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Publié par Edouard Boulogne

Il y a une vingtaine d'années, en plein parlement européen, le professeur de médecine français L. Schwarzemberg, s'en prenait avec une extrême virulence au pape Jean-Paul II ( qui venait de déclarer que dans la lutte contre le sida, la recommandation de l'utilisation du préservatif ne pouvait être considérée comme suffisante pour éradiquer le fléau ) et exigeait qu'il fut poursuivi pour « crime contre l'humanité ».

Il est vrai que le professeur Schwarzemberg, était membre d'une Association des amis de Maximilien de Robespierre. ( oui, cela existe. Tout comme il existe encore des amis du petit père des peuples, le Grand, l'incomparable Joseph Staline ).

Ces jours-ci, utilisant les moyens modernes de reconstitution du passé, à partir des restes de ce dernier, des chercheurs ont publié les résultats de leurs travaux concernant la figure la plus marquante, sans doute, de la Révolution française.

Je vous propose deux articles qui font part des résultats de ces recherches.

 

LS.

 

( I ) Comment les scientifiques ont reconstitué le visage de Robespierre

 

http://www.lefigaro.fr/histoire/societe/2013/12/20/26006-20131220ARTFIG00474-comment-les-scientifiques-ont-reconstitue-le-visage-de-robespierre.php

 

Raccourci à 36 ans, le 10 thermidor de l'an II de la République, soit le 28 juillet 1794, Maximilien de Robespierre vient de livrer ses derniers secrets. LS.


 

«Il était en très mauvais état de santé. Après avoir guéri, avec des cicatrices, de la variole, il souffrait sans doute d'une sarcoïdose*, une maladie auto-immune développée quatre ou cinq ans avant sa décapitation. Cette maladie l'a fragilisé à petit feu », assure Philippe Charlier, anthropologue et médecin légiste de la faculté de médecine de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Pour livrer son diagnostic, digne d'une enquête policière, publié samedi dans la prestigieuse revue The Lancet, le médecin avait peu d'éléments à sa disposition. Il a seulement eu accès aux témoignages concordants de l'époque, en particulier les comptes rendus médicaux de Joseph Souberbielle, médecin de Robespierre, et à la tête reconstituée du révolutionnaire.

Après s'être occupé de la tête d'Henri IV, et de celle de Simon Bolivar, Philippe Froesch, spécialiste de la reconstitution faciale, a en effet reproduit celle du révolutionnaire dans son laboratoire de la banlieue de Barcelone. «J'ai scanné le masque mortuaire de Robespierre, qui appartient à la collection Dumoutier et qui est conservé au Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence, raconte le scientifique. À l'aide de logiciels 3D utilisés pour les effets spéciaux dans le cinéma, nous avons ensuite reconstitué le visage et déterminé la position des yeux. Puis, j'ai rouvert ses paupières », explique-t-il.

«C'était le plus gros du travail. Enfin, nous avons décidé de le coiffer d'une perruque, car c'est ainsi que Robespierre est représenté dans les peintures de l'époque », poursuit Philippe Charlier dans son bureau peuplé d'autres masques, d'Afrique et d'Océanie ceux-là.

Le masque mortuaire utilisé par Philippe Froesch a quant à lui été obtenu à partir du moulage d'un masque effectué juste après la décapitation de Robespierre. Il avait été réalisé par Marie Grosholtz, plus connue sous son nom d'épouse, Marie Tussaud. Il n'y avait donc pas d'ADN ni de sang à faire parler.

Philippe Froesch présente de la reconstitution faciale de Robespierre dans son laboratoire de Barcelone, en octobre.

Nodules, saignements de nez et ulcères

Le visage grêlé de Robespierre indique qu'il a souffert de variole, ou petite vérole, dont «on mourait à l'époque dans 30 à 40 % des cas », rappelle le médecin. Éclairés par une lumière rasante, les masques mortuaires de Robespierre révèlent également «des nodules, principalement sur les joues et les ailes du nez. Nous savons aussi qu'il avait des saignements de nez profus pendant son sommeil, des ulcères récurrents aux jambes, son teint était olivâtre, ses yeux étaient jaunes et sa vision s'est brutalement altérée. C'est sans doute le plus ancien cas connu d'une sarcoïdose dans l'histoire », ajoute Philippe Charlier. La maladie ne sera décrite qu'un siècle plus tard, en 1877, par le médecin britannique Jonathan Hutchinson.

D'autres pistes ont été explorées. La lèpre a été écartée, notamment en raison de l'extrémité de ses mains indemnes. Ses symptômes «ne collent pas non plus avec la tuberculose, à cause de l'absence de fièvre, de toux et de signe pulmonaire, ni avec l'hémochromatose, dont le foyer génétique est chez les Scandinaves et les Bretons, pas chez un Ch'ti né à Arras, comme Robespierre », ajoute le médecin légiste.

Pour aller plus loin, les deux partenaires veulent étudier le masque original, conservé dans les réserves du musée de cire Madame Tussauds. La veille de sa décapitation, le révolutionnaire avait eu la mâchoire brisée par un coup de feu, revendiqué par un gendarme. «Selon les études balistiques réalisées à Barcelone, Robespierre n'a pas tenté de se suicider. Le coup de feu a été tiré au moins à 2 mètres », assure Philippe Froesch, qui éclaircit, de ce fait, un détail de la Révolution française.

* Une inflammation qui touche le cœur, les poumons, la peau, les yeux ou le foie.


Des têtes reconstituées pour alimenter une série télévisée en préparation

La paléopathologie est une science qui permet l'étude médicale de restes humains anciens et sert à faire progresser les techniques médico-légales. Cette méthode de reconstitution faciale de personnages célèbres est aussi utilisée en vue d'une série télé, produite par des sociétés espagnole et britannique. «Nous sommes encore dans la phase de préproduction. Au premier semestre 2014, nous devrions terminer la tête de Descartes qui pourrait entrer dans la série, précise Philippe Froesch, après le visage de Robespierre, nous allons recréer celui de Dante, du marquis de Sade, de Napoléon, de Jules César, de Benjamin Franklin et de Marie-Antoinette», ajoute-t-il. Mais ces têtes reconstituées, tronquées par rapport aux images d'Épinal entrées dans l'inconscient collectif, peuvent choquer. «La tête de Simon Bolivar m'a valu des mails menaçants», rappelle le spécialiste de la reconstitution faciale.

 

 

( II ) Une reconstitution du portrait de Robespierre qui fait fait perdre la tête aux historiens

 

Evidemment, cette reconstitution ne fait pas plaisir à tout le monde. Outre qu'on peut légitimement s'interroger sur la valeur d'une telle reconstitution, las admirateurs du célèbre guillotineur eussent préférés une image plus avenante. Gageons que M. Mélenchon, ou M. Besancenot, les plus proches idéologiquement de l'inestimable Maximilien n'y trouveront pas leur compte ! ( LS ).

 

http://sante.doctissimo.fr/blog-29/

( 1 ) A ceux de nos très jeunes lecteurs qui pourraient être effrayés par la vision de ce visage sans masque de Robespierre, disons leur, pour les tranquilliser : " rassurez-vous. Vous ne le verrez plus"! ( 2 ) La deuxième image est empruntée à l'imagerie traditionnelle.
( 1 ) A ceux de nos très jeunes lecteurs qui pourraient être effrayés par la vision de ce visage sans masque de Robespierre, disons leur, pour les tranquilliser : " rassurez-vous. Vous ne le verrez plus"! ( 2 ) La deuxième image est empruntée à l'imagerie traditionnelle.

( 1 ) A ceux de nos très jeunes lecteurs qui pourraient être effrayés par la vision de ce visage sans masque de Robespierre, disons leur, pour les tranquilliser : " rassurez-vous. Vous ne le verrez plus"! ( 2 ) La deuxième image est empruntée à l'imagerie traditionnelle.

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Commenter cet article

le page 02/08/2014 17:52

un sinistre personnage qui n'a pas seulement fait roulé les têtes des "aristots," chère Livia,mais plus que cela un tueur de femmes enceintes et de vieillards pour ne pas en dire plus au risque de choquer les esprits sensibles. Je conseille l'ouvrage de a lacour, qui explique qui était réellement ces révolutionnaires "au grand cœur" .je précise pour autant, qu'à aucun moment l'ouvrage ne remet en cause la juste abolition de l'esclavage.

Louis de Poméranie 31/07/2014 00:14

Petit détail historique - et parfaitement authentique -, le gendarme qui blessa Robespierre à la mâchoire la veille de son décollement s'appelait... Merda, ce qui ne s'invente pas. Il faut dire qu'avec ce nom si prédestiné, ce gendarme était parfaitement en phase avec son époque et à plus forte raison avec sa cible.

livia 30/07/2014 13:44

Quand je pense que j'ai lu un jour que ce Mr était beau!
Ils avaient de drôle de critère en beauté, enfin en ce qui le concerne, tout a bien fini, sa vilaine tête a roulé dans la sciure, suivant les chefs royaux et aristos!!!

Agatha 30/07/2014 11:31

Il était moche ! Est-ce pour cela qu'il était méchant et cruel ?