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Publié par Edouard Boulogne

Si Sarkozy avait triomphé hier, j'aurais incité à la plus grande prudence envers le bonhomme, car « si le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend fou absolument ».

Mais Sarkozy a perdu, je ne peux donc pas accabler notre bonhomme.

Perdu, dîtes-vous, avec 64, 70% des suffrages militants?

Ben, oui, car les médias le disent. Vous savez les grands médias nationaux, que nous aimons tant, vous et moi.

M.Bruno Le Maire, ce jeune homme, très propre sur lui, a récolté tout juste 29% ( 29,18% ). Mais il est devenu l'homme incontournable! D'ailleurs les médias le disent ( vous savez, les grands médias que.....! ). M. Mariton a recueilli pour sa part 06, 32% . Beaucoup de commisération, pour lui, dans les médias. Mais ce score n'est pas si mauvais si l'on tient compte de ce qu'il ne disposait pas comme ses deux concurrents de grosses machines électorales, et que beaucoup de ses électeurs potentiels ont préféré voter Sarko, au nom du fameux « vote utile ». Mais ses 6, 32% pour l'avenir ne sont pas de ceux qui comme Le Maire sont pour l'ouverture de « la droite »au centristes de Lagarde et Bayrou qui, personne ( ? ) ne l'a oublié, ont joué le rôle que l'on sait dans l'élection de Hollande en 2012, et l'adoption de la loi Taubira sur le mariage pour tous.

Donc face à Sarkozy, qui était condamné hier dans l'émission Politique Show, de LCI, par le socialiste Olivier Duhamel a réaliser au moins 70% des votes pour n'être pas considéré en échec, ( une barre innocemment placée un peu haut ) il y a désormais « l'incontournable » Bruno Le Maire.

Ces choses là sont rudes, il faut pour les comprendre avoir fait des études, disait la paysanne de Victor Hugo.

Mais M. Le Maire, qui est-ce ? À part d'avoir été, sous Chirac finissant, le directeur de cabinet, et le spadassin soft ( tendance rue de la Paix, à Paris XVI ème, si appréciée des amateurs du jeu de Monopoly ) de M. de Villepin.

On ne sait jamais ce qu'est un homme, en profondeur, quand il ne se limite pas à sa surface. Je ne dirai donc pas ce qu'il est « en soi », mais seulement ce qu'il était hier soir.

Et, ce samedi 29 novembre, il était le protégé des ennemis les plus farouches de Sarkozy qui sont ( Hollande mis à part, qui, lui, est hors concours ) Juppé et Fillon.

Le Maire, hier, c'était lui + Fillon + Juppé. Total : 29,18%. Sans ses médias, la sacrée Trinité ne pèse pas lourd.

Mais cette trinité là n'est pas la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Pas la sainte Trinité de l'amour.

Réellement ( really ? ) lecteurs très chers, et amis, vous voyez vraiment Juppé céder « sa »place de grand sachem à Fillon? Et ce dernier ( cet oeil noir qui nous regarde ! ) au « meilleur d'entre nous ( dixit Chirac finissant ).

Et ces deux étoiles s'inclinant devant Le Maire? ( d'ici à Pointe-à-Pitre, à 6800 kms des stars, j'entends leurs rires homériques, seul point d'harmonie entre ces gouffres d'ambitions ( Au pluriel! Au pluriel ! ).

Mais Bruno l'ignore. Les vapeurs d'encens qui lui montent aux narines, le persuadent d'avoir un destin, comme Hernani, «  Je suis une force qui va, agent aveugle et sourd de mystère funèbre, une âme de malheur faite avec des ténèbres. Une voix me dit : "marche", et de flammes et de feu, je le vois rouge au fond ».

Revoyez les images d'hier, quand nosthromme reçoit le coup de ses 29, ( 29,18%, pour être honnête ). Il ne dit d'abord rien avec sa gorge, ses dents, sa langue. Mais ses lèvres frémissent. Et pour ceux qui ont appris à lire sur les lèvres ( dont je suis ) on pouvait clairement comprendre : «  L'autre m'a devancé ce soir. Mais la lutte n'est pas finie. Elles commence à peine. Moi, Bruno Le Maire, j'entreprends ce soir cette lutte finale. Car Bruno n'est pas seul, il n'est pas seul, il n'est pas seul,... » Etc.

Ses médias, les « leurs » en rajoutent. 40 % de Français, dans une élection nationale seulement au second tour voteraient pour Sarkozy.

Mais combien pour Hollande, et les gens de la gauche ( des gauches, tant l'esprit de division règne là aussi )? Et, ces électeurs, accepteraient-ils de voter pour des Juppé, des Le Maire, des Fillon, acoquinés avec ces fameux centristes qui en mai 2012 ont mis en place l'équipe des hémiplégistes hollandistes?

C'est pourtant ce qu'espère le fiancé de Julie Gayet, et ses séides.

Olivier Duhamel dont je parlais plus haut, contraint de reconnaître la totale nullité de celui pour qui il a voté il a deux ans, se dit résigné, peut-être, à voter pour Juppé en 2017, pour sauver les meubles.

L'esprit de la collaboration qui sévit pendant les « années les plus sombres de notre histoire », n'est donc pas mort.

Hollande n'a pas encore perdu toutes ses chances.

 

Le Scrutateur.

 

Photographies :

 

1 ) Les Chiffres.

 

2 ) Bruno Le Maire, un président pour la France?

 

3 ) Caïn et Abel. Mais qui est Caïn?

 

4 ) Une drôle de brochette.

 

5 ) La gravelle ( colliques néphrétiques ) semblent une fatalité chez les maires de Bordeaux. Montaigne, en revanche, en plus, était un sage. Mais çà....c'était avant.

 

Sarkozy : Président de l'UMP, par Le Scrutateur.
Sarkozy : Président de l'UMP, par Le Scrutateur.
Sarkozy : Président de l'UMP, par Le Scrutateur.
Sarkozy : Président de l'UMP, par Le Scrutateur.
Sarkozy : Président de l'UMP, par Le Scrutateur.
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