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Publié par Edouard Boulogne

Un colloque. MAIS...sentimental.

 

Cette image ( voir plus bas ) qu'il faut regarder attentivement, car elle en dissimule une autre. Et le clignotement peut-être pathétique pour qui ne vit que selon la chair. Il est aussi évocations.

Evocations multiples, probablement pour vous, lecteurs, comme elle l'ont été pour moi.

L'un de mes flash-back, m'a conduit à de vieux souvenirs poétiques ( et philosophies ), et plus précisément à ce beau poème de Paul Verlaine : Le colloque sentimental. Je vous l'offre, pour vous éjouir. Oui, paradoxalement pour vous éjouir ( ou réjouir, mais je trouve que la forme en « éjouir » est plus évocatrice, quoique ( ou parce que... ) devenue un peu désuète.

Et puisque le grand Léo Ferré a mis en musique et interprété ledit Colloque, je vous fais ce deuxième présent, en espérant qu'il vous agréera.

 

Le Scrutateur.

 

 

( I ) Le colloque sentimental ( Paul Verlaine ).

 

 

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.

Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

 

 

( II ) Le colloque sentimental chanté par Léo Ferré ( A écouter AB-SO-LU-MENT ! OK !!! ).

 

https://www.youtube.com/watch?v=4JQYuylR5ew

 

 

Série photographique :

 

( I ) Le dessin qui m'a inspiré cet article.

 

( II ) A gauche, Cesare Bachi, l'auteur du tableau ( à gauche ) représentant Paul Verlaine.

 

( III ) Leo Ferré.

 

Dépêchez vous de scanner cette photo que la censure a pour l'instant épargnée. On sait que l'Etat qui veut notre BIEN à tous, ( comme Big Brother dans 1984, d'Orwell ) dans sa lutte contre l'usage du tabac ( et bien qu'il n'ait pas encore supprimé la SEITA, organisme qui lui permet de toucher de substantiels bénefs sur la vente du tabac – dont le prix, sensé être dissuasif, augmente continuellement sans dissuader quiconque, ou presque ) a déjà décidé de modifier les anciennes images de fumeurs ( dont celle de Sartre au café des Trois Faisans, euh, pardon, au café de Flore à St-Germain des Prés ). Bientôt, on supprimera des aventures de Tintin, la pipe du capitaine Haddock, et sa marque de whiskie préférée ( le Loch Lhomond, comme savent tous les civilisés ).

Ici, vous l'avez remarqué Léo Ferré fume. Vite! Vite ! 

Un colloque. MAIS...sentimental.
Un colloque. MAIS...sentimental.
Un colloque. MAIS...sentimental.
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Commenter cet article

Brigitte 10/01/2016 11:10

Merci pour ces magnifiques poèmes qui nous font tant de bien à l'âme...
Encore ! Encore!