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Publié par Edouard Boulogne

C'est l'Express qui publie l'article ci-dessous. Je n'ai pas à l'approuver ou à le dénoncer, car il n'est que le constat d'un fait : D'ores et déjà, moins de 2 jours après l'abject assassinat des principaux journalistes et dessinateurs de Charlie-Hebdo, la politique politicienne la plus basse, la politique à la Hollande, a repris le dessus. On appelle à l'unité nationale, mais on exclut le Front National, au moins 25% de l'électorat de notre nation. Excusez du peu! Immédiatement la politique de l'enfumage prend le dessus. Le PS et ses alliés vont tenter l'impossible pour, à l'occasion d'une énorme manipulation de l'opinion publique, à juste titre traumatisée devant la violence de l'agression contre un journal libertaire de gauche ( ce qui était son droit le plus strict, comme c'est le droit élémentaire de chacun de n'en avoir pas apprécié les principes philosophico-politiques, c'est mon cas. ) pour tenter de rassembler autour de lui, - devenu par un coup de baguette magique, le champion de la liberté d'expression, - les électeurs en fuite accélérée depuis deux ans.

Mais ces gens là ratent et flétrissent tout ce qu'ils touchent ( cf le récit du ratage, ci-dessous, dans l'Express ). Leur maladresse est telle que non seulement Marine Le Pen furieuse annonce la non participation au défilé de ses électeurs ( nombreux ) mais aussi l'UMP, et semble-t-il Sarkozy lui-même annoncent qu'il ne peut y avoir de défilé d'union sans la participation du FN. Ce qui est l'évidence même.

Je disais, dans un article, ce matin, qu'on pouvait compatir pleinement au deuil des familles de victimes de l'attentat, et regretter l'atteinte portée à la liberté d'expression, et au talent reconnu des journalistes de l'hebdo, sans participer à une mascarade récupératrice d'électeurs pour un parti politique débile, et pour la philosophie gaucho-libertaire de Charlie-Hebdo.

Je le maintiens plus que jamais.

Il est temps pour les  spectateurs de la mise en scène médiatique de s'apercevoir de ce qu'on attend d'eux, et de ce en quoi on veut les transformer.

En ce qui me concerne, ce n'est pas l'émotion qui m'inspire. Je crois qu'en toute occasion, devant n'importe quel événement, ce qui doit dominer c'est la lucidité, la recherche « des dessous »de la mise en scène, même quand ils ne sentent pas bon.

Et je ne vois qui pourrait me faire adhérer au slogan, débile peut-être, mais pas si innocent «  Je suis Charlie »!

 

Le Scrutateur.

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Charlie Hebdo: FN exclu, unité nationale brisée, récit d'un fiasco
 

En l'espace de quelques heures, une poignée d'élus politiques a réussi à faire voler en éclats l'unité nationale décidée après le massacre commis dans les locaux de Charlie Hebdo.
 

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/charlie-hebdo-fn-exclu-unite-nationale-brisee-recit-d-un-fiasco_1638872.html#LXxtlDMPgmTQg9sb.99

 

 

Les bonnes intentions nées du massacre de Charlie Hebdo n'auront duré que 24 heures. L'unité nationale n'a pas survécu à la réunion d'une vingtaine de membres de la classe politique, claquemurés dans une salle de l'Assemblée ce jeudi. 

A 14h30, des représentants du Front de gauche, d'EELV, du PS, du Front démocrate, de Nouvelle donne, du MoDem, de l'UDI et de Debout la France se réunissent au Palais-Bourbon. A l'ordre du jour, l'organisation de la marche ce dimanche. Sans que l'on sache très bien d'où ce petit monde tient son mandat d'organisateurs. 

La vingtaine de personnes présentes s'entend sur un mot d'ordre: "une marche républicaine et silencieuse". Autour de la table, personne de l'UMP, ni du FN. Les deux ne représentent, il est vrai, que plus de la moitié des suffrages aux dernières élections. Pis, le premier groupe de l'opposition et la présidence de l'Assemblée ignorent tout de cette rencontre une demi-heure avant qu'elle ne débute. 

A la sortie, le socialiste François Lamy annonce l'exclusion du FN de la marche. A L'Express, Jean-Luc Bennahmias déroule la même ligne: "Ils font eux-même preuve d'exclusion dans leur programme. Cette décision n'a de toute façon pas fait l'objet de débat." 

L'UMP opposée à l'exclusion du FN

Au même moment, au siège de l'UMP, le parti ouvre un bureau politique extraordinaire. Nicolas Sarkozy informe les cadres du mouvement de la teneur de son tête-à-tête avec François Hollande le matin même et annonce un nouveau coup de fil dans la soirée pour fixer les modalités de participation à la marche de dimanche. Celle-ci doit se faire avec le FN. "L'UMP appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à manifester dimanche prochain dans un climat de recueillement et de dignité", écrit le parti dans une déclaration solennelle. 

Rue de Vaugirard, la décision prise à l'Assemblée ne passe pas. "Qui peut se permettre d'exclure un parti qui recueille 25% des voix?", s'étrangle un membre de la direction."Quand on fait l'unité, on la fait avec tout le monde", complète Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine. "Cette marche, c'est la réunion de tous les Français qui défendent la liberté", acquiesce Sébastien Huyghe, député du Nord et porte-parole de l'UMP. 

Dans la cour d'honneur de l'Elysée, le ton est le même. "Tous ceux qui se sentent concernés doivent y participer", résume Christian Jacob à la sortie de son entretien avec François Hollande. Les représentants socialistes s'en tiennent à des généralités sans prononcer directement l'exclusion du FN: "On envoie jamais de faire-part pour entrer en résistance", frappe Claude Bartolone. 

Marine Le Pen a décroché la posture de l'exclue

En embuscade, Marine Le Pen ne laisse pas passer l'occasion d'exploiter la situation. Dans les minutes qui suivent, elle intervient sur l'antenne d'i>Télé: "Nous avions envisagé de nous rendre à cette marche mais la politicaillerie nous l'a interdit. Nous n'avons pas été conviés à la réunion préparatoire de cette manifestation." 

En réalité, la réunion en début d'après-midi à l'Assemblée n'a pas abordé clairement la question de la présence du FN. "Il n'y a pas eu un vote à bras levé sur cette question", confie un participant. "Pour trouver un consensus entre tous les partis présents, on est resté dans des formulations vagues", reconnaît un autre. 

La stratégie d'une poignée d'élus réunis dans une salle de l'Assemblée, Marine Le Pen s'en moque comme de sa première polémique. La présidente du Front national a obtenu ce qu'elle visait: prendre la posture de l'exclue. Qu'importe si la question n'a pas été soumise au vote des "organisateurs" de la marche. Qu'importe si François Hollande reçoit Marine Le Pen ce vendredi à l'Elysée. Qu'importe si la réunion de ce jeudi après-midi n'est que la première d'une série qui pourrait lever l'exclusion. Le mal est fait. L'unité nationale est un fiasco. 

 

 

Au FN, on assure être toujours "prêts à participer à une marche d'unité nationale mais à condition que tous les partis politiques soient invités". Le FN n'organisera pas de manifestation seul de son côté. "C'est une marche d'unité nationale ou rien", indique Nicolas Bay, le secrétaire général du parti. Ne voulant pas donner l'impression de "profiter" de l'actualité, le FN, qui a convoqué un bureau exécutif exceptionnel jeudi après-midi, n'entend pas lancer d'initiatives politiques dans l'immédiat liées aux attentats. "On respecte le temps de la compassion et de l'émotion. Viendra ensuite le temps des débats. Il va falloir tirer les conséquences et poser les questions qui s'imposent sur l'ouverture des frontières, l'immigration massive, la place de l'UOIF au sein du CFCM..."- Alexandre Sulzer 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/charlie-hebdo-fn-exclu-unite-nationale-brisee-recit-d-un-fiasco_1638872.html#tGO6wwMmkfqi08TK.99

 

Charlie Hebdo: FN exclu, unité nationale brisée, récit d'un fiasco
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