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Publié par Edouard Boulogne

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Le dialogue est, idéalement, la conversation entre deux personnes, en vue d'arriver à un accord, philosophique, théologique, politique, économique, et d'éviter d'avoir à en venir aux mains, à la guerre. Je disais entre deux personnes, mais la plupart des dialogues ont lieu entre groupes, partis, syndicats, nations, états majors politiques ou militaires, religieux, etc.

Pour sa réussite un dialogue suppose un minimum de conditions objectives. Par exemple, un accord fondamental, entrevu par les partenaires, qui se découvrent sur le fond en communion, mais en désaccord sur des « détails », ces derniers ne justifiant pas au regard des valeurs partagées, que l'on entre dans une lutte à mort qui entrainerait, pour ces « détails » le risque d'une disparition de l'essentiel. Au temps des guerres de religion, en France ( pour nous limiter à ce cas particulier ) Henri IV, encore simple roi de Navarre, prétendant au trône de France, mais protestant, ce qui lui interdisait l'accès au trône dans une France très largement catholique, les uns et les autres, catholiques et protestants, entrèrent en dialogue ( compromis diplomatique ) et pour sauver à la fois l'unité du royaume, et l'unité chrétienne, le prétendant et ses partisans d'une part, acceptèrent de se faire des concessions. Henri IV se convertit au catholicisme ( « Paris vaut bien une messe » ), et les catholiques, d'autre part, acceptèrent de croire à cette conversion. Les catholiques par l'Edit de Nantes conservèrent le pouvoir, mais consentirent des concessions aux protestants, dont la possession de nombreuses places fortes, censées leur garantir des moyens de se faire respecter.

Mais dialoguer n'est jamais une chose simple. Dans les conflits, l'appel au dialogue, plein d'irénisme, et de bonne volonté affichée, est souvent l'indice du sentiment de la faiblesse réelle de l'appelant. L'aspirant dialogueur, en état de faiblesse, fonde ses espérances sur la conscience simultanée qu'il est suffisamment fort, encore, pour porter des coups redoutables à son antagoniste, et compte sur le « bon sens » de ce dernier pour en finir par un bon protocole d'accord, avec le risque de se voir porter des coups qui finalement feraient, pour lui, de la « paix » par la victoire, un bien moindre qu'une « bonne paix » par la médiation diplomatique.

En septembre ou octobre 1942, avant la bataille perdue de Stalingrad, Hitler pouvait encore espérer une autre issue, négociée, à la guerre qu'il avait lancée follement et criminellement. Après Stalingrad, et en admettant qu'il ait gardé suffisamment de bon sens, et de lucidité pour qu'il fut tenté d'appeler à un dialogue, il était trop tard.

On le voit, le dialogue, tant prisé de nos jours, par des têtes de linottes, imprégnées d'idéologies droit-de-l'hommiste ( dont les vrais inspirateurs n'en croient pas un mot, intégrant les droits de l'homme – l'idéologie – dans leur stratégie militante machiavélienne ), n'est souvent qu'une arme aux mains de stratèges redoutables.

Ce que je voudrais bien qu'on comprenne, c'est que je n'ai pas de prévention absolue contre le dialogue. Ce dernier, n'est pas encore la guerre ouverte, et son cortège d'horreurs. Il manifeste au moins la présence, encore, entre les antagonistes, d'une raison, qui répugne, pour des raisons, à la lutte sans masques. Mais il ne faut pas se dissimuler la masse énorme de faux semblants, de précautions diplomatiques, d'hypocrisie qui se déploient dans les enceintes diplomatiques, à Genève, à l'ONU, ou ailleurs.

Et « l'hypocrisie, disait La Rochefoucauld, n'est qu'un hommage que le vice rend à la vertu ». Il faut y penser sans cesse. Pas d'illusion sur la volonté réelle d'Adolf Hitler, jusqu'au traité de Munich ( 1938 ), dans ses négociations avec la France et l'Angleterre, qui retarde une guerre qu'il n'a jamais eu l'intention de ne pas faire, mais qu'il diffère, tant qu'il estime ne pas avoir les moyens, croit-il, de la gagner à coup sûr. Ce sera en 1940.

Dans les négociations et autres « dialogues », la morale, au sens évangélique, a très peu, sinon pas du tout de place, sauf dans les déclarations ampoulées des plénipotentiaires.

Pour éviter la guerre et les conflits de toutes natures, il ne suffit de dire, « je t'aime, aime moi, embrassons nous ». Mais il faut être fort, ce qui ne signifie pas qu'il ne faut pas aimer, même les ennemis. Mais c'est Blaise Pascal qui a raison : «  Il faut que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste ».

La lucidité, et la force ( dont la force intellectuelle et spirituelle ) sont les conditions nécessaires de la paix.

Ces considérations m'ont été inspirées par l'utile article ( ci-dessous ) de M. Etienne Péléant, qui partant des évènements actuels en Irak, nous ramène en France, à des problèmes très réels et concrets de cohabitation sur notre sol, non point avec des arabes, mais avec l'Islam.

Au nom d'un irénisme irréaliste, d'un conception angélique d'un christianisme abâtardi, allons-nous devenir au mieux des « dhimis » ( c'est-à-dire, des citoyens de seconde zone, tolérés par l'islam, moyennent des taxes, et des humiliations diverses ), ou, pire, serons nous éliminés physiquement comme en Irak, actuellement?

Lisez.

 

Le Scrutateur.

 

 

Événements

 

Irak : drame... révélateur !

 

Dans certaines zones urbaines (grands ensembles, zones pavillonnaires...) où musulmans et non musulmans cohabitent, la dhimmitude se met en place en douceur. Une opération "porte à porte". Deux ou trois musulmans sonnent chez des non-musulmans avec un Coran. Proposition faite : "vous vous convertissez... en échange, nous allons vous protéger".
 

Déjà en 1996, Mohamed Sabaoui, interviewé par Philippe Aziz (Le Paradoxe de Roubaix, chez Plon - 1996) "commençait à mettre sur pied des "brigades de la foi" qui seront chargées de convertir les Roubaisiens chrétiens ou juifs et de les faire entrer dans la lumière de la sainte religion. Et ceux qui refuseront malgré nos efforts de se convertir, pourront demeurer, sous certaines conditions, à Roubaix, car l'islam est tolérant !" Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'une utopie ? "L'histoire l'a prouvé cent fois dans le passé : l'utopie d'aujourd'hui est souvent la réalité de demain"...

Toujours le même schéma : première étape du "protection-assujettissement" de la dhimmitude.

Dhimmitude appliquée depuis plus d'un mois
en vraie grandeur dans le "califat" du Nord-Est de l'Irak, et pour des centaines de milliers de personnes. Totalement inhumaine. Dhimmitude si peu dénoncée par les officiels de l'islam.
Humainement, en conscience, ils en voient bien l'horreur.
Logiquement, doctrinalement, c'est bien Mahomet qui a donné l'ordre de diffuser, par  le moyen de l'épée, la foi qu'il professait.
D'un côté, on attendrait des condamnations, des propositions concrètes, des
fatwas contre "le calife" et ses troupes.
De l'autre, comment seraient condamnés ceux qui accomplissent le
djihad
, devoir strictement exigé par le Coran ?

Notre gouvernement a annoncé à l'improviste la généreuse intention d'accueillir les chrétiens irakiens qui souhaiteraient demande l'asile politique à la France. Solution d'attente... mais pas d'avenir en ce sens qu'elle n'arrête pas les déportations, la dégradation de la situation... Que feront les politiques : France, Europe, USA, ONU ???

À noter
l'appel du Conseil pontifical pour le dialogue intereligieux : "la situation... exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans... quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années ?..."

En effet, pourra-t-on continuer à dialoguer sans
clarifier
les doctrines des uns et des autres, sans mettre en lumière ce qui les distingue, sans succomber, pour les caholiques, à la tentation de ne pas rappeler que Jésus est le seul Sauveur, sans rappeler qu'on ne fait pas la guerre au nom de Dieu (pape François) ?

Les deux images ci-dessous expriment durement les choses.
- À gauche : l'utopie qui rêve de mettre "au même niveau" le Coran et la Croix
(photo dans "la Croix" du 5 mai 2014), utopie qui chemine dans tant de "dialogues" où l'on enlève pas les masques
- À droite : la réalité de l'incompatibilité de la Croix et de l'islam au nom du Coran
(réseaux sociaux du 11 août 2014)
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 Utopie et réalité

Nous empruntons notre conclusion à cet
article du bulletin de l'association EEChO :

L'islam pose en effet u
n problème aux sociétés civiles de tous les pays du monde. Ce problème, on n'a fait que l'aggraver en confinant les musulmans dans leurs croyances plutôt qu'en les aidant à mettre en question le système qui les enferme et qui produit des horreurs à répétition, au nom d'un avenir supposé radieux promis par Dieu.
Et en refusant de leur apporter l'Évangile.
Combien d'attentats les djihadistes « français » devront-ils commettre en France pour que nos responsables religieux ouvrent les yeux ? Quand sortirons-nous de la désinformation spirituelle dans laquelle on s'est enfermé depuis tant d'années... ?


 Étienne Péléant - 14 août 2014 - Fiche CLAIR et NET n° 19


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Irak : L'avertissement aux illusionnés du dialogue.
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