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Publié par Edouard Boulogne

Ce midi, j'écoutais le premier ministre défendant à l'Assemblée nationale la si contestée loi Macron. Défendant sa politique il la plaçait sous la protection de la laïcité.

Fort bien.

Tout dépend de ce que l'on entend, évidement, par laïcité. La distinction entre les domaines du politique et du religieux? Alors nous sommes d'accord, cette séparation a été explicitée par le Christ lui-même : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu ».

Mais l'histoire de la République dès l'origine rappelle que pour celle-ci c'est davantage « laïcisme » qu'il faut entendre, c'est à dire une opposition péniblement rageuse, et d'une rare violence, contre la religion, et, comme dirait J-J Rousseau, contre une religion en particulier, la religion …. catholique.

Robespierre et les siens l'avaient ainsi entendu, et tous leurs descendants idéologiques, jusqu'à Vincent Peillon ( voir photo ) et ses potes du gouvernement actuel.

Cet après midi c'est la Une d'un journal des Yvelines qui me tombe sous les yeux, et révèle le sectarisme des membres de gauche d'un conseil municipal ( photo ) qui ne supporte pas la présence dans la mairie de deux oeuvres d'art, à connotation religieuse.

Il y a là, un signe des temps, incontestablement, et un démenti formel aux pieuses intentions laïques de M. Manuel Valls.

 

Pourtant, nos dirigeants socialistes inspirées par la rue Cadet ( siège du Grand Orient de France ! ) n'éprouvent pas la même animosité ( laïque et républicaine ) pour les émanations de l'Islam.

En témoignent, non seulement le fameux « refus d'amalgame » qui est à toutes les sauces ces temps-ci, mais encore la tendresse de l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, et de son successeur le maire ( ou la « maman », pour parler comme ces gens là, le « français » de la décadence ) actuel de Paris : Madame Hidalgo. ( photo ).

C'est encore un signe des temps.

 

Mais à l'instant, je découvre ce fait minuscule, que je ne dramatise pas, qui, même, est drôle, à certains égards ( échange entre nos petites têtes blondes et brunes ), cet échange dans une cour de récréation d'un établissement d'enseignement très catholique :

« Conversation de cour de récréation, entendue il y a quelques heures, dans une école privée portant le nom d’un grand saint  :

- C’est quoi le carême ?
– C’est le ramadan des catholiques ».

Ceci nous conduit à préciser le sens des termes.

 

Qu'est-ce que le Ramadan ? La collection Que Sais-je, sous la signature de deux universitaires spécialistes, publie un Vocabulaire de l'Islam ( photo ), où nous lisons :

  • « Ramadan : Neuvième mois de l'année musulmane, au cours duquel on pratique le Jeûne ou sawn. Qualifié de « vénéré ».- On y célèbre la « nuit du destin » ou laylat  al-qadar et le mois se termine par la « petite fête » du 'id al-saghir ». ( photo ).

 

Et qu'est-ce que le Carême? Ici je me réfère au Cathéchisme de l'Eglise catholique, en abrégé ( photo ) en son paragraphe 106 : «  Les tentations de Jésus au désert récapitulent celle d'Adam au paradis et celles d'Israël dans le désert. Satan tente Jésus dans son obéissance à la mission confiée par son Père. Le Christ, nouvel Adam, résiste et sa victoire annonce celle de la passion, obéissance suprême de son amour filial. L'Eglise s'unit à ce mystère tout particulièrement dans le temps liturgique de Carême ».

 

Mon objet, ici n'est pas de commenter, comparer, carême et ramadan.

Le petit « signe des temps » que j'y perçois est que dans un pays aussi majoritairement et anciennement catholique que la France, un jeune garçon, catholique, dans une école catholique, sollicité de définir le carême a recours pour ce faire à une comparaison avec le ramadan d'une religion encore étrangère à l'hexagone il y a quarante ans, et encore assez largement minoritaire.

La politique d'assimilation n'est pas morte, mais elle va à rebours de ce qu'elle fut toujours dans notre pays.

Peut-être le laïcisme ( non la laïcité ) de M. Peillon, et de SA république n'est-il pas pour rien dans cette érosion de la religion de Saint Louis.

Trois petits signes. Mais il y en a bien d'autres.

Et leur addition, leur multiplication pourraient bien, à terme plus ou moins proche, engendrer chez nous un sacré Ramdam. Mot, nous dit le dictionnaire qui évoque le bruit, le vacarme, et qui dérive de l'arabe.

On sait qu'aux soirs de ramadan, quand le jeûne du jour est terminé, alors c'est le ramdam, le grand défouloir alimentaire, entre autres.

Parodiant Molière en son Ecole des maris, nous pourrons dire, un jour, aux braves gens pour qui « tout ça, c'est pas grave! », Tu l'as bien voulu Dupont.

 

Le Scrutateur.

Petite pensée vespérale : De la laïcité au ramdam.
Petite pensée vespérale : De la laïcité au ramdam.
Petite pensée vespérale : De la laïcité au ramdam.
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