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Publié par Edouard Boulogne

Bruneau Retailleau, président du Coneil Général de Vendée, réagit contre les tentatives d'un laïcisme ra-bou-gri, d'éradiquer les racines culturelles ( et pour beaucoup spirituelles ) de la France.

 

LS.

 

Crèche de Vendée : oui au

principe de laïcité, non au

principe d'absurdité

Bruno Retailleau est Président du Conseil Général de la

Vendée. Il est également président du groupe UMP au

Sénat

A tous ceux qui ont manifesté leur soutien, leur

incompréhension ou même leur colère, je voudrais

exposer la ligne qui me guide depuis le début de cette

affaire.

D'abord pour leur dire que le Conseil Général était dans

l'obligation d'exécuter cette décision de justice, parce

qu'un recours n'est pas suspensif.

Maintenir la crèche, c'était entrer dans l'illégalité. Or un

responsable public, et à plus forte raison un

parlementaire chargé de faire la loi, ne peut pas donner

l'exemple de la désobéissance civile. On ne peut pas à

la fois déplorer l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat,

qui est une réalité que je ne cesse de dénoncer, et refuser

d'appliquer la loi.

C'est une question de cohérence et de crédibilité.

Cependant, je conteste avec la plus grande force cette

décision. Le Conseil Général va donc utiliser tous les

recours juridiques possibles pour faire annuler cette

décision. Une demande de sursis à exécution va être

déposée dans les jours qui viennent, en appui de l'appel

du Conseil Général devant la Cour d'Administrative

d'Appel. Nous irons jusqu'au bout, devant le Conseil

d'Etat et jusqu'à la Cour Européenne des Droits de

l'Homme s'il le faut.

Je tiendrai bon, pour trois raisons.

*Je tiendrai bon, d'abord parce que cette décision n'est

pas seulement grotesque. Pourquoi dans ce cas ne pas

interdire la galette des rois à l'Elysée, et la croix

occitane sur le logo de la mairie de Toulouse?

Je rappelle à tous les ayatollahs du laïcisme que la

laïcité, c'est la mise à distance de l'espace public du fait

religieux. Pas du fait culturel. Il faut être aveuglé pour

ne pas voir que nos institutions s'enracinent dans une

réalité culturelle. Je ne crois pas aux institutions

désincarnées. L'identité est constitutive de la

citoyenneté, l'échec de la construction politique de

l'Europe le démontre. A cet égard, l'affaire des agendas

édités par la Commission Européenne en 2011, dans

lesquels disparaissaient les fêtes chrétiennes, est

symptomatique: à force d'avoir nié leur héritage

collectif, les dirigeants européens se sont coupés les

ailes et se sont coupés des peuples.

*Je tiendrai bon, parce que cette décision n'est pas

seulement inéquitable.

Manifestement il y a deux poids deux mesures à la

justice de notre pays. Quelques mois après qu'Anne

Hidalgo a revendiqué l'organisation, par la mairie de

Paris, du repas officiel d'ouverture du Ramadan, un

tribunal interdit la seule évocation de la période de Noël

dans une autre collectivité. Cette laïcité à géométrie

variable est une source de tensions que je redoute.

Qui ne voit l'exaspération grandissante de nos

compatriotes devant la progression constante des

communautarismes? Pas un jour sans que les médias ne

relatent une revendication pour des horaires aménagés

dans les piscines municipales, pour des repas hallals

dans les cantines scolaires ou pour une version

réorientée des cours d'histoire dans les écoles publiques.

Le ciment de notre maison commune, la France, s'effrite

sous la poussée communautaire. Attention, par des

décisions incompréhensibles, à ne pas rendre son

effondrement irréversible.

*Enfin je tiendrai bon, parce que cette décision n'est pas

seulement désespérante. Car le symbole de la crèche

dépasse le symbole religieux. Elle fait partie d'un

patrimoine commun qui nous rassemble, bien au-delà

des convictions des uns et des autres. Les racines

chrétiennes de la France ne sont pas un postulat de la

foi. Elles sont un constat de la réalité.

! Réalité culturelle, tant nos artistes et nos artisans

ont puisé leur inspiration dans l'univers de Noël.

! Réalité sociale également, avec cette fête du

rassemblement par excellence où se tisse, dans l'unité

des familles, l'unité nationale et la grande unité de la

grande famille humaine. L'indignation qui s'est levée

spontanément montre à quel point nos compatriotes,

croyants ou non, restent attachés à leur histoire

collective. Actuellement, la France est fragilisée par la

crise et les Français tentés par le repli sur soi. Nos

racines culturelles et nos traditions populaires sont aussi

des liens sociaux qui nous maintiennent ensemble. Je

crois profondément qu'un peuple sans mémoire est aussi

un peuple sans avenir.

 

Bruno Retailleau

Président du Conseil Général de la Vendée

 

La deuxième photographie nous montre un jeune couple de Français accessible à la propagande du laïcisme.

L'entreprise de radiation des crèches de Noël en France, n'est pas un petit fait anodin.
L'entreprise de radiation des crèches de Noël en France, n'est pas un petit fait anodin.
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G
Cher Scrutateur, je sais bien que la grossièreté n'est pas de mise sur un blog d'une aussi bonne tenue que le Scrutateur. Mais de même qu'il ne peut y avoir d'anticommunisme que primaire car le communisme est lui-même primaire, de même il ne peut y avoir de réponse à la sordide réalité que grossière, parce que cette réalité est elle-même grossière. Jadis on pouvait sur les traces de du Bellay parler de la France, mère des arts, des armes et des lois. oui ! des lois ! Aujourd'hui, on serait tenté de dire la France, pays de cons, car c'est bien la connerie qui prévaut dans l'espace public où tout le "débat" n'est qu'un vaste concours de connerie. La démocratie consistant à prendre acte des courants dominants... Mais qu'après cela personne ne fasse reproche à qui que ce soit de mépriser publiquement les autorités de son pays. Et si quelqu'un dit devant vous "con comme un juge !", ce n'est certes qu'une banale expression populaire, mais il faut savoir que la justice, parfois, se déshonore par la qualité de ses arrêts de cour, or, derrière chaque décision de justice il y a un ou plusieurs juges. L'institution judiciaire se déshonora en France, sous la Terreur, dont nous n'avons aucune raison de ne pas craindre qu'elle soit un jour de retour. Avec nos législateurs et nos juges, tout est à craindre... Or, quand Fouquier-Tinville, son tour venu, se mit à pleurnicher en disant : "Je n'étais qu'une hache, est-ce qu'on punit une hache ?", il se trompait. C'est la justice qui est une hache : pas le crétin qui s'en sert (Fouquier-Tinville en l'occurrence).
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