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Publié par Edouard Boulogne

Il y a plusieurs façons de recevoir et lire l'article ci-dessous. On peut l'accompagner comme je l'ai fait d'abord à première lecture et vous aussi...peut-être, d'un sourire un peu grivois, accompagné d'un commentaire in petto et tellement conventionnel : «  Aaah, ces artistes »!

A la réflexion, et pour quelqu'un qui scrute l'actualité en y discernant les signes de son actuel état, comme un médecin qui ausculte et palpe le client qui est venu se soumettre à l'examen clinique. Il arrive qu'au lieu du rhume persistant qui a conduit le patient sur la table d'examen, le spécialiste frémisse sur ce que son savoir et son expérience lui font voir, et qu'il s'interroge sur la façon dont il faudra dire à l'autre la terrible réalité qui le menace.

Le sociologue bien informé, tel un Eric Zemmour, et non dépourvu de vertu politique et du souci de la vie d'autrui, et de la société où il vit, est dans une situation analogue.

Entre autres pages superbes et roboratives du Suicide français ( pp : 290 à 295 ) Zemmour parle de la lutte qui présida à l'érection des Colonnes de Buren dans la cour d'honneur du Palais royal à Paris dans les années 90 de l'autre siècle. Je ne m'y appesantirai pas pour l'instant, préférant vous renvoyer au livre qu'il faut lire de toute façon avec l'attention la plus vive. Sachez que pour notre sociologue, l'affaire des « colonnes de Buren » fut une grande victoire de la subversion nihiliste ( qui se poursuit inlassablement de nos jours, dans l'indifférence totale de ceux, les pauvres, qui n'y voient, faute d'information et de culture, qu'épiphénomènes sans conséquences, de bateleurs d'estrades, ).

Le nihilisme poursuit son travail de termite. Le petit article que voici en témoigne, que j'ai titré : le nouveau clin d'oeil de l'art excrémentiel : http://www.voici.fr/news-people/actu-people/usher-recharge-son-portable-dans-le-vagin-d-une-artiste-548196#xtor

Je le disais en commençant, on peut rire gras, et vaquer à ses occupations. C'est qu'on ne s'est pas encore rendu compte que notre société ressemble à ces bibliothèques, dont les reliures, à l'extérieur, sont éventuellement magnifiques au regard.

Mais touchez-y pour consulter un ouvrage, et tout s'écroule, rongé dès longtemps, de l'intérieur, par les termites.

Amis, l'heure n'est plus au snobisme bourgeois de ceux qui se croient « au-dessus de tout ça ».

Ne soyons pas de ces fantômes errants qui n'ont plus d'ouïe, pour entendre le tocsin qui sonne, ou qui regardent les sonneurs, de ce petit air supérieur, si souvent celui des imbéciles, et qui en votant pour un Groland ( simple bouton de fièvre, il est vrai ) ont crié, sans même s'entendre : « Vive la mort ».

 

Le Scrutateur.

 

Photographies :

 

Outre la photo si éloquente de l'article en question ( vous avez cliqué, bien sûr, dans le corps de la présentation ci-dessus ), je vous propose deux pages de mon livre Libres paroles, paru en 2004, qui pose le problème de façon plus fouillée.

Egalement, une photo des colonnes de Buren au moment de leur érection. Sur les échafaudages, une annotation du bon sens populaire. En fin une photo d'un chef d'oeuvre de "l'art" ( que LS applle, mais sans guilletets : l'art excrémentiel. Dans de certaines boite de conserve, étiquetées et signées sont placé des excréments de "l'artiste" séchés, et répartis. Cela vaut cher dans l'art post moderne !!!

Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
Batterie Intime : le nouveau clin d'oeil de «  l'art » excrémentiel.
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G
J’ai failli être pessimiste et la dernière phrase du texte m'a redonné du courage. Nous devons dénoncer cet abrutissement des masses, mais tant de personne préfère faire parti du troupeau c'est tellement plus facile.
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U
L'art c'est l'art, mon cher Edouard. Là, nous franchissons le mur du son (sans cédille, si je puis dire) : c'est même mieux que de l'art, de la culture (comme dirait Jack Lang). Ainsi, pour rester dans le sujet, nous sommes dans la création du monde, si je puis dire. Autrement dit, nous régressons au stade primitif de la vie, dans le pipi-caca tandis que la musique s'apparente de plus en plus à du bruit ponctué de grognements et que la grande question existentielle est la suivante : "Prochaine étape, on marche à quatre pattes, ou on remonte aux arbres ?"
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