait ce matin cette video sur une réponse de Manuel Valls à une intervention pleine de perspicacité de Marion Maréchal Le Pen. Certains détails de cette réponse (http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-main-gauche-de-Manuel-Valls-31601.html  ) suscitent des commentaires. Voici celui du Scrutateur.  .

 

LS.


 

Effectivement la main gauche de M Valls tremble anormalement. Ce ne peut être la peur qui est à l'origine de ce tremblement chez un homme politique de ce niveau, et qui plus est, s'exprimant au Parlement devant une majorité amie. Est-ce que ce serait une manifestation de la maladie de Parkinson? Je ne m'en réjouirais pas, malgré mon aversion pour la politique qu'il conduit. Il faut penser, plus haut. Serait-ce la marque de la fatigue? Peut-être. La charge de premier ministre, de gauche comme de droite, est connue pour être particulièrement éprouvante. Heureusement pour ces messieurs qu'il n'y a pas de...contrôle anti doping en politique!. L'un des plus grands premiers ministres de la 5ème République, Michel Debré, vraie bête de travail, dans une période particulièrement difficile ( la guerre d'Algérie ) au terme d'une semaine épouvantable, et sans avoir dormi une minute de la nuit, fut conduit à l'aube à intervenir à la télévision pour un appel dramatique. La fatigue marqua son discours, et notamment ce passage de l'allocution où il appela les Français à se rendre au devant des parachutistes, - dont on disait qu'ils allaient plonger sur Paris, - pour les dissuader de leur action supposée «  à pied, à cheval, en voiture » ( sic ). L'expression est passé en proverbe. On dit que M.Debré se dopait au maxiton, pour tenir.

Pour Valls, il y a peut-être de cela.

Peut-être se dira-t-on : « pourquoi ces messieurs choisissent-ils ce travail? Ils n'ont qu'à choisir une autre voie ». Mais, peut-être sont-ils, à cet égard semblables à nous tous, qui cherchons à nous divertir ( du latin « divertere » : détourner ), à détourner le regard de ce qui nous fait peur, de ce à quoi nous ne voulons pas penser. Pardonnez à l'ancien professeur de citer ici Blaise Pascal qui dit mieux que personne pourquoi, un Valls, mais tout autre aussi ( et pas seulement parmi les « grands » de ce monde ) de quelque bord qu'il soit, se détourne de l'essentiel et se rue dans le divertissement.

Place au commentaire du grand BLAISE ( Pascal ) :

 

« D’où vient que cet homme, qui a perdu depuis peu de mois son fils unique et qui accablé de procès et de querelles était ce matin si troublé, n’y pense plus maintenant ? Ne vous en étonnez pas, il est tout occupé à voir par où passera ce sanglier que les chiens poursuivent avec tant d’ardeur depuis six heures. Il n’en faut pas davantage. L’homme, quelque plein de tristesse qu’il soit, si on peut gagner sur lui de le faire entrer en quelque divertissement, le voilà heureux pendant ce temps là. Et l’homme, quelque heureux qu’il soit, s’il n’est diverti et occupé par quelque passion ou quelque amusement qui empêche l’ennui de se répandre, sera bientôt chagrin et malheureux. Sans divertissement il n’y a point de joie. Avec le divertissement il n’y a point de tristesse. Et c’est aussi ce qui forme le bonheur des personnes de grande condition qu’ils ont un nombre de personnes qui les divertissent, et qu’ils ont le pouvoir de se maintenir en cet état.

Prenez y garde, qu’est ce autre chose d’être surintendant, chancelier, premier président, sinon d’être en une condition où l’on a le matin un grand nombre de gens qui viennent de tous côtés pour ne leur laisser pas une heure en la journée où ils puissent penser à eux mêmes ? Et quand ils sont dans la disgrâce et qu’on les renvoie à leurs maisons des champs, où ils ne manquent ni de biens, ni de domestiques pour les assister dans leur besoin, ils ne laissent pas d’être misérables et abandonnés, parce que personne ne les empêche de songer à eux ».

Blaise Pascal ( Les pensées, section II, pages 395-396 de l'édition Brunschvicq ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La main de Valls.
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D
Je crains, cher Scrutateur, que votre diagnostic soit plus subjectif que scientifique. Permettez-moi donc de vos reprendre au nom de la science et de la vérité. Et tant pis si j'enfreins le secret médical, car il y va de ces malades qui nous gouvernent. Les tremblements de la main de M. Valls, de ce courageux M. Valls que vous outragez - wassisse, va - de vos propos téméraires devraient vous inspirez de la pitié, car il s'agit de tremblements dus à une maladie. Vous savez, vous vous rappelez de François le fourbe et de ses bulletins de santé aussi mensongers que sa personne et sa vie ? Eh bien l'intérêt supérieur de la France m'oblige à vous dire tout : les tremblements de M. Valls sont dus à sa maladie - la rage, puisqu'il faut l'appeler par son nom - qui, chez ce malheureux est à un stade déjà très avancé. Et je le sais mieux que personne, puisque c'est moi-même qui ai établi le diagnostic pour le compte de l'Académie, et au nom de la Faculté..
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