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Publié par Edouard Boulogne

Guadeloupe. Un procès en sorcellerie contre N.Chaulet, soulève le voile sur des ténèbres effarantes. Dieu protège la Guadeloupe!

Le jeune Nicolas Chaulet a été mis en accusation par une camarilla dont le racisme est l'unique moteur, au nom, évidemment, de cet « antiracisme » qui est au coeur du débat public, en Guadeloupe, en Martinique et sur l'ensemble du territoire national, à des fins que nous avons souvent démasquées sur ce site.

La puanteur soulevée par la camarilla, est telle que beaucoup en sont incommodés. Ainsi MM. Didier Jeanne et M. Jacky Dahomay.

Ces deux intellectuels guadeloupéens, tout en semblant prendre pour acquis ( ce qui est pour le moins discutable ) que Nicolas Chaulet serait vraiment auteur des propos qui lui valent l'attention et les intentions criminogènes ( je n'ai pas dit criminelles, mais...) de la camarilla, déplorent cependant avec force, la « philosophie » sous-jacente du collectif créé par le sieur Harry Nirelep. Ils s'en expliquent de façon claire, et je ne résume pas leur pensée, que vous pourrez découvrir dans le premier des documents de ce dossier du Jour.

Le deuxième document est la réponse, adressée à M. Dahomay, auquel il semble porter une animosité particulière, par le sieur Nirelep.

Que dire de ce document, sinon qu'il y a des gens qui devraient avoir la sagesse de ne pas écrire, tant la frénésie qui les agite intérieurement, par une sorte de magie, révèle leur « pensée » intime ainsi exprimée, « humaniste » et « fraternelle », cela va de soi, mais à leur insu.

Véritable vomitif que ce texte. J'ai le souci de ma santé, et pourtant je l'ai lu. Je vous suggère, lecteurs, mes amis d'en faire autant. Il faut se vacciner, et vous connaissez le principe du vaccin.

Recevez de moi, ce soir du 26 mars, ce conseil : devant les turpitudes du « débat » public, devant la logorrhée de ceux qui se prennent pour ses guides ( guide en allemand c'est Fürher ), il faut rester calme et maître de soi, réprimer sa colère, regarder les harpies pour ce qu'elles sont.

Prier peut-être? Une attitude qui n'est pas exclusive de l'action.

Dieu sauve la Guadeloupe.

 

Le Scrutateur.

 

 

( I ) Dénonçons, en tant que citoyens de Guadeloupe, les actes racistes.

 

 

 

Nous avons appris avec stupeur les actes racistes dont a été victime un Guadeloupéen, Frédéric Augustin, perpétré par un autre Guadeloupéen Nicolas Chaulet. ce dernier proférant à l’égard du premier des paroles d’une grande violence, le traitant de sale nègre, de fils de pute, de descendants d’esclaves et d’autres mots du même acabit.

Nous dénonçons fermement de tels comportements, sans doute héritage du passé colonial et esclavagiste, mais assurément fruits de la pensée confuse et raciste d’un individu s’exprimant en son nom propre. Notre société, quoique multiculturelle, est travaillée encore par des stéréotypes, des traits culturels racistes et aliénants, bref des travers de toutes sortes qui pourraient résulter de ce qu’un Pierre Bourdieu nomme un habitus, ce qui n’est pas la même chose qu’une nature. Mais comme on le sait, l’histoire n’est pas notre code et nous devons apprendre à nous débarrasser des pensées dites d’un groupe, pour que nos réflexions et nos volontés individuelles et éclairées puissent s’agglutiner autour d’intérêts communs. Nous estimons que c’est une erreur d’affirmer, comme le fait une personnalité interpellée par cette affaire, dans une vidéo qui circule dans les réseaux sociaux, que M. Nicolas Chaulet appartiendrait à un groupe qui serait « naturellement enclin » -ce sont ses propres termes- à avoir de tels comportements racistes.

Nous pensons qu’en lieu et place de crispations identitaires, de repliements ethniques, nous devons apprendre à lutter ensemble pour des projets ou des intérêts communs. C’est le sens que nous avons donné, avec d’autres, à notre lutte contre l’épandage aérien de pesticides, c’est celui que nous devons trouver aussi autour d’une mobilisation pour la défense de biens communs comme l’eau ou la préservation de notre biodiversité ou encore la défense de la mangrove gravement mise en cause par la construction du nouveau port de Pointe-à-Pitre, véritable scandale écologique. C’est ce qui nous permet aussi de dénoncer certaines violences faites aux femmes dans des services publics territoriaux. Et la liste des problèmes devant interpeler notre vigilance citoyenne est loin d’être close comme le montre l’actualité du moment.

L’ acte raciste dont a été victime Monsieur Augustin doit être d’une part condamné par la loi mais aussi, d’autre part, par toutes les composantes de notre société (Blancs, Noirs, Arabes, Indiens, Juifs). Il serait à notre sens dangereux d’ethniciser le problème comme le font certains en exigeant que la famille Chaulet présente des excuses. La famille d’un individu est-elle responsable d’un acte infamant accompli par un de ses membres ? Qui nous dit que toute la famille Chaulet approuve cet acte raciste ? Ce serait revenir à un droit ethnique antérieur à l’avènement de la démocratie. Il serait aussi dommageable que certains instrumentalisent ce méfait pour défendre leurs thèses quant au débat ouvert chez nous concernant la question mémorielle –laquelle doit être soumise positivement au débat public- ou encore pour on ne sait quelle logique publicitaire. Cela serait profondément immoral.

Nous sommes persuadés que le droit, dans son application juste et rigoureuse, permet une évolution de la culture mais cela requiert aussi la patience du temps parce que les progrès techniques, économiques et sociaux vont plus vite que les habitus culturels. Mais en ces temps où l’avenir semble bouché, il est tentant de se refermer sur un « présentisme » qui brouille le rapport du présent avec le passé et risque de compromettre le futur.

L’assignation identitaire de nature ethnique, « Les Nègres » par exemple, diminue les responsabilités individuelles. La vigilance citoyenne exige de chacun de se comporter comme un sujet responsable. On ne naît pas citoyen, on le devient et c’est une exigence qui doit être réactualisée à tout instant. Le monde actuel –qui tend à obscurcir tout horizon possible de libération- nous donne le spectacle de replis identitaires ethniques qui produisent un affaiblissement du jugement personnel, une « défaite de la pensée » qui demain peut produire des crimes les plus inhumains, comme l’histoire l’a déjà montré. C’est notre devoir en tant qu’association Collectif Vigilance Citoyenne de le rappeler.

Maintenons donc une tension constructive vers le futur en apprenant à élaborer tous ensemble, dans le débat public argumenté et avec toutes nos différences, un véritable projet de société et ne restons pas enfermés dans des prisons qui ne sont que dans nos têtes.

 

Didier Jeanne, Président du Collectif Vigilance Citoyenne

Jacky Dahomay, Vice-président

 

 

( II ) Réponse à Jacky Dahomay, par Harry Nirelep.

 

Mon Cher Jacky Dahomay,

 

         Des choses graves que des avocats, lanceurs d’alerte par vocation, ont portées à la connaissance de nos communautés, secouent nos opinions publiques. Le racisme, réel mais plus ou moins dissimulé dans notre société comme une maladie honteuse est dénoncé. La justice est saisie. L’affaire vient devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre le 21 avril 2015.

 

         Les philosophes accourent et se saisissent de la question avec un zèle touchant.

 

J’ai lu un communiqué dont vous êtes cosignataire, avec toute l’attention à laquelle m’a obligé l’estime que je vous portais. Cette même estime qui ne m’a pas autorisé pas à vous celer l’opinion que j’ai gardée de votre production.

 

Il a plu au ciel que les propos et les agissements spécialement racistes d’un dénommé Chaulet Nicolas, rencontrassent votre réprobation !

 

Fallait-il, nécessairement, accompagner votre condamnation bienvenue, de la dénaturation des propos de l’un des avocats de la victime de l’agression raciste ? En effet quand vous écrivez  ″ que c’est une erreur d’affirmer, comme l’a fait une  personnalité interpellée par cette affaire, dans une vidéo qui circule dans les réseaux sociaux, que M. Nicolas Chaulet appartiendrait à un groupe qui serait naturellement enclin, ce sont ses propres termes, à avoir de tels comportements racistes ″ .

 

QUI A DIT CETTE CHOSE ? SUR QUELLE VIDEO ? A PROPOS DE QUELLE AFFAIRE ?

 

La suffisance a décidément pris la fâcheuse habitude du concubinage avec la sottise.

 

IL est navrant de constater qu’alors que vous vous érigez en grand prêtre ou grand arbitre du débat public, vous laissiez aller aussi complétement aux commodités de la dénaturation des propos d’autrui. Il n’y a pas d’utilité pour moi à réfuter votre douteuse allégation. Chacun peut se reporter à la vidéo, toujours disponible sur Youtube, pour se faire sa propre idée.

 

S’il s’agit d’une erreur, connaissant votre goût pour la pédagogie de l’exemple, j’attends de l’infatigable donneur de leçons que vous êtes, qu’il la reconnaisse.

 

Malheureusement, je redoute que votre prose ne vise davantage la dénonciation de ceux qui ont dénoncé l’agression, que la dénonciation de l’agression elle-même.

 

Vous prêtez aux avocats de Monsieur Augustin, et j’en suis, propos et positions qui ne sont pas les leurs.

 

QUI DEMANDE DES EXCUSES A LA FAMILLE CHAULET ?

 

Si vous souteniez l’avoir entendu dans la même vidéo, vous nous plongeriez dans une désespérante interrogation à votre propos, puisque le libelle en question, est un morceau écrit à deux mains et que ladite vidéo a été vue par les deux paires d’yeux qui sont les vôtre et ceux de l’autre signataire !

 

Hélas, ce n’est pas encore tout.

 

Toujours enclin à morigéner ceux qui ne mettent pas leurs pas dans les vôtres, vous ne vous retenez pas de verser dans la vulgaire calomnie quand vous insinuez que certains, mais vous n’osez pas dire lesquels,  seraient tentés d’instrumentaliser ″ce méfait pour défendre leurs thèses quant au débat ouvert chez nous concernant la question mémorielle – laquelle doit être soumise positivement au débat public – ou encore pour on ne sait quelle logique publicitaire.″

 

Je n’aurai pas la méchanceté de commenter la tournure absconse et le style lourd (mais comment pouvait-il en être autrement ?) de votre leçon.

 

Le Scrutateur dit la même chose que vous, de façon cependant plus déliée et plus intelligible.

 

Peut-être jugez-vous, comme quelques autres, que les avocats en l’affaire, n’ont pas voix au chapitre, et qu’il faudrait benoitement laisser faire la justice. Sans chercher à vous peiner inutilement, je vous rappellerai qu’il y a toujours eu des gens, pour s’en prendre, dans les mêmes termes que vous, dans le même dessein  que vous, avec les même moyens que vous (insinuations malveillantes et diffamation), aux avocats qui défendaient des causes dérangeantes. Vous êtes le seul à savoir pourquoi telle opinion vous indispose à ce point.

 

Vous faites semblant de condamner cet acte raciste, vous feignez d’appeler de vos vœux  leur sanction judiciaire, mais curieusement vous déployez une remarquable énergie à tenter de discréditer les avocats de la victime. Etrange paradoxe, ou naufrage d’une pensée ?

 

J’ai compris aussi que ma  ″négritude″ vous posait un problème. J’en suis sincèrement navré, mais je ne changerai rien, et surtout pas pour vous faire plaisir. Cette position n’est pas de circonstance et ceux qui me font l’amitié de me lire ou de m’écouter la connaissent depuis toujours.

 

Je me définis clairement, et selon le mot de l’un de mes poètes préférés, Edouard-Jean Maunick, comme ″ nègre de préférence ″, c’est-à-dire, pas seulement nègre, mais simplement et d’abord nègre, pour reconquérir mon humanité, pour gagner le droit de bâtir les fraternités nouvelles et vraies. J’aurais pu citer Damas, ou Césaire ou Fanon, bref tous ces poètes ou penseurs si modestes, en comparaison de nos grands et beaux esprits, dont vous êtes !

 

Le point de vue qui forme votre expression, n’est moderne qu’en apparence. Dans le fond, il ne s’agit que d’un néo-conservatisme somme toute assez vulgaire, ankylosant pour la pensée  et stérilisant pour l’action. Sans chercher à vous offenser, ni à minorer votre talent, je suis bien obligé de constater que celui-ci est bien impuissant à faire du vieux renoncement une nouvelle morale. L’exercice périlleux dans lequel vous vous êtes imprudemment lancé, ressortit bien davantage au savoir-faire du fakir ou du montreur d’ours, qu’à la science ou la sagesse du philosophe. Renonçant à lui-même, le philosophe se fait alors danseur de corde ou de tango dans l’élaboration frénétique d’une pensée de la défaite.

 

Ce qui m’attriste surtout, c’est qu’à vous lire, des esprits immatures pussent déduire que la philosophie, l’étudier ou l’enseigner, est totalement et définitivement vaine. Défaite de la pensée, disiez-vous ? Pour cette fois, je vous l’accorde, et  reconnais la marque de l’inspiration.

 

Renonçant à des principes essentiels, vous vous êtes rendus à nouveau disponible pour renouer avec d’antiques compagnonnages.

 

 Bonne route, mais le viatique que vous emportez avec vous nous fait redouter le pire auquel vous donnez son poids de certitude. Bon vent…

 

 

 

Abymes, le 25 mars 2015

 

Harry Nirelep

 

 

 

 

 

 

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olindi 27/03/2015 00:50

Effectivement c'est triste et pénible. Une nouvelle victime a été trouvée par un nouveau justicier. J'en ai vraiment marre de ces intellectuels en mal de notoriété et rongés par un mal-être qu'ils veulent tout prix instiller tel un venin dans la population. La Guadeloupe est à leur yeux un pays condamné à vivre dans le passé, dans la rancœur, dans le malheur. J'espère qu'ils ne trouveront pas d'écho à leur tentative profondément malsaine de créer une nouvelle "affaire". Nous voulons vivre normalement chez nous.

Edouard Boulogne 02/04/2015 04:19

Merci de vos conseils, Eboni.

eboni 02/04/2015 03:44

il faut assumer son histoire , alors que d'autres n'ont eu que le choix que de la subir. Ayez le courage d'assumer l'origine vos héritages car vous en jouissez encore à ce jour.De plus vous aviez su adroitement transformer cette société à votre profit. Allez courage...tout le monde est ici....