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Publié par Edouard Boulogne

Sylvain Henry, dans Acteurs Publics, nous livre une première analyse de la crise gouvernementale en France, et sur la composition du futur gouvernement.

Toutes les spéculations actuelles ne doivent pas dissimuler la gravité du processus de décomposition en cours, fruit de de la politique de gauche depuis deux ans, et souligne à la fois la nullité des politiques de gauche, toutes tendances confondues, mais aussi le FAIT de l'actuelle incapacité des droites à prendre un relai crédible à court terme.

Je dis « les droites, je devrais dire les personnalités «  à droite » qui se divisent moins sur l'avenir du pays, que sur leurs carrières personnelles.

Que peut bien signifier pour les Français revenus de leurs illusions sur la gauche, les prétentions ridicules des Juppé, Bayrou, Fillon etc, à être les sauveurs, et eux seuls, à l'exclusion du seul Sarkozy, dans la droite dite « modérée ».

Or, qu'on le veuille ou non, Nicolas Sarkozy est le seul chef à droite à disposer du charisme suffisant, de l'expérience, et de la connaissance de l'environnement européen ( par exemple sa capacité à être entendu, sans compromission de sa part avec une Angela Merkel ).

Je n'ai pas nommé madame Marine Le Pen. Mais ce n'est pas pour l'exclure. Encore faut-il que le FN ne s'exclut pas lui-même en pratiquant une politique partisane d'opposition systématique, et ne juge pas utile à son avenir partisan, de jouer la politique du pire, c'est-à-dire d'opposition systématique et de splendide isolement.

Tous ces gens de droite, qui prétendent n'agir que pour la France ( ? ) nous allons les juger pour ce qu'ils sont.

Sont-ils capables de représenter une alternative crédible, s'ils mettent à l'écart l'avenir du pays?

C'est ce que les semaines et les mois qui viennent vont nous apprendre.

En attendant, que personne d'entre nous n'oublie que la crise actuelle, très grave, engage l'avenir de la France, bien plus que celui d'une UMP, ou d'un FN quelconque.

 

Le Scrutateur.

 

 

 

http://www.acteurspublics.com/2014/08/25/remaniement-tous-les-entrants-et-les-sortants-possibles

 

 

Le départ d’Arnaud Montebourg du gouvernement pourrait entraîner un remaniement ministériel de grande ampleur. Le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon et la ministre de la Culture Aurélie Filippetti annoncent ne pas vouloir poursuivre l'aventure. Les scénarios possibles. 


 

Les sortants
Qui pour accompagner Arnaud Montebourg vers la sortie ? Les ministres ayant publiquement exprimé leur solidarité avec les frondeurs sont sur la sellette. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui a souhaité sur Twitter “une belle journée” à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon lors de leur médiatique déplacement à Frangy-en-Bresse, dimanche 24 août, a annoncé lundi après-midi n'être “pas candidate à un nouveau poste ministériel”. “Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux. Je ne serai donc pas (...) candidate à un nouveau poste ministériel” dans la future équipe de Manuel Valls, écrit-elle dans une lettre à François Hollande et au Premier ministre.

Benoît Hamon partira lui aussi. "Je ne participerai pas au nouveau gouvernement" de Manuel Valls, a-t-il indiqué au journal télévisé 20 heures de France 2. "J'ai décidé de partir, je m'en suis livré très librement" au président et au Premier ministre, a-t-il affirmé. "Il aurait été incohérent, alors que j'ai exprimé un désaccord, que je reste au gouvernement", a-t-il ajouté. Lors d'une allocation depuis Bercy, lundi en fin d'après-midi, Arnaud Montebourg a adressé ses “remerciements à Aurélie Filippetti et Benoît Hamon”, qui “ont fait le choix de leurs convictions”. “Je les embrasse tous les deux”, a-t-il ajouté. Le ministre de l’Éducation nationale s’est associé aux fracassantes déclarations anti-austérité d’Arnaud Montebourg lors de sa venue à Frangy-en-Bresse. Mais lui qui avait été promu lors du dernier remaniement était jusqu’alors très mesuré dans ses propos publics. Son maintien au gouvernement aurait constitué une caution de la gauche du PS pour Manuel Valls. 

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, proche de la frange gauche du PS et qui ne semblait guère enthousiaste à l’idée d’être reconduite au printemps dans l’équipe Valls, pourrait également quitter le gouvernement.

Les entrants possibles
Le sénateur-maire PS de Lyon Gérard Collomb avait prévu de réunir, mardi 26 août, des parlementaires “réformateurs” pour faire face aux “frondeurs” critiques de la politique du chef de l’État. “François Hollande doit tenir bon”, martelait-il récemment. Celui qui affiche sa solidarité avec la ligne sociale-démocrate du président de la République et de Manuel Valls serait un renfort de poids pour l’exécutif en cette période agitée. Certes, Gérard Collomb, réélu maire de Lyon en mars dernier pour un troisième mandat à l’issue d’une campagne serrée, a dit vouloir privilégier son action à la tête de sa ville et du Grand Lyon. Mais les circonstances pourraient l’amener à revoir ses priorités.

En réserve de la République depuis mars dernier et son départ de la mairie de Paris, qu’il occupait depuis 2001, le socialiste Bertrand Delanoë, souvent cité parmi les personnalités politiques préférées des Français, fait figure de recours possible. Le député PS de l’Isère Michel Destot, maire de Grenoble entre 1995 et mars dernier – il ne briguait pas de nouveau mandat –, est un social-démocrate convaincu et un élu de réseau, lui qui présidait l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF). Pressenti pour figurer dans l’équipe de Jean-Marc Ayrault, puis dans celle du gouvernement Valls I, le président de l’Association des régions de France, Alain Rousset, député et président PS de la région Aquitaine, est lui aussi un “hollando-compatible”.

Annoncé ces derniers mois à différents postes du gouvernement et d’instances européennes, Pascal Lamy apporterait à Manuel Valls et François Hollande son expérience d’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, entre 2005 et 2013, et de commissaire européen chargé du Commerce. Parmi les nouveaux visages de la gauche française, le député PS de l'Ardèche Olivier Dussopt, nouveau président de l'Association des petites villes de France et rapporteur du projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République, grand spécialiste des institutions territoriales, fait également figure de possible entrant. 

Un retour des écologistes ?
Divisés sur la participation au gouvernement Valls I après le départ au printemps de Cécile Duflot – ministre de l’Égalité des territoires et du Logement – et de Pascal Canfin – ministre du Développement –, les écologistes pourraient faire leur retour au gouvernement. “Si des écologistes deviennent ministres, c’est en leur nom propre”, a prévenu la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, lundi 25 août. À la tête du groupe à l’Assemblée nationale, Barbara Pompili et François de Rugy pourraient être tentés par l’aventure. Certains prêtent aussi au président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, une ambition ministérielle. D’autres personnalités écologistes n’appartenant pas à EELV pourraient être appelées telles l’ancienne ministre d’Alain Juppé et ex-candidate à la présidentielle Corinne Lepage, qui s’est dite “sur la ligne de Manuel Valls”, et l’ancien MoDem Jean-Luc Bennahmias. Des centristes pourraient aussi être approchés.

Quelle ampleur pour le remaniement ?
Tous les scénarios du remaniement sont ouverts, y compris celui d’un très vaste bouleversement. Les poids lourds devraient toutefois être maintenus à leur poste, tels Jean-Yves Le Drian à la Défense, Ségolène Royal à l’Écologie, Bernard Cazeneuve à l’Intérieur ou Laurent Fabius au Quai d’Orsay, alors que la conférence des ambassadeurs démarre cette semaine et que la situation internationale est explosive.

Manuel Valls et François Hollande pourraient procéder à certains ajustements. Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen est ainsi jugé trop autoritaire et trop cassant par certains députés PS. Par ailleurs, le pôle “Décentralisation-Fonction publique-Réforme de l’État” n’a jamais trouvé son équilibre. Confirmée au printemps, Marylise Lebranchu a ainsi perdu le portefeuille

Montebourg, Hamon et Filippetti quittent le gouvernement, les entrants possibles
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L
le pouvoir socialiste ne pouvait espérer mieux qu'un remaniement ministériel pour redistribuer... les portefeuilles de ses ministres ! il s'est engouffré dans cette faille pour calmer la fronde! mais sûrement pas pour être au service des français .
plus qu'un remaniement et de reconversions théâtrales, c'est un dissolution de l'assemblée nationale avec des élections anticipées, qui seule légitimera la grogne du peuple face à un pouvoir de plus en plus sourd et aveugle ,déconnecté des réalités tangibles .
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