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Publié par Edouard Boulogne

Beaucoup de nos médias audiovisuels font de la concurrence déloyale aux bijoutiers, joailliers, orfèvres, de notre petite île. Deux exemples, mais il y en aurait bien d'autres , confirment notre dire. Perles, à l'unité, ou en colliers, nous sont servies désormais à domicile, et nul n'aura plus à se déplacer chez nos artisans et commerçants pour l'achat de ces mignons petits cadeaux de monsieur, pour ses dames, à l'occasion de Noël ou de la fête des mères.

Jugez plutôt.

 

( I ) Sur Guadeloupe 1 ère, lundi 13 octobre.

 

Il y a à Guadeloupe 1ère quelques journalistes et animateurs qui sauvent l'honneur de cette station de radio TV, et qui constituent, peut-être, ces quelques justes qui ont manqué jadis, dit-on, pour que du feu du ciel soient sauvées Sodome et Gomorrhe.

J'en ai déjà nommé quelques-uns. Jérôme Boécasse faisait partie du nombre, car j'apprécie en lui sa sobriété, son sérieux, son souci de n'être pas embrigadé dans une faction, son refus évident, malgré ( ou à cause de...) ces qualités de ne pas jouer, à la vedette, à la star.

Je n'en suis que plus à l'aise pour lui lancer cette petite pique, qui le dédouanera ( peut-être ) de mes compromettantes félicitations.

C'était, hier soir, au journal local de 19h30. C'est l'ami Boécasse qui annonce l'attribution du prix Nobel d'économie au français Jean Tirole. Mais il fallait une transition avec l'information précédente, et, le diable se nichant, comme chacun sait, dans les détails, l'ami Jérome se lance au mépris des scrutateurs d'écran. S'adressant à sa consoeur, il s'exclame : «  Laetitia, malgré ce qu'on dit, l'économie française ne va pas si mal que ça, puisque le prix Nobel d'économie vient d'être attribué à un français, le professeur Jean Tirole ».

Sourire amusé, bien que légèrement contrit, dans l'atelier de scrutation. Jérome, Jérome, monsieur Boécasse! je sais le journalisme audio-visuel à ses contraintes, notamment la rapidité, et une simple « transition » peut engendrer des conséquences, souvent bien plus grave que celle-ci.

Mais tout d'même! Tout d'même! Tout d'même!

Je ne savais pas que l'économie française allait si bien que cela, du point de vue même de ses artisans, les Sapin, les Macron, les Valls ( sans parler de …..l'Autre ! ).

Et, quelques heures avant le journal de Guadeloupe 1ère, le prix Nobel lui-même avait dit «  la situation économique de la France est grave. C'est que depuis trente ans l'on s'est laissé aller. Le mieux est l'ennemi du bien, et à force de vouloir protéger les travailleurs, on a pratiqué une politique qui les expose aujourd'hui au chômage, tout simplement ».

Trente ans? Mais...cela correspond grosso modo à l'arrivée au pouvoir ...de F. Mitterrand, ses pompes, ses oeuvres.

Allons, Jérome Boécasse, cette faute d'inattention, cette inadvertance, l'un des « effets du direct », vous sera pardonnée. Il y a tellement de choses plus graves, quotidiennement, sur les chaines « d'informations! ».

Et puis, que celui qui n'a jamais péché vous jette la première pierre.

 

( II ) Sur RCI, ce matin 14 octobre.

 

Sur RCI, ce n'est pas un journaliste, mais un animateur sportif ( oh pardon! un dirigeant du Football Gwd'loupeyen ) qui pond la perle ). Une fameuse huître.

Il est question de l'équipe de foot des « Gwada-boys » qui vient de se faire étriller dans le cadre de World Cup., et par la Martinique, et par …...Curaçao!

Pas de recherche des causes de cette raclée, des responsabilités individuelles et collectives, ( de celle, aussi du « responsable », plus éloquent à la radio, qu'efficace dans la tâche qu'il accomplit, mal, avec des résultats négatifs ).

Toujours la politique de l'excuse.

Et vous savez ce qu'est l'excuse des échecs du foot local ( qui, il y a quelques années avait pourtant remporté la fameuse coupe? ).

«  Ce sera l'échec, nous dit le St-Jean bouche d'or, tant que la Guadeloupe ne sera pas une nation ».

En d'autres termes, cessons d'être région française, devenons « nasyon » indépendante, et la fierté nous conduira jusqu'au sommet du foot mondial.

Fermez le ban.

Mais en Guadeloupe, on lo on lo moun ka di konsa : «  bon dié, bon dié ! Pwotéjé nou dè boug kon couyon la ça. Y ka pwan nou pou dé hayisien aloss!" .

Ils ont raison, d'autant plus que notre "nasyonalis" intempérant se trouverait à la tête de la Guadeloupe, et pas d'une fédération de football. Et diriger un pays, même petit, c'est plus compliqué que d'entraider des joueurs de baballe.

Oui! Dieu protège la Guadloupe.

 

Marc Decap.

Perles d'inculture sur nos médias ( Gpe 1ère, et RCI ).
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