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Publié par Edouard Boulogne

Tautologie : En logique classique, une tautologie est une proposition dans laquelle le prédicat ( l'adjectif si vous préférez ) dit la même chose que le sujet.

Exemple : A est A. ou plus concrètement : Un homme est un homme, une femme est une femme. ( notez que ces exemples font fi des « études de genre », si prisées actuellement dans certains milieux ).

Les choses sont, en apparence, simples. Si vous évoquez le cercle, pour un interlocuteur, ce dernier ne peut savoir, a priori, ni sa couleur, ni son diamètre, ( entre autres ) si ce cercle est tracé sur une surface, sans qu'il la voit. La seule chose dont il soit certain c'est que ce cercle est une surface plane limitée par une courbe dont tous les points sont équidistants d'un point appelé « centre ».

Il est important qu'au cours d'un même exposé ou d'une discussion, un même terme conserve toujours la même signification. C'est une condition indispensable pour qu'un discours soit intelligible.

Les choses sont relativement simples tant qu'on demeure sur le terrain de la logique ou des mathématiques.

Elles se compliquent ( considérablement ) quand on passe de la logique à la réalité concrète. Elles se compliquent abominablement quand l'un des interlocuteurs d'un dialogue introduit, par son habileté sophistique, de l'ambiguïté dans les termes qu'on utilise, en s'arrangeant pour que l' autre (ou les autres ) ne s'en aperçoive pas.

Or les sophistes ( personnes qui usent d'arguments spécieux ) sont légions, à toute époque, et en tous lieux, et nul parti n'en a l'exclusivité. La classe des politiciens en est particulièrement bien pourvue dans son personnel, et nul n'en a le monopole, sauf à de certaines époques, où, sinon tel parti, du moins telle mouvance idéologique ( la droite, la gauche, le centre, sans oublier ...le centre droit, et...le centre-gauche ! ).

Ambiguïté, disais-je plus haut.

Certes un cercle est un cercle, un point est un point.

Mais « un homme est un homme »? Nous entrons là dans le domaine du concret. Car qu'est-ce qu'un homme? On ne sait pas assez que le terme Bantou, signifie dans le langage de cette ethnie africaine...l'Homme. Idem, pour le terme Canaque, idem pour celui de Serbe ( de Sär : l'Homme ), etc, etc.

La controverse de Valladolid a montré que, après qu'on eut convenu grâce à Las Casas, que les indiens caraïbes (on n'en était pas certain, pour des mobiles intéressés ) appartenaient bien au genre humain, les mêmes mobiles conduisirent à considérer que les noirs d'Afrique n'étaient pas tout à fait des hommes. Et ainsi, de tous temps, et sous toutes les latitudes.

Donc rien n'est simple, et le discours quotidien est plein de tautologies, c'est-à-dire de vices logiques.

Le plus souvent, sauf pour ceux qui s'efforcent de réfléchir par un vrai travail quotidien, intellectuel, et critique, nous raisonnons vicieusement, dans le cadre d'un ensemble mental constitué par l'ambiance sociologique, culturelle, imposée en partie par l'éducation ( notamment « nationale » ), mais aussi, de nos jours, par les médias dominants.

« Spontanément » ( croyons-nous ) nous distinguons les gens honnêtes et les gens malhonnêtes, les gens « biens » et les gens « pas bien », les gens désintéressés et leurs contraires.

Exemples tirés de notre « culture » ( conditionnement ) ambiante?

  1. Homme de droite : conservateur égoïste, soumis aux forces de l'argent, que déteste tant M. Hollande. Quand madame Cécile Duflot, clame sa déception de n'avoir pas été soutenue par le « président » de la République qu'écrit-elle ( voir l'article d'hier dans Le Scrutateur ) : « J'ai relu Edouard Herriot, ses propos sur le "mur d'argent" ; j'ai trouvé beaucoup de similitudes entre ce qu'il a vécu et la période que nous traversons. »

  2. Homme de gauche : homme honnête entièrement soumis à la rigueur morale kantienne. Dévoué, désintéressé. S'il s'avère être un pourri, c'est ….qu'il était un infiltré « de droite » dans le camps du BIEN. ( exemple : Jérome Cahuzac. cf toujours Cécile Duflot, et la vulgate médiatique ).

Il n'est pas question pour moi, de renverser le binôme, et de faire du bien le synonyme de la droite, et vice versa.

Mais l'homme de droite, pour qui a réfléchi, même un peu, est pessimiste sur la nature humaine, dans laquelle il s'inclut.

Je voulais, ce matin du 21 août, réfléchir avec vous, mes lecteurs, mes amis, et...les autres ( ki pa enmé mwen. An pa sav pou ki bitin ) sur ces données qui devraient être les données immédiates de l'analyse politique.

Oui, nous avons le droit de considérer que MM. Hollande, Valls, Bartolone, Lurel, Letchimy, Jacques Gillot, Domota, Mmes Taubira, Duflot, et compagnie ne sont pas ce qu'ils disent d'eux-mêmes ( et de nous ), sans être cependant ce qu'ils voudraient faire croire de nous. On peut être de droite, et agir de façon désintéressée pour le Bien Public, avec, parfois l'impérieux devoir de chercher à bouter hors des sphères du pouvoir la « gauche désintéressée » ( sic ) telle qu'elle s'autoproclame, sans être des hommes « de l'argent, qui corrompt, qui vicie tout », comme disait, naguère avec son insolence cupide, le défunt, non regretté, François Mitterrand.

 

Le Scrutateur.

 

Iconographie :

 

1 ) Homuncule fabriqué par la gauche et qui semble actuellement échapper à tout contrôle.

 

2 ) Caricature de droite, et donc, abjecte, et misérable. Oeuvre de tarés manipulés par l'Argent qui vicie tout.

 

3 ) Caricature de gauche. Impartiale et honnête, ( tautologie ). Oeuvre talentueuse et géniale, républicaine et démocratique, qui saisit, ici, la Droite, dans son essence intemporelle de tumeur maligne; à extirper de toute urgence de corps électoral, et même de la mémoire française. 

Question de vocabulaire : Tautologie.
Question de vocabulaire : Tautologie.
Question de vocabulaire : Tautologie.
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