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Publié par Edouard Boulogne

Hier soir, je recevais le communiqué de l' Agence France-Presse que l'on va lire. C'était l'annonce de la perpétration par Jack Gillot, l'actuel Président du Conseil Général de la Guadeloupe, et Sénateur, d'un petit coup en douce, comme savent le faire si bien nos élus, en particulier socialistes.

Avant même que je n'ai réagi, j'ai reçu le texte, en deuxième position ci-dessous, émanant de Louis Dessout. Je ne l'ai pas publié en courrier des lecteurs, parce que je m'y associe pleinement.

Le troisième document du présent article est le texte publié récemment par M. Jean-Claude Halley, sur le même sujet ( Le choix Martiniquais, une démarche doublement imprudente ), et le lien qui permet d'y accéder, ainsi qu'à plusieurs articles sur le même sujet, écrit par des Martiniquais lucides sur la démarche autodestructrice où les Letchimy et sa bande entraine l'île soeur.

Notons que les intentions de Jack Gillot sont les mêmes que celles qui nous avaient été soumises par referendum en 2003, et que nous avions repoussées par plus de 73 % des suffrages.

De grands démocrates ces gens là. Louis Dessout nous dit l'essentiel à cet égard.

 

Le Scrutateur.

 

 

( I ) L'amendement Gillot adopté au Sénat !

 

Sénat | collectivités | outremer | régions
> Paris, France | AFP | jeudi 30/10/2014 - 23:41 GMT - Le Sénat a autorisé dans la nuit de jeudi à vendredi les collectivités départementale et régionale de Guadeloupe à fusionner, à l'occasion de l'examen en seconde lecture de la première partie de la réforme territoriale qui concerne surtout la carte des régions.
> Contrairement à la Martinique et la Guyane qui se sont prononcées à l'occasion de referendum en janvier 2010 pour la fusion de leurs assemblées départementales et régionales, la Guadeloupe s'y était opposée à 73%.
> Le Sénat a adopté un amendement du guadeloupéen Jacques Gillot (apparenté PS) prévoyant que le congrès des élus départementaux et régionaux de la Guadeloupe se prononce dans les six mois suivant la promulgation de la loi sur les modalités de fusion des deux collectivités.
> La proposition du congrès des élus sera alors transmise au Premier ministre, et le Parlement proposera au président de la République, avant le 1er janvier 2016, l'organisation d'une consultation de la population portant sur la fusion du département et de la région de Guadeloupe.
> "Cet amendement souhaite, par la fusion de la collectivité départementale et de la collectivité régionale sur un même territoire, associer la Guadeloupe à la réforme territoriale en cours pour l’adapter aux réalités de cette région mono-départementale et favoriser l’émergence de politiques publiques plus innovantes et plus efficaces", a souligné M. Gillot.
> L'amendement doit encore recevoir le feu vert de l'Assemblée nationale pour pouvoir être mis en oeuvre.

>

 

( II ) RETOUR VERS LA FEODALITE COLONIALE INSULAIRE

 

Rien de nouveau, avec l’amendement Gillot, au Sénat.

C’est la poursuite du même dessein de l’Etat, sous une autre forme:

Réduire, avec notre inconsciente caution, la voilure de l’assistanat qui dépasse les moyens de l’Europe qui a pris le relais de l’Etat impuissant financièrement et endetté.

Nous sommes partis pour 4 ans d’incertitudes et d’inertie politiques. Deux ans de campagne sur un vrai- faux-débat:

 

QUI PEUT ET VEUT PAYER LES IMPOTS DE L’AUTONOMIE.

 

Puis, à l’exemple de La Martinique et la Guyane, sur la base d’une légitimité relative de 20 à 30 % de participation électorale, ce sera le choix d’un processus de transfert de compétences imprécis et bâclé.

Puis, comme à Fort de France et Cayenne, deux ans de palabres  stériles sur la répartition des personnels et des biens de la Région ,du Département, de communautés d’agglomérations urbaines en milieu rural.

Notre jeunesse formée s’exilera, encore plus. Tandis que nos chefs de partis,

impuissants intellectuellement et financièrement à régler leurs domaines actuels de

compétences : eau, ordures ménagères,assainissement, transport, se disputeront

le contrôle de structures uniques ,sans ressources propres. Mais dont ils confieront,

moyennant des royalties occultes, la  gestion technique, dans le cadres de contrat de monopoles de services publics à des groupes financiers internationaux.

C’est la garantie du retour vers des féodalités” coloniales”  insulaires dont nos ancêtres souhaitaient s’affranchir par la départementalisation.

Les chefs de file de ces nouveaux aristocrates héréditaires auront juste changé de couleur d’épiderme... 

 

Louis Dessout

 

( III ) 28 Octobre 2014

Publié par Edouard Boulogne

 

http://www.lescrutateur.com/2014/10/le-choix-martiniquais-une-demarche-doublement-imprudente-par-jean-claude-halley.html#

 

Première Photo : M. Jack Gillot, rêvant.

 

Deuxième Photo : Conciliabule, ou Sabbat, c'est selon, sur l'avenir de la Guadeloupe.

Le croc en jambe de Jack Gillot au Sénat, contre la Guadeloupe.
Le croc en jambe de Jack Gillot au Sénat, contre la Guadeloupe.
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Edmond Zémer-Veil 31/10/2014 16:43

Nos Antilles françaises foisonnent de petits papas doc ou de Titide qui ne demandent qu'à éclore. La République, bien loin de leur couper les ailes, leur permet de s'épanouir dans un système qui favorise la promotion de leur ego sans pour autant atteindre des sommets dans la nuisibilité. Celle-ci reste circonscrite dans les limites admises par les actuelles institutions, et les paons peuvent se pavaner sans faire trop de dégâts alors que les îles françaises vivent très largement au-dessus de leurs voisines bien embarrassées de leur souveraineté et dont les populations s'exilent bien volontiers dans les dictatures coloniales et colonialistes décrites par les aventuriers de nouveaux espaces politiques. La Martinique a tourné le dos à la sagesse, pour la plus grande joie de M. Sarkozy - et même de ce sympathique et si franc M. Chirac - qui ne demandai(en)t qu'à se débarrasser de ces nids à problèmes que sont les populations antillaises dont la rancune "officielle" semble être - au moins sur le plan médiatique - le contre-poids des transferts sociaux. Sans doute confortés par la certitude que leurs avantages sociaux de fonctionnaires de la République et leurs - grasses -retraites dopées aux 40 % ne seront jamais remises en cause quel que soit l'avenir institutionnel, politique et social de la Guadeloupe, nos papas doc et autres Titide peuvent laisser libre cours à tous leurs plus funestes projets. Il se trouvera même des exploiteurs du peuple - selon leur définition du capital, petit ou grand - qui, à la fois par cupidité et par bêtise, leur apporteront leur caution, persuadés qu'ils seront des ententes à venir pour se partager la puissance et la richesse comme c'est le cas dans tous les pays du tiers-monde, où pauvreté, richesse et corruption sont un éternel triumvirat. En attendant, le projet de faire de la Guadeloupe un deuxième Haïti démange tous les papa doc et tous les Titide à venir. Comment M. Gillot, lui qui est un homme si sage et si intelligent, ne s'est-il pas aperçu qu'il ouvrait là une bien vilaine boîte de Pandore qui risque fort d'engloutir son île chérie et faire le malheur des Guadeloupéens qu'il aime tant et au service desquels il a consacré sa vie de dévouement au bien commun ? Il n'est pas malade, au moins ?