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Publié par Edouard Boulogne

Ce texte, que me communique un lecteur, est à la fois très clair et hallucinant. Hollande dans l'opinion publique a dévissé complètement, et vertigineusement. Le texte en donne les impressionnantes images et renvoie à la conclusion d'une logique de la parole donnée, si tant est qu'un Hollande ait une parole, et que l'expression ait pour lui la moindre signification.

 

LS.

 

( En terme d'alpinisme, « dévisser » c'est lâcher prise, et tomber » ).

 

 

« Jamais sous la Ve République, la personnalité et l'action d'un président n'ont été aussi sévèrement jugées. Deux ans après son arrivée au pouvoir, seulement 16 % des Français déclarent faire «confiance à François Hollande pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement» (Sofres-Figaro Magazine, juin 2014) et 18 % portent sur «l'action de François Hollande en tant que président un jugement favorable» (Ipsos-Le Point, juin 2014). Ce n'est pas la légère remontée enregistrée en juillet (+ 2 points) au baromètre Sofres-Figaro-Magazine qui modifie l'état des lieux.

En juin 2014, la confiance vis-à-vis de François Hollande est en voie de quasi-disparition dans certains milieux: les jeunes de 18 à 24 ans (9 %), les professions indépendantes (4 %), les électeurs proches du centre (9 %) et de manière plus attendue les électeurs de droite (3 %). Chez les femmes (13 %), les ouvriers (11 %) ou encore les chômeurs (11 %), sa situation est à peine plus enviable. En deux ans, l'affaissement de la confiance présidentielle est impressionnant: - 39 points. Il touche toutes les catégories de sexe, d'âge ou de milieu social ; il signe un effondrement dans les catégories populaires (- 48 points chez les employés, - 52 chez les ouvriers) et dans les électorats de gauche (- 66 points chez les sympathisants du Front de gauche, - 56 chez les sympathisants écologistes et - 45 chez ceux du PS). Cette désillusion de la gauche électorale trouve des prolongements jusqu'au cœur de la majorité PS élue en juin 2012. La fronde de nombre de députés et de sénateurs PS sur le pacte de responsabilité, le budget rectificatif ou encore la réforme territoriale ne sont que des symptômes qui reflètent l'ampleur de la défiance vis-à-vis du président qu'ils soutenaient massivement il y a deux ans.

Un tel affaissement de la confiance vis-à-vis de l'homme qui incarne la plus haute autorité politique soulève une question majeure: le président peut-il encore gouverner durablement le pays dans une telle situation? La légitimité de l'exercice du pouvoir présidentiel peut-elle résister à un président qui verrait la confiance s'installer durablement en dessous de la barre des 20 % d'opinions favorables et éventuellement plonger en dessous du niveau des 10 %?

La légalité constitutionnelle qui veut que le président de la République dispose d'un mandat dont la durée est de cinq ans reste bien sûr au cœur de la légitimité démocratique. Mais la légitimité politique contemporaine est aussi une légitimité d'opinion comme le remarquait Michel Rocard, premier ministre: «Nos gouvernements doivent rechercher avant tout l'appui de l'opinion» (discours de Joué-lès-Tours du 20 septembre 1990).

En 2006, François Hollande, premier secrétaire du PS, en tirait les conséquences, préconisant, en milieu de mandat présidentiel et de législature, de mettre en œuvre un exercice de «vérification démocratique»: «Je ne crois plus à la possibilité de venir au pouvoir sur un programme pour cinq ans dont il n'y aurait rien à changer au cours de la mandature. Je pense qu'il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. Le devoir de vérité, c'est d'être capable de dire: “Nous revenons devant la majorité, peut-être même devant le corps électoral afin de retrouver un rapport de confiance (…) Si, d'aventure, à l'occasion de cette vérification démocratique, une crise profonde se produisait ou des élections législatives intervenaient, contredisant l'élection présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence. Le quinquennat est un exercice de cohérence.”». ( souligné par Le Scrutateur ).

Si les institutions de la Ve République et la légalité constitutionnelle assurent la stabilité du pouvoir, elles ne le mettent pas totalement à l'abri de turbulences venant des divisions de la majorité en place ou encore d'un délitement des soutiens d'opinion ».


 

Réécouter deux ans après cette anaphore, ne suscite plus seulement le sentiment d'un ridicule, digne de son auteur, mais le mépris qu'il inspire désormais à une majorité des « niais » qu'il avait pu séduire. Si vous êtes de ceux-là, consolez vous, lecteurs désormais acquis aux analyses du Scrutateur, car la miséricorde de Dieu est infinie.


 

http://www.youtube.com/watch?v=53b-pBPvjmA

Si Hollande avait une parole, il devrait démissionner.
Si Hollande avait une parole, il devrait démissionner.
Si Hollande avait une parole, il devrait démissionner.
Si Hollande avait une parole, il devrait démissionner.
Si Hollande avait une parole, il devrait démissionner.
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Achille Savapa 31/07/2014 20:54

C'est que Hollande n'a pas de parole, mais qu'il a une panoplie de "parole & parole & parole & parole" comme dans la chanson de Dalida et Alain Delon. La gauche plurielle est passée par là, ne l'oublions pas.

castets 16/07/2014 19:26

Bonjour Mr Boulogne.
Non seulement sa parole est agile et fuyante comme le vent, mais ses Services veillent au grain pour éviter toutes preuves ...
Voir ci-après sa réponse à la curiosité d'un petit visiteur au dernier Salon de l'Agriculture.
Peut -on sans crainte rapprocher cette réponse aux derniers rebondissements sur les Affaires Sarkozi et sa mise en gav , reste au moins le texte, la vidéo est déja retirée !
http://www.nerienlouper.fr/57295-regardez-francois-hollande-interroge-sur-sarkozy-par-un-enfant/
Bonne soirée, cordialement Cjj

livia 10/07/2014 20:27

Je ne pense pas que hollande ait "une parole" il en a des tas, qu'il distribue comme des bonbons aux uns et aux autres, sans qu'il n'y ait jamais une de vraie!
Et il s'en fiche éperdument des sondages, il n'en a rien à faire, il a été élu au château pour 5 ans, il y restera 5 ans envers et contre tout!
A moins qu'on le descende le 14 juillet, je crains des débordements, car non content de déconner depuis 2012 il invite des soldats algériens à défiler sur "NOS CHAMPS ELYSEE".
Alors penser qu'un tel personnage a une parole, ce n'est vraiment pas sérieux!
D'un autre côté, s'il y a des élections comme la droite est en caca coq, et si nous avons Marine! Dieu nous vienne en aide, car elle ne sait pas et ne pourras pas gouverner.
L'avenir est sombre pour les français!

Cactus 10/07/2014 12:47

La démission de F.Hollande entraînerait de facto de nouvelles élections et avec une UMP en décapilotade le champs libre laissé au PS,Valls serait élu.