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Publié par Edouard Boulogne

( I ) L'omniprésence nuisible du ressentiment.

 

Il peut se faire que le ressentiment paraisse légitime. N'est-il pas cette douleur, ce malaise, que nous ressentons à l'égard de celui, de celle qui nous a fait du mal, nous a humilié, rabaissé aux yeux d'autrui, voire de nous-même? Le désir de vengeance en naît, de rétablir un « équilibre », si l'on peut dire, de façon discutable, dans un tel domaine où l'arithmétique des douleurs paraît si improbable. D'où vient que la vengeance satisfait si rarement, et si peu, ceux qui s'y sont livrés, même avec usure?

La thérapeutique du pardon des offenses, non exclusive de l'exigence de justice quand celle-ci est possible, paraît plus efficace pour la réintégration de l'âme dans l'aire du bonheur et de la paix intérieure.

Force est de constater que cette thérapeutique est difficile à mettre en oeuvre, que peu y parviennent, cette toute petite aristocratie de l'âme, à laquelle la spiritualité chrétienne nous incite et nous appelle.

La masse des hommes, y compris ces chrétiens plus de principe que d'effectualité, qui souffrent et ahanent sur les sentiers montueux et escarpés de la perfection, s'arrêtent plus ou moins tôt sur la voie droite.

Dans la réalité des faits, qui seule intéresse le politique en tant que tel, il faut bien constater que c'est le ressentiment qui informe la matière de la vie sociale.

Certains tentent d'en limiter les dégâts, d'autres, sûrement les plus nombreux se laissent pénétrer par elle, voire s'en servent avec un savoir faire plus ou moins consommé, pour atteindre leurs objectifs économiques, sociaux, politiques qui tendent sous une apparence de promotion de la justice, à réduire les différences au nom de l'égalité, pour, après avoir réduit les peuples à des masses indifférenciées, les manipuler et réduire au pire des esclavages jamais conçu, l'esclavage volontaire et subi plus ou moins consciemment, au nom de la justice et de l'égalité.

Qui de réfléchi, pourra nier la malfaisance du ressentiment? Les Evangiles le soulignent. Dans une perspective philosophique, antagoniste pourtant du christianisme, Nietzsche le montre de façon éclatante. Des historiens comme Marc Ferro l'exposaient récemment encore.

Gustave Thibon démontait plaisamment le mécanisme de ce vice redoutable à partir d'une anecdote rapportant le fait réel de cette femme, peu gâtée par la nature, qui dans un autobus aspergea d'alcali le visage d'une autre voyageuse rayonnant de grâce. Elle voulait, dit-elle rageusement, détruire l'injustice qu'elle subissait de la part de la nature!

Vous connaissez peut-être l'histoire de ce brigand de l'antiquité, nommé Procuste, qui attachait ses victimes sur un lit, puis à l'aide soit d'un treuil, soit d'un couperet les raccourcissait ou les étirait aux dimensions du lit. Seuls bénéficiaient du salut, ceux dont la taille correspondait aux dimensions exactes du lit.

L'écrivain Vladimir Volkoff a écrit un livre Le complexe de Procuste qui veut montrer, non sans perspicacité, la passion envieuse ( le ressentiment ) qui travaille les sociétés modernes sous le masque de la justice, en fait : l'exigence d'égalité absolue.

Dans l'enseignement, par exemple, à défaut que tous les élèves aient les mêmes aptitudes à atteindre les sommets de la culture, littéraire ou scientifique, on abaissera le niveau des exigences. Avec l'augmentation du nombre des reçus aux examens, on proclamera les progrès de l'humanisme scolaire qui « promouvrait  également » tous les jeunes, abstraction faite de toutes les différences, pas seulement de niveau social, etc.

Cet état de fait de l'omniprésence du ressentiment ne concerne pas donc que la Guadeloupe. Il est un fait social aussi ancien que l'humanité, mais aujourd'hui scandaleusement présenté sous un jour favorable, sous le nom trompeur d'égalitarisme.

Examinons-en la présence active dans la vie quotidienne, dans les « belles » déclarations humanistes de nos politiciens, pédagogues, et pseudo intellectuels, et....dans nos propres motivations.

Ce travail de lucidité ne sera peut-être pas totalement inutile.

 

Le Scrutateur.

 

( II ) Le travail du RESSENTIMENT en images ( le lecteur attentif n'aura pas de mal à reconnaître dans ces images l'action misérable de certains groupuscules révolutionnaires Gwadloupéyens ).

 

https://www.youtube.com/watch?v=C9g-GYMK0lE

 

 

La Guadeloupe rongée par les virus du ressentiment
La Guadeloupe rongée par les virus du ressentiment
La Guadeloupe rongée par les virus du ressentiment
La Guadeloupe rongée par les virus du ressentiment
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L
Il y a une fable de La Fontaine qui montre parfaitement l'état d'esprit des indépendantistes-repentantistes, c'est Le Loup et l'Agneau. À lire avec la plus grande attention : tout y est...
Les indépendantistes-repentantistes qui sont en réalité de grands malades du ressentiment y sont décrit à travers le loup qui cherche querelle au premier venu pour un faux prétexte. L'autre lui ayant montré son ereur il l'accuse d'autre chose. Puis devant l'invraisemblance del 'accusation, il en vient à ce qu'on lui a dit : il faut que je me venge. Le problème des indépendantistes-repentantistes, c'est que ce sont de grands infirmes de la connaissance. On leur a tellement dit que, littéralement abrutis, ils sont parfois convaincus du bien-fondé de leurs égarements. Les ressentimentaux ne sont évidemment jamais content de rien, à commencer par eux-mêmes, c'est leur aspect, leur situation, leur fortune, leur vie sentimentale, leur santé... Et ce sont les autres auxquels il faut qu'ils s'en prennent. Tout l'art de la démagogie - du populisme, comme on dit - c'est d'entretenir le mal être des ressentimentaux et d'en faire des leviers pour asseoir leur propre pouvoir, comme on dresse des animaux à l'attaque. C'est ainsi depuis la nuit des temps. Hitler ne fit pas autre chose en Allemagne, et lorsque le bobo fut bien infecté, il n'eut plus qu'à s'en prendre aux Juifs, boucs-émissaires désignés pour concentrer la haine sur une cible et pour abolir tout sens critique, asservissant ainsi le peuple Allemand à ses objectifs de puissance et conduisant l'Allemagne à sa ruine après avoir donné au peuple allemand retombé à l'état sauvage le sentiment d'une puissance invincible et méritée...
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