Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Arnaud Montebourg ( de Montebourg, lui disent ses laquais ) était à New York pour y donner une série de conférences ( tiens! Lui aussi, mais personne n'en eut rien su, sans la malveillance du sort ! ) festoyait en un restaurant digne du Fouquet's en compagnie d'Aurélie Filippetti, autre esseulée, amoureuse du...tiers comme du quart monde, quand..... un miroir se détacha du mur et lui couvrit, douloureusement, le chef.

Vous lirez la mésaventure dans l'article qui suit ( http://www.ouest-france.fr/arnaud-montebourg-hospitalise-new-york-apres-la-chute-dun-miroir-3201634?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20150221&vid=044049032032036041059047058038054015050040050061042124034033046 ).

Un miroir vous dis-je? Croyez vous au hasard? En tout cas plus d'un quidam fera des gorges chaudes de cette mésaventure du Narcisse de Bercy.

A trop fuir la réalité, ou bien à la confondre avec les apparences, M. Montebourg ( DE Montebourg, dirait notre Jourdain, «  ah! Gros comme le bras » ! ) s'exposerait à des mésaventures plus graves. Car il faut tenir compte des auspices du vin!

Jean de La Fontaine en ses fables en a traité avec humour. Relisons, et proposons-en la lecture au jeune Arnaud, c'est la fable sur L'homme et son image.

 

LS.

 

L'HOMME ET SON IMAGE :

 

Un homme qui s'aimait sans avoir de rivaux 
Passait dans son esprit pour le plus beau du monde. 
Il accusait toujours les miroirs d'être faux, 
Vivant plus que content dans son erreur profonde. 
Afin de le guérir, le sort officieux 
Présentait partout à ses yeux 
Les Conseillers muets dont se servent nos Dames : 
Miroirs dans les logis, miroirs chez les Marchands, 
Miroirs aux poches des galands, 
Miroirs aux ceintures des femmes. 
Que fait notre Narcisse ? Il va se confiner 
Aux lieux les plus cachés qu'il peut s'imaginer 
N'osant plus des miroirs éprouver l'aventure. 
Mais un canal, formé par une source pure, 
Se trouve en ces lieux écartés ; 
Il s'y voit ; il se fâche ; et ses yeux irrités 
Pensent apercevoir une chimère vaine. 
Il fait tout ce qu'il peut pour éviter cette eau ; 
Mais quoi, le canal est si beau 
Qu'il ne le quitte qu'avec peine. 
On voit bien où je veux venir. 
Je parle à tous ; et cette erreur extrême 
Est un mal que chacun se plaît d'entretenir. 
Notre âme, c'est cet Homme amoureux de lui-même ; 
Tant de Miroirs, ce sont les sottises d'autrui, 
Miroirs, de nos défauts les Peintres légitimes ; 
Et quant au Canal, c'est celui 
Que chacun sait, le Livre des Maximes.

 

Dédié au sieur de Montebourg :

( Offrande lyrique, gratuitement offerte à son altesse Arnaud DE Montebourg, pour sa convalescence, par Le Scrutateur ).

 

https://www.youtube.com/watch?v=TDBWHs43IzE

Une mésaventure de Narcisse-Montebourg.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Le miroir, peu rancunier malgré la solidarité à laquelle on eût pu s'attendre entre miroirs, ne fit à l'aristocratique Montebourg de la Narcissie aucun autre mal que lui renvoyer son image... Le Narcisse bigame n'en poursuivit pas moins à filer le parfait amour avec lui-même tandis qu'il filippettait virilement avec toutefois, une petite préférence pour sa propre image tant il est vrai qu'en toute chose il faut une hiérarchie, y compris dans la bigamie.
Répondre