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Publié par Edouard Boulogne

Le titre complet de l'article de M. Bernard Lugan est : Libye : « qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL? » Le contenu de l'article me semble pertinent. Davantage que le titre. Car ce ne sont pas MM Sarkozy, Juppé, BHL, et seulement eux qui déclenchèrent « l'opération militaire contre la Lybie.

Pour une fois la gauche française toute entière se rallia aux décisions du gouvernement Fillon de l'époque. Et la France coopéra pendant toute l'opération avec M. Cameron, et les Anglais, sans oublier M. Obama qui était derrière tout cela.

Soyons justes, n'oublions personne. Mais n'oublions pas les faits.

Et posons les vraies questions, avec Bernard Lugan.

 

LS.

mercredi 18 février 2015

 

http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/02/libye-qui-presentera-laddition-mm.html

 

Au mois de mars 2011, à l'issue d'une campagne médiatique d'une rare intensité initiée par BHL, Nicolas Sarkozy décida d'entrer en guerre contre le colonel Kadhafi avec lequel il était encore dans les meilleurs termes quelques mois auparavant.

Le 17 mars, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, arracha la résolution 1973[1] au Conseil de Sécurité de l'ONU, ce qui permit d'ouvrir les hostilités.

Le 19 mars, 19 avions français (chasseurs et ravitailleurs) lancèrent un raid de 2h30 au dessus de la Libye. L'incompréhensible guerre franco-libyenne ou otano-libyenne, venait de débuter.

 

Les raisons de ce conflit aux conséquences à ce point dramatiques qu'une intervention internationale paraît aujourd'hui indispensable sont toujours aussi mystérieuses. A l'époque, l'Elysée avança l'argument d'une action humanitaire destinée à "sauver la population de Benghazi". Le mardi 16 décembre 2014, le président tchadien Idriss Deby donna une autre explication en déclarant qu'en entrant en guerre en Libye: " l'objectif de l'OTAN était d'assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint "[2].

 

Quoiqu'il en soit de ses causes officielles ou officieuses, réelles ou supposées, étayées ou fantasmées, le résultat de cette guerre "pour la démocratie et les droits de l'homme", est catastrophique :


- Les alliés islamistes du Qatar et de la Turquie ont pris le contrôle d'une partie des approvisionnements gaziers et pétroliers de l'Europe.

- Daesh a lancé une entreprise de coagulation des milices islamistes. Celles qui lui ont fait allégeance contrôlent une partie de la Cyrénaïque et à l'ouest, elles sont sur la frontière tunisienne. Partout, elles font régner la terreur.

- L'Egypte est directement menacée ainsi que la Tunisie et l'Algérie. Au sud, le Tchad et le Niger sont en première ligne alors qu'avec Boko Haram un second front islamiste s'est ouvert sur leurs frontières.

- Les gangs islamo-mafieux déversent des dizaines de milliers de migrants sur les côtes européennes. Au lieu de les refouler, la marine italienne les récupère en mer pour les installer en Europe...d'où ils ne repartiront plus. Or, tout le monde sait que des terroristes se dissimulent parmi eux et qu'ils vont créer des cellules "dormantes" au sein de l' "espace Schengen".

 

Face à ce désastre, comme s'ils étaient étrangers au chaos qu'ils provoquèrent, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé aspirent à la plus haute charge de l'Etat français. Quant à leur inspirateur guerrier, il continue à promener sa superbe et son échancrure de col sur les plateaux des télévisions...


Bernard Lugan
18/02/2015

 


 

Lybie : qui présentera l'addition?
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M
Pauvre Sarkozy ! Sous la monarchie, il aurait été passé par les armes. Dans le genre klaxonnant, ce surdoué de la politique aura été un véritable Gaston Lagaffe. Les dégâts qu'il a initiés à la Martinique et en Guyane avec le piège du changement de statut sont exactement dans le droit fil de sa géniale inspiration libyenne. Et si "Moi Président" ne l'avait poussé vers la sortie, qu'aurait-il fait comme dégât en Syrie, car il en avait bien pris le chemin ?
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