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Publié par Edouard Boulogne

Pierre Il y a 1 jour


 

j'ai assisté à ce débat avec attention , vous avez exprimé avec calme et courtoisie ce que bon nombre de guadeloupéens (y compris moi même ) n'auraient su dire avec autant de justesse et une argumentation sans faille.
personnellement j'ai souvent expliqué à des amis guadeloupéens que la citoyenneté française(que nous avons voulu) depuis 1946 a réparée les erreurs du passé en nous faisant accéder à un niveau de vie comparable à l'européen ou l'américain moyen .
de plus la présence française dans la caraïbe nous garantie une sécurité que nous n'aurions pas si nous étions théoriquement indépendant.
la France est et reste encore un grand pays. A nous de la gratifier de notre reconnaissance plutôt que de vouloir nous en séparer.

Merçi pour vos analyses judicieuses et si fructueuses ! "la liberté guide nos pas !"


 


 

Claude HOUEL Il y a 9 heures


 

Bravo au scrutateur pour sa démonstration courtoise mais ferme.
Il faut effectivement réfuter systématiquement tous les mauvais arguments servant une mauvaise cause et ne pas laisser aux petits juges autoproclamés la possibilité de dévoyer l' Histoire .
L'esclavage a été une période douloureuse et cruelle dont le souvenir ne doit pas être occulté, de la même manière que toutes les autres périodes aussi douloureuses et cruelles de l'histoire de l'humanité.
Il faudrait obliger les "réparationistes" à préciser leur vision :
Qui doit "réparer"
Qui doit recevoir
Forme de la réparation
Il leur faudra alors démontrer :
En quoi les français d'aujourd'hui seraient responsables des actes de ceux d'hier et en quoi un citoyen d'origine africaine,polonaise, maghrébine , italienne, vietnamienne ou ...guadeloupéenne devrait payer de ses impôts cette "réparation" ?
Comment, dans une société aussi métissée que la notre, répartir la "réparation" faudrait-il établir
un barème entre les nuances de couleurs et revenir à la classification raciale d'antan ?
Faudra-t-il établir un bilan entre la "réparation" et la valorisation de la citoyenneté accordée par la France à ses anciens esclaves et envisager un solde de tous comptes ?
Encore de beaux débats en perspective !


 


 

castets Il y a 2 heures


 

Bonjour Mr Boulogne,
Bravo pour votre soirée débat, votre pédagogie, calme et courtoisie qui me changent des habituels pugilats télévisés qui amusent la galerie mais laisse le cerveau vide et pas plus avancé qu'avant !
Votre contradictrice en dehors de ses positions tranchées mais sans consistance n'a pas apporté grand chose de neuf.
Si elle est représentative du MIR, je voudrai lui suggérer de se battre vraiment pour reverser la réparation espérée aux populations africaines restées en souffrance, la distribution équitable devrait-être de la haute voltige !
Quand à la partie internationale du MIR, les descendants d'esclaves sont comme les descendants de déportés ou de prisonniers à travers les ages, bien démunis, quelle que soit la taille du clapet et des cris d'orfraie qui en sortent, la moitié du Monde devant l'équivalent à l'autre sous une forme quelconque, bon courage à leurs descendants pour chausser leurs bottes élimées du Droit.
L'Histoire du Monde et les erreurs de parcours sont une réalité dont nous payons tous un prix moral, les souffrances physiques et le désespoir ayant disparus depuis longtemps pour ceux qui ont quitté dramatiquement l'Afrique malgré eux.
Cette Dame, est à la croisée des chemins entre les théories de La traite négrière européenne : Tome 3, Vérité et mensonges de Jean Philippe Omontunde (Auteur) et de Le génocide voilé : Enquête historique Tidiane N'Diaye (Auteur).
En ce qui concerne les Européens et la France coupable... (Elle n'est pas la seule) elle pourra noter que s'il existe des écrits et une descendance heureusement nombreuse concernant la Traite européenne, il n'en existe aucune des descendants d'esclaves de la Traite arabe, les Hommes ne pouvant plus procréer par défaut d'organe reproducteur.
Elle devrait recaler sa pensée sur la pénétration des blancs en Afrique, si les mouillages des pays côtiers étaient effectivement fréquentés depuis le haut moyen age, l'intérieur a mis bien plus de temps à se laisser apprivoiser en dehors des grands fleuves. René Caillié, premier homme blanc a pu rejoindre Tombouctou en 1830 (Ed la découverte Voyage à Tombouctou ).
Les grandes "routes" du sel , de l'or, des armes, de la drogue et des esclaves existent depuis la nuit des temps et des caravanes et il n'y avait aucun pilote blanc à l'époque pour assurer la sécurité des voyageurs !
Elle pourrait aussi consulter Bernard Lugan, spécialiste de l'Afrique et un peu plus les archives documentés du Scrutateur sur l'esclavage !
Bonne soirée, cordialement Cjj.

 

1 ) Jacques Domichard j'ai beaucoup apprécié la qualité du débat ,les sous thèmes qui y on été traiter ,et l'ouverture qu'il y a eut de la part de la responsable du mouvement pour la réparation qui reconnue enfin la participation de l'AFRIQUE DANS cette trajédie

1 h · J’aime

Jacques Domichard La maitrise incontestablement était du coté de notre AMI Edouard Boulogne d'autant plus que ces arguments n'on laisser aucun doute à ceux qui pourrait avoir un réel désire d'écouter avec le coeur;...

1 h · J’aime

 

 

2 ) Marilou Brizard Merci Édouard Boulogne pour ton intervention à la télévision. Tu es le seul à oser remettre l histoire à sa place.

 

3 ). ( LK ) Cher Scrutateur,
A chaud, ma réaction de « métro », vivant immergé au sein de la population martiniquaise depuis 20 ans, reste douloureuse.
Attaché à cette population dont j’ai choisi de partager l’existence, je reste désolé de constater l’importance artificielle donnée à la colonisation et à l’esclavage par une minorité de plus en plus réduite qui se réclame du peuple tout en sachant combien elle en est éloignée
Qu’auront retenu les téléspectateurs d’un débat entre un « intellectuel » cultivé et mesuré et une femme simple un peu dépassé par l’enjeu : probablement la responsabilité des Africains et l’idée de réparation aux contours incertains.
Souhaitons que   ce débat contribue à inciter nos compatriotes à chercher à gagner la liberté du « savoir ».
Merci.
LK

 

4 )

 

Je souhaite vous dire Bravo pour la clarté de vos propos ce soir, pour le calme dont vous avez fait preuve au cours du débat et pour la justesse de votre attitude vis à vis de votre interlocutrice (Mme Hilgros, je laisse volontairement de coté la journaliste). Vous avez été d'une extrême correction vis à vis d'elle sans pour cela vous laisser faire et c'était assez difficile à mon sens. Vous avez marqué des points incontestablement. Vous êtes un homme courageux, cultivé, et courtois. Il est dommage que nous n'ayons pas de responsables politiques de ce niveau en Guadeloupe.
Bonne soirée et encore toutes mes félicitations pour ce soir et pour tous les autres jours où je vous rends visite sous mon pseudo.
Cordialement

FB.

 

 

Ch.Etzol Il y a 21 heures

 

Merci au Scrutateur.
Le M.I.R. ne peut pas refaire l'histoire, mais peut la nier...ou faire un tri sélectif : la condition des hébreux fut-elle meilleure dans l'empire égyptien des pharaons ou babylonien de Nabuchodonosor lors de leur exil? Ou celle des chrétiens dans les arènes de l'empire romain, particulièrement de l'empereur Néron ?
L'histoire des hommes est une tragédie.
Comme la période est plus proche de nous dans le temps, sans doute en avons-nous conservé plus de documents et nous sentons nous davantage concernés, mais certaines évidences doivent être inlassablement répétées car il est plus facile de condamner ceux qui nous ont précédés que de réfléchir à nos propres égarements (rappelons les souffrances et la mort d'Ilan Halimi sous la férule de Youssouf Fofana ).
- Puisqu'il y a eu abolition, c'est qu'il y a eu reconnaissance de la faute.
Car pourquoi des hommes ont eu la volonté, et le courage à leur époque, de refuser ou de convaincre les autres d'arrêter leur participation à un système qui perdure encore dans de nombreux pays au XXIe siècle sans que cela suscite la moindre interrogation.
Et le cœur de l'homme n'étant pas naturellement bon, au nom de quoi si ce n'est que la civilisation dans laquelle ils étaient nés ne permettait pas un tel asservissement de l'homme par l'homme, en opposition avec un principe moral hérité du Christianisme : " tout ce que vous aurez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'aurez fait". "Aimez-vous les uns les autres". C'est Paul qui d'un esclave fait un ami, envoyé à un autre ami; qui précise que le Christ est venu et mort pour tous les hommes.
Qu'on ne vienne pas nous rebattre les oreilles d'interprétations post-marxistes et de "sens de l'histoire.
-Depuis qu'il y a eu reconnaissance, la réparation n'a cessé.
Car le 2e point important de cette civilisation est qu'elle est perfectible et ouverte aux relations entre les hommes, qui se sont nouées depuis fort longtemps dans la communauté d'une Nation que de nombreux hommes tentent toujours de rejoindre, au péril de leur vie.
Tout n'a pas été beau mais pouvait être jugé, remis en question par la Parole de l'Evangile.
Nul, hormis la mauvaise foi, ne peut prétendre que les fils d'aujourd'hui sont dans le même état
que les ancêtres d'autrefois. Il serait plus judicieux, plus juste, de se battre pour ceux qui n'ont pas cette chance et subissent encore cet état. Récemment était évoqué le martyr d'enfants, arrachés à leurs parents, décapités ou enterrés vivants en Irak , sous la férule de l' E.I.L.
A quel état ont été réduites les jeunes filles enlevées par Boko Haram.
Où doit-on porter réparation aujourd'hui?


 

Loïc BB Il y a 21 heures


 

Bonjour au scrutateur ,
belle émission ( trop courte) dans laquelle M Boulogne a voulu clarifier les choses car "génocide" et " crime contre l'humanité" ne se placent pas sur la même échelle d'interprétation. D'après ce que j'ai compris de l'intervention de la représentante du MIR , on nous cacherait des choses sur l'esclavage( la traite négrière ) que seules "les archives " pourraient mettre en lumière. Serait-ce une nouvelle théorie du complot? D'autre part , cette dame dit qu'il faudrait que les intellectuels ouvrent la discussion sur l'esclavage mais lorsque M Boulogne aborde le "fait historique " que des africains ( d'une certaine tribu ou ethnie ) ont vendu d'autres africains ( d'une autre tribu ou ethnie) aux Européens, le discours de cette dame change radicalement de ton en qualifiant les propos de M Boulogne "d'ineptie" . Où est la discussion quand on agit de cette façon?
Loïc BB


 

Jacques Davila Il y a 5 heures


 

Bonjour Édouard, je regrette que la journaliste, ainsi que ta vis à vis,
madame HILGROS, n'étaient pas à la hauteur requise du débat, au plan
sémantique, sémiologique, et surtout au plan de la connaissance des
réalités de notre histoire, voulant à tout prix nous enfermer dans une
démarche réductrice de négrisme et de noirisme, comme si nous nous
sommes trompés d'espace temps, d'univers et de dimensions temporelles,
et que nous devrions modifier le passé, comme si nous pouvions aussi
changer ce qui a été, qui n'est plus. Terre plurielle en peuplements, en
métissage, biologique donc ethnique, culturelle et cultuel, nous nous
devons de refuser le rétrécissement, l'enfermement, et pratiquer
l'ouverture, au sens césairien, mais aussi louverturien du vivre
ensemble, par la maitrise des savoirs, du savoir, donc de la
connaissance dont l'éducation. Et surtout parce que nous en avons envie,
et parce que c'est notre "Vouloir".
Bonne réception. J.D

 

Bonjour M. Bologne,
quels que soient les débats, je suis toujours agacée par la journaliste (Mme Oulac) qui prend systématiquement parti pour l'un des invités et essaie à chaque fois de convaincre l'autre invité (dans le sujet qui nous concerne, c'était vous) qu'il a tort, qu'il ne comprend pas son interlocuteur et qu'il devrait se ranger à l'avis de l'autre puisque elle, la journaliste, pense de cette façon-là.
Dans l'émission précédente, elle avait pris position pour celui qui disait défendre la liberté d'expression. Drôle de conception de la liberté d'expression quand on fait venir deux invités pour un débat et que l'on donne l'impression que l'un des deux a tort chaque fois qu'il prend la parole. Vous devez alors vous défendre des assauts de deux personnes au lieu d'une.
J'ajoute que - dans votre situation - les arguments de votre interlocutrice sortaient le plus souvent du sujet ce qui compliquait beaucoup le débat. Il y a un ouvrage connu qui me semble bien illustrer le sujet, c'est "Candide" car l'un des thèmes de "Candide" est que l'être humain se complait à faire des concours de malheurs. Chacun dit toujours "moi, c'est pire que toi". Malheureusement, la plupart de ceux qui pensent avoir lu Candide n'en ont lu que deux ou trois chapitres et n'en comprennent pas le sens global. Votre image du bobo allait un peu dans ce sens je pense.
Toujours est-il que ce n'était pas facile d'être l'invité de ce débat.

elizabeth

 

Récents commentaires à l'émission de Guadeloupe 1 ère sur les « propos » de Joëlle Ursull
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Commenter cet article

elizabeth 14/02/2015 13:31

Bonjour M. Bologne,
quels que soient les débats, je suis toujours agacée par la journaliste (Mme Oulac) qui prend systématiquement parti pour l'un des invités et essaie à chaque fois de convaincre l'autre invité (dans le sujet qui nous concerne, c'était vous) qu'il a tort, qu'il ne comprend pas son interlocuteur et qu'il devrait se ranger à l'avis de l'autre puisque elle, la journaliste, pense de cette façon-là.
Dans l'émission précédente, elle avait pris position pour celui qui disait défendre la liberté d'expression. Drôle de conception de la liberté d'expression quand on fait venir deux invités pour un débat et que l'on donne l'impression que l'un des deux a tort chaque fois qu'il prend la parole. Vous devez alors vous défendre des assauts de deux personnes au lieu d'une.
J'ajoute que - dans votre situation - les arguments de votre interlocutrice sortaient le plus souvent du sujet ce qui compliquait beaucoup le débat. Il y a un ouvrage connu qui me semble bien illustrer le sujet, c'est "Candide" car l'un des thèmes de "Candide" est que l'être humain se complait à faire des concours de malheurs. Chacun dit toujours "moi, c'est pire que toi". Malheureusement, la plupart de ceux qui pensent avoir lu Candide n'en ont lu que deux ou trois chapitres et n'en comprennent pas le sens global. Votre image du bobo allait un peu dans ce sens je pense.
Toujours est-il que ce n'était pas facile d'être l'invité de ce débat.